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Cosmétiques : quelles méthodes de substitution à l'expérimentation animale ?

Risques  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com

L'Union européenne a interdit depuis 2004, l'expérimentation animale pour les cosmétiques finis. Depuis 2009, la Commission européenne a également banni les ingrédients testés sur animaux entrant dans la composition de ces produits au profit d'autres méthodes dites alternatives. Les tests de toxicité de longue durée doivent quant à eux être interdits en 2013.

Plus de 200 millions d'euros dédiés aux méthodes alternatives

La Commission européenne a présenté ce mardi 13 septembre un rapport sur les progrès réalisés dans la mise au point de méthodes de substitution aux tests animaux. Plus de 200 millions d'euros ont été alloués à la recherche dans ce domaine au sein l'UE, ces vingt dernières années. 65 millions d'euros ont été consacrés au financement de méthodes de substitution dans le 7ème programme-cadre pour la recherche et le développement (2007-2013).'' Ces activités de recherche et de développement ont non seulement réduit le nombre d'animaux utilisés pour l'expérimentation, mais également débouché sur d'importantes avancées scientifiques au bénéfice de la sécurité des consommateurs'', a déclaré John Dalli, commissaire chargé de la santé et de la politique des consommateurs.

Des méthodes de substitution validées ''sont désormais disponibles pour l'identification de substances corrosives, de produits irritants pour la peau et de puissants irritants oculaires, pour étudier la phototoxicité cutanée et la pénétration cutanée ainsi que pour évaluer la génotoxicité'', énumère Bruxelles. ''Des avancées significatives ont été enregistrées dans la réduction du nombre d'animaux utilisés pour l'expérimentation, par exemple dans les tests de toxicité aigüe'', selon la Commission. Concernant les points-limites complexes de toxicité par doses répétées (y compris la sensibilisation cutanée et la carcinogénicité), la toxicité pour la reproduction et la toxicocinétique (substances toxiques atteignent les cellules ou organes cibles), les connaissances sur les processus toxicologiques dans le corps humain ''ont considérablement progressé au cours de ces dix dernières années et continuent à se développer de plus en plus rapidement'', selon la Commission.

Plusieurs méthodes de substitution sont en cours de développement. Bruxelles procède actuellement à une évaluation des effets de l'interdiction totale de mise sur le marché de produits cosmétiques testés sur animaux prévue en mars 2013 alors qu'une '' substitution totale'' de méthodes serait ''impossible'' à cette date, selon le rapport. Des stratégies de substitution partielle peuvent être néanmoins mises en place, estime la Commission. La date de cette interdiction de commercialisation risque-t-elle d'être reculée en l'absence de méthodes avérées alternatives ? Selon le rapport, certains tests, en particulier pour la sensibilisation cutanée, ne pourront pas être prêts avant 2019.

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