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Actu-Environnement

Un projet d'exploration d'hydrocarbures au large de la Corse et de la Sardaigne fait débat

Biodiversité  |    |  Mathilde Bouchardon  |  Actu-Environnement.com

La société norvégienne TGS NOPEC souhaite obtenir un permis d'exploration d'hydrocarbures liquides ou gazeux dans les eaux italiennes au large de la Corse et de la Sardaigne. La demande est en cours d'évaluation par les autorités italiennes. Elle porte sur une surface de 20.200 km2 s'étendant de la latitude de Prupià (Corse) jusqu'à celle d'Oristano (Sardaigne), dans une région directement voisine des zones économiques exclusives françaises et espagnoles. Cette surface ne comprend ni la réserve naturelle du Cap Corse, ni le parc naturel marin entre la Corse et la Sardaigne, ni le sanctuaire de Pelagos. A noter que suite à un rejet des autorités italiennes, la société TGS NOPEC a du revoir le tracé de la zone d'exploration pour en exclure le sanctuaire de Pelagos. Elle se situe à peine plus au sud que la zone du permis "Rhône-Maritime", qui n'a pas été renouvelé en 2015. A noter que le permis "Rhône maritime" avait initialement été délivré en 2002 à cette même société TGS NOPEC.

Si le projet d'exploration d'hydrocarbures au large de la Corse et de la Sardaigne date de juin 2014, les réactions politiques ont été bien plus tardives. Ce n'est que très récemment que les autorités corses auraient pris connaissance du dossier, suite à une importante campagne d'information de la part d'associations comme Nation Océan. Le 29 mai dernier, le président de l'exécutif de Corse Gilles Simeoni s'est ouvertement élevé contre ce projet. Pour lui, la profondeur des forages et les risques sismiques avérés en Méditerranée pourraient occasionner une catastrophe semblable à celle qu'a connue le Mexique en 2010 en raison d'une brèche sous la plateforme Deepwater Horizon. Il a saisi son homologue sarde afin d'intervenir auprès des gouvernements français et italiens. Il souhaite que le moratoire sur la recherche d'hydrocarbure mis en place par la France début 2016 dans ses eaux territoriales et dans sa zone économique exclusive soit désormais étendu à toute la Méditerranée.

Réactions1 réaction à cet article

 

A l'heure où tout doit nous conduire à réduire l'utilisation des hydrocarbures, cette demande norvégienne fait tache.

gaia94 | 01 juin 2017 à 18h01
 
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