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Covid-19 : quelles innovations durables face aux risques microbiologiques ? (3/3)

Ce dernier volet consacré aux technologies écoresponsables pour prévenir la prolifération des agents pathogènes s'intéresse cette fois aux désinfectants, arme parfois toxique qui peut générer des résistances et dont l'effet est rarement durable.

Risques  |    |  Cécile Clicquot de Mentque  |  Actu-Environnement.com
Covid-19 : quelles innovations durables face aux risques microbiologiques ? (3/3)

De nombreux désinfectants restent aujourd'hui des produits agressifs chimiquement. Pire, dans certains cas, ils sont à l'origine d'une croissance des résistances de micro-organismes. Désinfecter des surfaces et autres objets avec des produits éco-responsables est donc aujourd'hui une première option pour contribuer aux stratégies d'hygiène publique sans nuire au personnel ni à l'environnement. Il existe d'ailleurs, sur le marché, toute une offre de produits biosourcés et non toxiques, à l'image des catalogues de Bio-Attitude, Salveco ou encore de Prodene Klint. Il est aussi possible de produire sur site par électrolyse d'eau salée ses propres désinfectants (solution acide) et détergents (solution alcaline), comme le propose depuis plusieurs années une startup française comme Cleanea avec ses machines Europa, suivie par Aquama selon un principe similaire.

Cette approche de désinfection ne répond cependant pas aux besoins de rémanence, c'est-à-dire d'effet désinfectant persistant sur les surfaces. Outre les options liées aux matériaux à effet biocide, des nouveaux actifs commencent à émerger sur le marché. C'est le cas avec la startup suisse 99 Technologies (Cleantech 99 en France), fondée en 2012, qui a développé le concept d'HyperDryMist.

Une pulvérisation sèche et désinfectante

Il s'agit d'un système de désinfection sans contact reposant sur la micropulvérisation d'une poudre de particules (inférieures au micron), mix de peroxyde d'hydrogène et co-formulation à base de cations d'argent. Intérêt de l'approche, la pulvérisation de ce brouillard sec (avec une petite machine portable) permet d'atteindre les zones d'équipement moins accessibles et d'avoir une belle uniformité de traitement, permettant aux agents actifs de détruire bactéries et virus avec un spectre d'efficacité très large, y compris le Covid-19. Mieux, outre son effet décontaminant immédiat, ce brouillard laisse sur la surface des ions argent, sans effet mouillant, qui assurent une protection des surfaces pendant un certain temps.

On notera qu'il y a quelques jours, une jeune entreprise américaine, The Gilla Company, a aussi fait état de l'efficacité d'un nouveau désinfectant à large spectre (bactéries et virus, dont le coronavirus) agréé par l'agence américaine de l'environnement (EPA), à base de 1,2-hexanediol, non toxique pour l'homme et l'environnement (certification la plus basse de l'EPA), sans effet sur le développement de résistance, et permettant d'obtenir un effet rémanent sur les surfaces pendant au moins une semaine. Autant d'exemples qui montrent que des outils existent d'ores et déjà pour mieux se prémunir à l'avenir contre les disséminations de pathogènes dans tous les espaces de vie et de travail, tout en respectant l'environnement.

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