Robots
Cookies

Préférences Cookies

Nous utilisons des cookies sur notre site. Certains sont essentiels, d'autres nous aident à améliorer le service rendu.
En savoir plus  ›
Actu-Environnement

COP 26 : peu de nouvelles contributions officielles enregistrées à Glasgow

À l'exception notable de la Chine, qui l'a fait à la veille de l'ouverture, peu d'États ont relevé leurs objectifs climatiques au cours de la COP 26. L'Inde a bien annoncé viser la neutralité carbone en 2070, sans toutefois l'enregistrer officiellement.

Gouvernance  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com

À quelques heures de la clôture de la conférence de Glasgow (Écosse) sur les changements climatiques (COP 26), rares sont les pays qui ont annoncé de nouveaux engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).

La Chine vise la neutralité carbone et ajuste ses précédents objectifs

Le principal nouvel engagement, depuis le dernier bilan dressé fin octobre par la Convention-cadre des Nations unies pour les changements climatiques (Ccnucc), est celui formulé par la Chine à l'ouverture. Avec sa nouvelle contribution déterminée au niveau national (NDC, pour « Nationally Determined Contribution »), le premier émetteur mondial formalise les annonces faites par Xi Jinping à l'occasion des deux dernières assemblées générales des Nations unies, en septembre 2020 et 2021, et réitérées à diverses occasions (en particulier en décembre 2020, au Climate Ambition Summit, et en avril 2021, lors du Leaders Summit on Climate).

Ces annonces tiennent en deux objectifs. La Chine, qui est responsable d'environ un quart des émissions mondiales de GES, veut atteindre d'abord un pic d'émissions avant 2030 et la neutralité carbone avant 2060. Auparavant, la contribution chinoise de septembre 2016 visait un pic d'émission « vers 2030 » et n'évoquait pas la neutralité carbone. Pour le reste, la première NDC déposée par l'Empire du milieu prévoyait de réduire de 60 à 65 % entre 2005 et 2030 l'intensité carbone de l'économie chinoise et de porter à 20 % la part des énergies décarbonées en 2030. La Chine vise dorénavant une réduction de l'intensité carbone de son économie de « plus de 65 % » et une part d'énergies décarbonnées « d'environ 25 % ».

L'Inde s'exprime, mais ne s'engage pas officiellement

L'Inde, l'autre géant asiatique, a annoncé viser la neutralité carbone d'ici à 2070. Narendra Modi, le Premier ministre indien, a par ailleurs indiqué que le pays visait 500 gigawatts (GW) de capacités énergétiques non fossiles d'ici à 2030, ainsi qu'une réduction de l'intensité carbone du pays de 45 % à la même échéance. Mais, pour l'instant, le troisième pays le plus émetteur de GES n'a pas officialisé cette annonce en déposant une nouvelle NDC.

L'Australie est l'autre gros pays émetteur à avoir révisé son NDC. La principale nouveauté est l'inscription de la neutralité carbone à l'horizon 2050 comme objectif officiel à long terme. S'agissant de sa cible à court terme, elle reste inchangée : une réduction de 26 à 28 % de ses émissions de GES entre 2005 et 2021. À noter toutefois que l'Australie estime être en bonne voie pour atteindre une réduction de 30 à 35 % en 2030. Comme son voisin, la Nouvelle-Zélande a soumis un nouvel objectif : elle s'engage à « réduire, d'ici 2030, ses émissions nettes de gaz à effet de serre à 50 % en deçà des niveaux bruts de 2005 ». Quant au Brésil, il a avancé à 2050, contre 2060 auparavant, son « objectif indicatif » de neutralité carbone.

Pour le reste, les nouvelles NDC ont été déposées par des pays dont la contribution au dérèglement climatique est mineure. L'Ouzbékistan relève son objectif de réduction de l'intensité carbone de son économie à 35 % entre 2010 et 2030 (contre 10 % précédemment). L'Argentine prévoit dorénavant de réduire ses émissions de 21 % entre 2007 et 2030 (contre 19 % précédemment). Enfin, le Venezuela a présenté un point d'étape des mesures mises en œuvre, sans modifier son objectif.

Réactions1 réaction à cet article

 

En 1992, la formule "la maison brûle et l'on regarde ailleurs" était devenue célèbre. Trois décennies plus tard, on remet du charbon dans le foyer de crainte que l'incendie ne s'éteigne trop vite.

Tonton Albert | 15 novembre 2021 à 10h06
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question au journaliste Philippe Collet

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager

Conseil en droit de l'Environnement, Énergie et Infrastructures Cabinet Valentin Renoux - Avocat