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COP 21 : Laurent Fabius lance des consultations tout azimuts

Samedi, Laurent Fabius a créé un "Comité de Paris" chargé de mener des consultations informelles sur l'ensemble des points qu'il reste à négocier. Pas moins de quatorze ministres sont chargés de l'aider dans cette tâche. 07 décembre 2015

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Samedi 5 décembre, Laurent Fabius a précisé de quelle manière il entend conduire les négociations politiques afin d'obtenir un accord en fin de semaine. Le ministre français des Affaires étrangères et président de la COP21 a créé une instance unique, ouverte à tous, pour mener des consultations informelles et faciliter les compromis. De plus, quatre groupes de travail, pilotés par des ministres, mèneront des concertations informelles autour des sujets les plus épineux : la mise en œuvre (financement, transferts de technologies, et renforcement des capacités), la différenciation (atténuation, financements et transparence), l'ambition (objectifs de long terme et revue périodique), et enfin l'accélération de l'action pré-2020 (Workstream 2, dans le jargon des négociations, à l'exclusion des financements pré-2020 qui seront traités dans le premier groupe).

Laurent Fabius a rappelé qu'un projet d'accord définitif devait être achevé "d'ici jeudi au plus tard [compte tenu] des délais nécessaires aux vérifications juridiques finales et à la traduction". Cette dernière tâche sera effectuée par un groupe de revue juridique et linguistique, créé lui aussi à l'initiative de la présidence française de la conférence climat.

Pléthore de facilitateurs

Le comité, nommé "Comité de Paris", est présidé par Laurent Fabius et doit se réunir au moins une fois par jour, voire plus "si nécessaire", avec les représentants des Etats. Trois principes conduiront ses travaux : rien ne sera agréé tant que tout ne sera pas agréé, inclusion de toutes les parties, et transparence grâce à des retransmissions dans l'enceinte des négociations "sauf si le comité en décide autrement". Il reviendra à ce comité de déterminer à quel moment le texte pourra être transmis au groupe de revue juridique et linguistique.

Parallèlement, Laurent Fabius a établi quatre groupes de travail informels dédiés aux "questions transversales dont la résolution conditionne largement l'obtention d'un accord". Dans ce cadre, des ministres, issus de pays industrialisés et du Sud, sont chargés de conduire des consultations informelles sur ces sujets.

Le premier groupe, chargé du soutien, est piloté par Emmanuel Issozé Ngondet, ministre des Affaires étrangères du Gabon, et Jochen Flasbarth, secrétaire d'Etat à l'environnement de l'Allemagne. Le deuxième (différenciation) a pour facilitateurs Izabella Teixeira, ministre de l'Environnement du Brésil et Vivian Balakrishnan, ministre des Affaires étrangères de Singapour. Le groupe qui abordera l'ambition est placé sous la houlette de Tine Sundtoft, ministre de l'Environnement de la Norvège, et James Fletcher, ministre du Service public, du Développement durable, de l'Energie, de la Science et de la Technologie de Sainte Lucie. Enfin, le dernier groupe (accélération de l'action pré-2020), est piloté par Ousman Jarju, ministre de l'Environnement de la Gambie, et Amber Rudd, secrétaire d'Etat à l'Energie et au Changement climatique du Royaume-Uni.

Pour compléter ces échanges, le président de la COP21 va engager "très rapidement" une autre série de consultations informelles sur des sujets plus pointus. René Orellana, ministre de l'Environnement de Bolivie, et Asa Romson, ministre suédois du Climat et de l'Environnement, consulteront leurs homologues sur le thème de l'adaptation. Le Péruvien Manuel Pulgar Vidal, ministre de l'Environnement et président de la COP 20, sera chargé du préambule et d'une "mission en lien avec les représentants de la société civile". Enfin, Catherine McKenna, ministre de l'Environnement et du Changement climatique du Canada, Daniel Vicente Ortega Pacheco, ministre de l'Environnement de l'Equateur et le sultan Ahmed Al Jabeir, ministre d'Etat des Emirats Arabes Unis et envoyé spécial pour le changement climatique et l'énergie, "font également partie de l'équipe des facilitateurs". A noter que d'autres facilitateurs pourront être nommés.

Si les Etats donnent leur accord, les facilitateurs, à l'issue des premières consultations, traduiront en propositions concrètes de texte les conclusions des échanges informels.

Quant au groupe de revue juridique et linguistique, il est composé d'une équipe principale de onze représentants, soit deux pour chacun des cinq groupes régionaux des Nations Unies et un représentant les Petits Etats insulaires en développement.

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