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La conversion des tourbières en terres agricoles s'ajoute au bilan historique des émissions de CO2

Aménagement  |    |  Fanny Bouchaud  |  Actu-Environnement.com

Une nouvelle pièce vient de s'ajouter au puzzle des émissions de gaz à effet de serre (GES) mondiales. Pour la première fois, une équipe de recherche internationale a quantifié la contribution des tourbières aux émissions de carbone dans l'atmosphère. L'étude, pilotée par Inra et le CEA, a été publiée ce 4 juin dans Science Advances. Grâce à un modèle qui simule les processus de stockage du carbone dans les tourbières, les scientifiques ont estimé que 72 milliards de tonnes de carbone ont été émises par la conversion des tourbières en terres agricoles dans l'hémisphère nord, entre l'an 850 et 2010. Ce qui représenterait, deux fois plus de carbone qu'absorbé par les tourbières restées naturelles.

Jusqu'alors, on ne disposait que de peu de données pour quantifier les émissions de carbone dues au drainage historique des tourbières pour l'agriculture. Cela générait une part d'incertitude dans les modèles climatiques. Cette nouvelle information intégrée, les trajectoires d'émissions de GES ainsi que les budget carbones des différentes nations pourraient s'en trouver modifiés. Cependant il s'agit également d'un nouveau levier d'action pour mieux contrôler les émissions de carbone.

Réactions2 réactions à cet article

 

L'étude court sur la période 850 après JC jusqu'à 2010. Mais la conversion des tourbières en zones agricoles s'est surtout développée avec l’accessibilité un peu partout d'outils techniques conséquents, tels les bulldozers et les pelleteuses, donc à partir des années 60-70. Ces fabuleuses zones humides, véritables éponges naturelles, étant depuis toujours considérées par leurs propriétaires et les exploitants riverains comme des zones insalubres, improductives et générant une imposition sans contre-partie, ont ainsi été largement détruites sur ces 60 dernières années (idem pour les prairies para-tourbeuses et les mares). Le bilan écologique et hydrique est juste catastrophique.
Conséquence logique d'une vision court-termiste et purement productiviste du territoire rural. Et un cailloux de plus dans les gros sabots de l'intensification des pratiques agricoles.

Pégase | 09 juin 2021 à 14h49
 
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C'est assez drôle de voir que quand une tourbière n'est plus utilisée, paturage, récolte de tourbe, ce lieu se détruit tout seul, un peu le monde à l'envers.
Elles sont rares dans les pays de la Loire, et risquent de disparaître avec le changement climatique, sècheresse.
On a surtout des marais, mais ce n'est pas la même chose.
C'est l'apanage des régions de montagne, à mon avis comme rares zônes planes pour construire n'importe quoi, ça doit tenter les promoteurs ou autres

pemmore | 09 juin 2021 à 17h39
 
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