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Convention citoyenne pour le climat : la réponse d'Emmanuel Macron

Gouvernance  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com

« Nous avons souhaité vous interpeller personnellement et directement pour vous dire le travail accompli et les difficultés rencontrées, avec l'espoir que vous puissiez, à votre tour, nous renouveler votre soutien et votre envie ferme de faire aboutir nos propositions. » C'est en ces termes que les 150 citoyens de la Convention citoyenne pour le climat, constitués en association, ont interpellé Emmanuel Macron dans un courrier adressé le 12 octobre.

Ces derniers ont dévoilé leurs propositions le 21 juin et le président de la République s'était engagé à reprendre « sans filtre » 146 d'entre elles. Mais, depuis cette date, les doutes de la Convention se font plus nombreux au fur et à mesure que des ministres brandissent des jokers supplémentaires. Ses membres ont le sentiment de « manquer d'un soutien clair et défini de la part de l'exécutif dont les prises de position [leur] paraissent parfois contradictoires ». Les principaux sujets de discorde ? L'aviation, la publicité, le déploiement de la 5G ou encore le transport ferroviaire. Les citoyens affirment leur détermination à faire aboutir leurs propositions et évoquent, au-delà de leur « posture officielle (sic) », la possibilité de « futures actions ou initiatives individuelles de contestation ».

« Certaines de vos mesures méritent des ajustements »

La réponse du président de la République n'a pas tardé. « Près d'un an après le lancement de votre convention, la crise sanitaire que traverse notre pays n'a en rien affaibli ma volonté d'agir ni celle du Gouvernement, car la crise climatique n'a pas disparu », affirme Emmanuel Macron dans un courrier daté du même jour. Et le prédisent d'énumérer les décisions  d'ores et déjà prises : interdiction des terrasses chauffées, remplacement des chaudières au fioul, circulaire sur l'aménagement commercial, volets du plan de relance relatifs aux transports en commun et au vélo, soutien à la rénovation énergétique, reconversion des friches urbaines, opposition aux accords commerciaux ne respectant pas l'Accord de Paris. Le président rappelle également les engagements de Jean Castex suite à la rencontre du 29 septembre dernier. « Au total, ce sont près d'une trentaine de vos propositions qui sont déjà, soit totalement, soit partiellement, mises en œuvre », assure le chef de l'État qui annonce la mise à disposition d'un tableau de bord « dans les tous prochains jours ».

Le projet de loi reprenant les propositions de la Convention sera présenté en conseil des ministres en décembre pour le cinquième anniversaire de l'Accord de Paris, précise aussi M. Macron. « Certaines de vos mesures méritent des ajustements (…). Parfois, elles nécessitent une temporalité différente de celle que vous proposez, simplement parce que c'est la condition de leur réussite économique, sociale et écologique (…) », admet le locataire du Palais de l'Élysée. Mais, « cela ne remet en rien en cause votre ambition, ni la mienne », assure-t-il.

Réactions1 réaction à cet article

 

"Parfois, elles nécessitent une temporalité différente de celle que vous proposez" : le président de la République fait peut-être référence aux calendes grecques ?! Parce que cette temporalité là, on la connait bien au sein de notre douce France technocratique traditionnellement allergique aux véritables évolutions écologiques de notre société...
Quand j'entends sur France Inter les pubs pour les grosses cylindrées allemandes (qu'elles soient pourvues de motorisations thermiques ou électriques - dernière arnaque en date du greenwashing d'une industrie lourde), je me dis en effet que le vieux monde est encore très présent et bien portant, au détriment des enjeux de survie sur notre pauvre planète de plus en plus exsangue.
Les membres de la Convention citoyenne pour le climat ont parfaitement raison de ne rien lâcher et de continuer à faire pression sur l'exécutif pour que leur travail remarquable ne passe pas sournoisement sous pertes et profits. N'est-ce pas du reste ce que réclamait en son temps M. MACRON ?

Pégase | 14 octobre 2020 à 14h18
 
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