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Coordinateur environnement, un métier au cœur de l'actualité

Tout chantier a un impact plus ou moins fort sur le milieu naturel. Le coordinateur environnement est un peu l'ange gardien qui va réduire au maximum cet impact. Reportage avec les équipes de Naturalia-Environnement sur deux chantiers hors norme.

Reportage vidéo  |  Aménagement  |    |  Baptiste Clarke  |  Actu-Environnement.com
Actu-Environnement Le Mensuel N°401 Cet article a été publié dans Actu-Environnement Le Mensuel n°401
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Lénaïc Roussel et Chloé Le Gros, sont tous deux coordinateurs environnement dans l'entreprise Naturalia-Environnement. Néanmoins, ils exercent seuls sur des chantiers bien distincts. Des chantiers souvent impressionnants, comme le montre la vidéo, qui peuvent avoir un impact fort sur le milieu naturel. Leur point commun : ils ont d'importantes connaissances dans le domaine de l'environnement et de la réglementation. Ils sont donc conscients que leurs connaissances et expertises doivent permettre aux entreprises de chantier de réduire le plus possible les impacts sur le milieu naturel. Un métier complet qui allie à la fois le terrain et le bureau.

Quiz métier de coordinateur environnement avec Bertrand Blanchard, responsable des coordinateurs environnement de l'agence Naturalia Paca / Corse.

Actu-environnement : Quels sont les diplômes requis pour exercer ?

Une formation environnementale axée sur l'écologie est conseillée. Un niveau licence 3 à master 2, ingénieur(e).

AE : Quelles sont les qualités requises ?

Réactivité, autonomie, rigueur, adaptabilité, capacité de négociation, communication, relationnel et des capacités rédactionnelles.

AE : Quelles sont les différentes missions du coordinateur environnement ?

En phase amont du chantier, il y a déjà plusieurs missions :
- rédaction et réponse aux appels d'offre ;
- analyse de la documentation environnementale entreprise (PRE, SOGED…) et procédures travaux ;
- rédaction des notes méthodologiques et du cahier des charges environnement ;
- réunions de lancement ;
- sensibilisation du personnel de chantier sur les enjeux environnementaux du site.

Puis, il y a la phase de chantier :
- visites de contrôle environnement sur le chantier ;
- rédaction des comptes rendus de chantier ;
- accompagnement écologique pour la réalisation d'aménagements (pose de nichoirs, création de mare, réalisation de gîtes à reptiles…).

Enfin, la phase post chantier, avec la rédaction des bilans écologiques des travaux.

AE : Quelle est l'évolution de carrière possible ?

On commence généralement par chargé de mission coordination environnementale, puis coordonnateur environnement et enfin responsable d'une équipe de chargés de mission / coordonnateur environnement.

AE : Quel est le salaire généralement constaté (en début et fin de carrière)

En début de carrière, 1 500 euros net, et en fin de carrière, 2 500 euros net et plus.

AE : En quoi est-ce un métier d'avenir ?

Face aux problématiques environnementales actuelles, la législation tend à ce que les projets soumis à des études réglementaires environnementales, car confrontés à des enjeux écologiques sur ou à proximité des emprises travaux, soient accompagnés en phase d'exécution par un coordonnateur environnement. Celui-ci est mandaté par le maître d'ouvrage afin de veiller à ce que les mesures d'insertions environnementales (mesures ERC), décrites dans les études réalisées en amont et reprises dans les arrêtés préfectoraux, soient bien mises en œuvre par le maître d'ouvrage et respectées par les entreprises qui effectuent les travaux.

Réactions3 réactions à cet article

 

C'est une vraie aberration ce que vous présentez là.

Je me mets à la place des étudiants qui vont croire que ce métier est un métier d'avenir alors qu'il ne l'est absolument pas du tout !!

En tant que Maître d'oeuvre, le système est déjà considéré comme cher et ultra-concurrentiel et vous prétendez pouvoir rajouter encore une couche à côté du CSPS, du CT ?

Si la MOE fait bien son travail, le respect réglementaire et environnemental est une de ses casquettes. L'AFB et la DDT sont déjà des intervenants qui veillent à cela, pas besoin de croire qu'il y aura de place pour un privé de plus.

Faux espoir et inutilité totale dans ce mille-feuille qui existe déjà.

Poupou | 04 février 2020 à 09h26
 
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Bonjour le CSPS et le CT n'ont pas du tout les mêmes expertises que les coordinateurs environnement. Dans un contexte où la biodiversité est un enjeu majeur, les maîtres d'ouvrage doivent respecter une réglementation environnementale de plus en plus stricte. Les coordinateurs environnement, expert en environnement, indépendants des maîtres d'oeuvre, peuvent ainsi les inciter à respecter des règles que ces derniers considèrent parfois futiles au regard de leur principal objectif. Ou bien par manque de connaissances. Bien plus présents que l'AFB ou la DDT sur les chantiers pour suivre minutieusement les mesures environnementales sur un large éventail. Une fois de plus, au regard des enjeux environnementaux, ce métier semble au contraire un vrai métier d'avenir et les maîtres d'oeuvre que nous avons rencontré sur le terrain semblent s'en accommoder, tant bien que mal...

Baptiste Clarke Baptiste Clarke
04 février 2020 à 14h40
 
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@ Poupou et Baptiste Clarke : c'est à la lecture de vos échanges, très instructifs, qu'on mesure à quel point il y a un fossé abyssal entre la communication environnementale des grands groupes industriels sur papier glacé ou sur écrans, de plus en plus axée sur une nature merveilleuse (dans laquelle déambule généralement paisiblement une fraîche jeune femme - la trentaine, blanche, allure de cadre décontractée - et/ou d'enfants blonds rieurs et toniques) et la réalité de la prise en compte dans les process d'exploitation. Là, la nature n'est plus merveilleuse du tout, elle est plutôt considérée comme une source de contraintes administratives, techniques, financières et potentiellement juridiques.
Les métiers décrits dans l'article sont ainsi essentiels pour faire un tant soit peu avancer le Schmilblick.

Pégase | 04 février 2020 à 17h07
 
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