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La Corse dispose d'eaux de surface et souterraines en bon état

Eau  |    |  Guillaume Krempp Actu-Environnement.com

Avec 38% de ses eaux de surface en très bon état, la Corse peut se targuer d'une qualité des eaux bien supérieure à celle observable sur le reste du territoire national. La part des eaux superficielles respectant un tel degré qualitatif en France ne dépasse pas 1%. Les résultats de la dernière étude sur l'état des rivières et des nappes d'eau souterraines de Corse viennent d'être présentés lors d'une réunion du Comité de bassin de Corse, mercredi 21 septembre.

Six ans après le dernier rapport, la plupart des constats de l'agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse restent positifs. 83% des rivières, plans d'eau et eaux côtières sont en bon état écologique, contre 52% pour le bassin Rhône-Méditerranée. De même, 93% des eaux souterraines sont de bonne qualité.

Quelques ombres au tableau persistent néanmoins. On observe une situation plus tendue concernant la nappe des alluvions (lieu d'échange entre cours d'eau et zones humides) de la plaine de la Marana-Casinca. Aussi, les conclusions sont moins optimistes concernant la totalité des lagunes littorales. Le bon état chimique de ces zones est affecté par la présence de pesticides dans les surfaces agricoles environnantes. Ainsi, 10% des eaux littorales corses sont seulement dans un état moyen.

Selon l'agence de l'eau, ces résultats globalement satisfaisants sont à mettre sur le compte des politiques volontaristes pour l'amélioration de la qualité de l'eau. D'après un bilan du Schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (Sdage) 2010-2015, l'assainissement a été optimisé. La totalité des stations d'épurations (Step) traitant plus de 15.000 équivalents-habitants sont désormais aux normes. A cela s'ajoute les nouvelles Step de Campo dell Oro (Ajaccio) et de Borgo Nord. De même, des travaux ont été réalisés pour permettre aux poissons et aux sédiments de circuler lorsque des barrages ou des seuils les en empêchaient. Des programmes d'économie d'eau ont aussi été amorcés dans des villes comme Bonifacio ou Corte, permettant d'enrayer la chute des débits des cours d'eau.

Le prochain Sdage (2016-2021) prévoit un nouveau programme de mesures estimé à 79,3 millions d'euros sur six ans. Parmi les chantiers prévus, un plan de bassin d'adaptation au changement climatique devrait être élaboré. Les premiers résultats pourront être présentés au cours des prochaines Assises nationales de la biodiversité, qui se tiendront en juillet 2017 à Ajaccio.

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