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Covid-19 : comment parvenir à une relance verte ?

Alors que la pandémie de Covid-19 génère une crise économique mondiale, chercheurs et associations s'interrogent sur les moyens à mettre en œuvre pour soutenir l'économie sans négliger les exigences environnementales, et éviter une relance brune.

Risques  |    |  Hortense Chauvin  |  Actu-Environnement.com
Covid-19 : comment parvenir à une relance verte ?

Soixante milliards d'euros, soit trente points de PIB : c'est l'impact économique mensuel de la pandémie de Covid-19 sur le territoire, selon les estimations de l'Article publié le 01 avril 2020

Réactions5 réactions à cet article

 

Mais tout le monde sait depuis longtemps ce qu'il faudrait faire ! Et ce n'est pas d'aujourd'hui que les citoyens tirent la sonnette d'alarme: est-ce normal que des collectifs se créent un peu partout en France et à l'international pour contrer des politiques de développement qui ne profitent qu'à quelques uns au détriment de tous ? Les plans de relance qui ne tiendront pas compte de la Planète vont nous précipiter encore plus vite dans de nouvelles crises , il ne faut pas être grand clerc pour le savoir. Seule la contrainte, malheureusement, permettra d'évoluer dans le bon sens, si on laisse les entreprises décider d'une manière libérale de leur avenir, la société est condamnée à relativement brève échéance.L' Etat doit prendre des décisions drastiques et ne pas se cacher derrière son petit doigt: tous les projets voués à la seule rentabilité, à rebours de la qualité de l'air, de l'eau, des sols , du respect de la biodiversité, en un mot de l'environnement au sens large, nous conduirons dans le mur et il n'y faudra pas 40 ans. La Planète est au bout du rouleau.

gaïa94 | 01 avril 2020 à 18h13
 
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Relance verte... cet horrible oxymore... Au-delà du titre si mal choisi, on voit bien que ce qui est nécessaire, c'est de renforcer les services publics : santé, éducation, aménagement du territoire, énergie, dans une perspective frugale et respectueuse de l'environnement. Et de relocaliser les industries de base, pour notre indépendance, et si demandeuses de main-d'oeuvre. Exactement à l'opposé de la volonté de ceux qui tiennent le monde et ne veulent donc ni d'Etats forts ni de conscience citoyenne : ça va être violent.

dmg | 01 avril 2020 à 19h18
 
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Tant que nos grands décideurs évolueront sur une planète où il y a du personnel affecté à chacune des tâches de la vie courante (éduquer et occuper les enfants, faire à manger, la vaisselle, le ménage, les courses courantes - le bijoutier, ça en revanche, c'est perso ! - cirer les chaussures, conduire la voiture, réserver l'hôtel, etc.) et tous les moyens nécessaires pour faire fonctionner leur machine, il n'y a guère de raison pour qu'ils aient envie de revenir sur Terre parmi leurs semblables. Leur seul lien avec nous se nomme chaîne de commandement et elle fonctionne du haut (eux) vers le bas (nous autres). Ils n'ont d'ailleurs aucun intérêt personnel à ce que tel ou tel pays gagne en autonomie puisque cela n'irait pas dans l'intérêt de leurs homologues. Ce qui, entre gens de bonne compagnie, ne se fait pas sauf à prendre le risque de se faire éjecter du cercle et, horreur !, de redescendre de quelques étages de la pyramide sociale.
Alors, vu de la si haute griserie de la finance tout puissante, l'environnement, la biodiversité, le climat, le social, quelles basses et viles considérations !
Exhorter, c'est très bien, il faut le faire, mais modifier radicalement nos habitudes de consommation vers la frugalité heureuse et équitable aurait nettement plus de "gueule" et d'efficacité, non ?

Pégase | 01 avril 2020 à 21h44
 
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L'occasion serait idéal pour remettre en question le PIB et trouver un indicateur compatible avec la décroissance. Le gouvernement ne peux pas se permettre de prendre des décisions même vertes si elles mettent le pays en récession avec tous les problèmes sociaux que ça implique. Tant que la croissance restera la base de notre système, toute volonté environnementale ambitieuse sera un suicide politique.

bIBU | 02 avril 2020 à 21h26
 
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bibu: non! Je ne pense pas, au contraire, car les français ont pris la mesure des enjeux environnementaux et sont demandeurs dans une large majorité d'une inflexion des politiques dans le sens d'un bien plus grand respect de la planète, les jeunes et les très jeunes en particulier. Celui ou celle qui aura le courage de mettre en oeuvre et d'avancer les financements des nouvelles technologies (qui sont au point), et de chambouler dans le bon sens la société aura toutes ses chances, mais sans faire de démagogie.
Il faut avoir le culot de dire que les vieilles recettes ont fait leur temps et ne pas céder au chantage des grands groupes d'"empoisonneurs".D'autres orientations sont possibles mais les décideurs d'aujourd'hui ne s'y sont pas préparés et se doutent que les commandes ne leur reviendront pas , c'est pour ça qu'ils bloquent.Il faut une stabilisation dans un premier temps et donc un arrêt de la croissance qui durera longtemps avant que doucement on songe à la décroissance, mais ça se fera, de toutes façons, on n'a plus le choix.Et les pays qui feront ce choix devront être armés, au sens premier du terme. Attention à la concurrence de ceux qui seront restés en arrière dans des schémas de développement obsolètes.

gaïa94 | 03 avril 2020 à 16h15
 
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