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Actu-Environnement

Les cours d'eau intermittents disparaissent des cartographies et ne sont plus protégés

Inrae s'est penché sur la cartographie des cours d'eau en Auvergne-Rhône-Alpes. L'objectif ? Interroger les critères de classement ou de déclassement. Au final, les cours d'eau intermittents en pâtissent. Détails avec le chercheur Thibault Datry.

Interview  |  Eau  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com
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Les cours d'eau intermittents disparaissent des cartographies et ne sont plus protégés
Thibault Datry
Scientifique spécialiste des rivières intermittentes à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae)
   

Actu-Environnement : Vous avez supervisé des travaux sur les critères utilisés pour classer les petits cours d'eau du réseau hydrographique – le chevelu – en cours d'eau ou non ? Pourquoi s'intéresser à cette question ?

Thibault Datry : Je travaille depuis une quinzaine d'années sur les cours d'eau intermittents. Ce sont des rivières qui cessent périodiquement de s'écouler sur une partie ou la totalité de leur parcours. Malgré le fait que ce soient des cours d'eau très répandus, ils ont été mis de côté pendant très longtemps par les chercheurs et, par effet de ricochet, par les gestionnaires. Si la tendance est à leur reconnaissance graduelle, de ce fait, ils restent aujourd'hui méconnus : par exemple, nous n'avons pas de carte fiable  des cours d'eau intermittents en France.

Il était donc intéressant de voir comment ils allaient être pris en compte dans la cartographie des cours d'eau entrepris par les services de l'État. Cette cartographie fait suite à une instruction adressée en juin 2015 aux préfets par Ségolène Royal, alors ministre de l'Environnement. Ce document reprend trois critères pour définir ce qu'est un cours d'eau : la présence d'une source, un lit permanent et un débit suffisant. Le...

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