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La Convention internationale sur le mercure est adoptée

Risques  |    |  Graziella Dode Actu-Environnement.com

Une Convention restreignant l'usage du mercure a été adoptée le samedi 19 janvier 2013 à Genève par la communauté internationale.

D'après le porte-parole du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), Nick Nuttal, plus de 140 pays ont accepté cet accord afin de réduire leurs émissions de mercure d'ici à 2020.

La convention sera ouverte à la signature des Etats en octobre 2013 à Minamata (Japon), en hommage aux habitants de cette ville ayant fait l'objet d'une grave contamination au mercure pendant des décennies. Les experts indiquent que l'entrée en vigueur de la convention prendra environ trois ou quatre ans, le temps de laisser au minimum 50 Etats la ratifier.

Le mercure sera interdit, d'ici à 2020, dans les thermomètres, instruments de mesure de la tension, batteries, interrupteurs, crèmes et lotions cosmétiques et certains types de lampes fluorescentes. L'utilisation du mercure sera réduite également lors des phases de production industrielle. Des solutions sont également apportées concernant le stockage de la substance et le traitement des déchets.

Pourquoi contraindre l'utilisation du mercure ?

La toxicité de ce métal lourd a de nombreuses fois été mise en avant, tant au niveau international qu'européen, en raison de la menace pour la santé et l'environnement qu'il représente pour l'être humain : nuisances pour le système immunitaire, troubles psychologiques ou digestifs, perte de dents, problèmes cardiovasculaires ou respiratoires… Une étude récente du PNUE a d'ailleurs mis en avant ses effets néfastes dans les pays en développement (PED).

Les lacunes de la convention

La faiblesse des mesures prévues par la convention à l'encontre des deux principales sources de contamination par le mercure (les mines d'or et les centrales électriques au charbon) mises en évidence dans l'étude précédente a déçu les ONG de défense de l'environnement.

Le lobby des dentistes, qui a admis la nécessité de diminuer l'usage du mercure, a toutefois fait pression lors des négociations pour éviter l'interdiction du métal dans les amalgames dentaires. Enfin, aucune interdiction du mercure n'est prévue dans les vaccins.

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