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Actu-Environnement

Embarquement planétaire dans le bateau ivre de la crise systémique

Le système financier mondial est en cours d'implosion. À force d'avoir spéculé sur la dette plutôt qu'avoir misé sur l'économie réelle, le capitalisme de casino s'apprête à léguer à la société un gouffre d'irresponsabilité, tant sociale qu'environnementale.

Décryptage  |  Gouvernance  |    |  Agnès Sinaï Actu-Environnement.com
La démesure de la dette financière s'affiche, telle une béance, dans les courbes ascendantes de déficits qui vibrent en rouge dans le début d'une longue nuit. En 2008, le montant des prêts hypothécaires américains se chiffrait à 11 000 milliards de dollars, dont 60% étaient « titrisés » sous forme d'obligations vendues au public. Le taux d'endettement de la France devrait s'approcher de 80 % du PIB à la fin de l'année 2010, rapporte mardi 3 mars, Le Figaro1 en citant une source gouvernementale. Ce taux, actuellement de 66 % du PIB, augmenterait de sept points par an jusqu'en 2010, assure cette même source. La dette dépasserait alors les 22.000 euros par Français, constate le quotidien. Plus tôt dans la journée, le premier ministre François Fillon avait estimé sur Europe12 qu'aucun plan de relance ne permettra d'éviter la crise […]Personne aujourd'hui ne peut savoir quand on sortira de cette crise. Ce qu'on sait, c'est que toute l'année 2009 sera une année de crise, avait-il affirmé, pressentant le caractère hors d'échelle du phénomène et formulant un aveu d'impuissance sidérée.

A l'échelle des Temps Modernes, l'apothéose du capitalisme aura finalement été de courte durée : ascension des Trente Glorieuses à partir des années cinquante, libéralisme sans entraves dans les années 80, achèvement de la dérégulation financière jusqu'à nos jours. Mais dans ce bref laps de temps, le système lègue une ardoise gigantesque, une panne du système, un credit crunch, tant économique qu'écologique. Le découplage du capitalisme financier par rapport à sa base de survie n'a cessé de s'accentuer. Et les remèdes proposés par les plans de relance ici et là tournent tous bon an mal an autour de mêmes recettes éculées, autant de manières de soigner le mal par le mal : renflouer les caisses des banques pour relancer la consommation et revenir à l'état antérieur, un retour à la « normale » du cycle de la croissance consumériste et productiviste. Comme si le socle du vivant et le tissu social pouvaient indéfiniment continuer à soutenir la perpétuation de la consommation et de l'endettement, sans autre forme de projet existentiel et politique. Pourtant, et la présente « crise » le démontre, la survie du capitalisme lui-même suppose que toutes les instances de la société et de la nature ne soient pas gangrenées par la dette.

Un système global hors d'usage

Or n'est-ce pas la pulsion de l'avidité sans limites d'un système vorace, où la richesse des uns est fondée sur l'endettement des autres, qu'il faut questionner au nom d'un nouveau modèle de société fondé sur d'autres valeurs ? C'est sans doute le moment ou jamais. Selon les experts du LEAP/Europe, un groupe européen de réflexion prospective, la crise économique pourrait évoluer vers des situations de chaos social, faites de violentes révoltes populaires. Dans son dernier bulletin, daté du 15 février, le LEAP annonce le début de la phase 5 de la crise systémique globale : la phase de dislocation géopolitique mondiale, après quatre grandes phases de déclenchement, d'accélération, d'impact et de décantation. Selon le LEAP, les dirigeants du monde entier n'ont pas tiré les conséquences de l'effondrement en cours du système qui organise la planète depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Hélas, à ce stade, il n'est plus vraiment permis d'être optimiste en la matière. Aux Etats-Unis comme en Europe, en Chine ou au Japon, les dirigeants persistent à faire comme si le système global en question était seulement victime d'une panne passagère et qu'il suffisait d'y ajouter quantité de carburants (liquidités) et autres ingrédients (baisse de taux, achats d'actifs toxiques, plans de relance des industries en quasi-faillite,…) pour faire repartir la machine. Or, et c'est bien le sens du terme de « crise systémique globale », le système global est désormais hors d'usage. Il faut en reconstruire un nouveau au lieu de s'acharner à sauver ce qui ne peut plus l'être.

Renforcer les filets de sécurité

Il importe que les dirigeants qui nous gouvernent encore prennent au sérieux la menace de dislocation des Etats et des équilibres géopolitiques, en protégeant ce qui constitue la base de la cohésion sociale : les écosystèmes qui assurent la vie sur Terre, les services publics, en particulier la sécurité sociale et les soins de santé, le soutien à l'agriculture, bientôt confrontée à la hausse du prix des semences. Des systèmes alternatifs de financements, tels que le micro-crédit, mériteraient d'être développés, ainsi qu'un système bancaire coopératif, soustrait à la spéculation, au service de l'intérêt général. La mise en place massive et rapide de tels filets de sécurité minimiserait le ressentiment de l'opinion publique et des ménages, actuellement sommés de payer la facture du désastre et qui, demain, pourraient rejoindre des meutes violentes et instituer des régimes autoritaires. Plutôt que réinjecter sans condition des milliards d'euros dans un système vicié, il s'agit de financer des biens et des services qui fassent sens par rapport à la production d'un système échelonné sur les besoins vitaux : respirer, se nourrir sans s'empoisonner, produire des aliments sans saccager, circuler sans polluer, se loger et se chauffer à un prix raisonnable dans des logements à basse consommation, accéder à la culture et à l'éducation, se former, ménager les ressources naturelles, produire une électricité sans conséquences périlleuses pour les générations futures...

C'est au moment où la crise explose que la commission Stiglitz sur les nouveaux indicateurs s'apprête à livrer son rapport au président de la République. Il s'agit d'intégrer au PIB les coûts d'ordinaires non comptabilisés des dégradations écologiques liées, par exemple, à l'étalement urbain, et de donner une valeur à des activités non marchandes telles que le bénévolat. Il s'agit de quantifier, à travers l'indicateur d'empreinte écologique, la surface en hectares nécessaire à fournir les ressources consommées, et à fixer des seuils de soutenabilité liés à l'évaluation de la biocapacité des écosystèmes : en d'autres termes, quantifier la dette écologique. Il s'agit aussi de systématiser les bilans des émissions de CO2 et de les rendre visibles, afin, éventuellement, de prélever enfin des taxes sur les pollueurs. Le bien être, la qualité de la vie sont aussi à prendre en considération pour forger le nouveau système de valeurs, qui devrait être au cœur de l'agenda du G20 début avril, si toutes ces recherches ne sont pas vaines.

Une nouvelle ère de responsabilité

Les atermoiements des Européens autour du bouclage du marché des quotas de CO2 contrastent avec la détermination exprimée par Barack Obama le 26 février devant le Congrès. Dans le cadre de son projet de budget, le président des Etats-Unis a en effet confirmé son intention de mettre en place dès 2012 un marché des émissions de CO2 de manière encadrée : d'emblée, l'accès à ce marché sera payant pour les entreprises, alors que l'Union européenne a prolongé la phase de gratuité des quotas aux industriels pour les trois prochaines années, se privant ainsi d'une manne financière dont elle aurait bien besoin pour faire face à la banqueroute générale. Aux Etats-Unis, les recettes du marché carbone s'élèveront à 80 milliards de dollars chaque année, dont 65 seront affectés aux familles en difficulté et aux entreprises pour aider à la transition vers une économie fondée sur l'énergie propre. En Europe en revanche, l'affectation de ces recettes dépendra de la bonne volonté des Etats.

Pour le moment, la sur allocation initiale de quotas aux industries lourdes, conjuguée avec la récession actuelle, a fait chuter le prix du carbone. A 10 euros la tonne, le système européen de quotas est totalement dépourvu d'intégrité environnementale. A ce prix, mieux vaut continuer à polluer et à ne pas investir dans des installations propres dans les pays du Sud. Ironie du dispositif, les industriels se servent de leurs quotas pour renflouer leurs caisses : les pollueurs se retrouvent payés par les Etats eux-mêmes, qui leur ont consenti cette manne gratuitement. Autre aberration : c'est grâce à leurs éoliennes que les entreprises d'électricité allemandes ont pu vendre des crédits carbone supplémentaires aux pays de l'Est. En regard des financements qu'il faudrait mobiliser dans la lutte contre les changements climatiques et leurs conséquences, estimées à 175 milliards d'euros par an autour de 2020, ces mesures paraissent dérisoires. Mais les Européens, en quête de nouvelles sources de revenus, pourraient à l'avenir accorder une attention plus vive aux propositions novatrices de contributions carbone telles que celles formulées par la Suisse, la Norvège et le Mexique. En attendant, la disproportion entre les moyens et les fins demeure frappante. Sans doute parce que la réalité de la crise systémique n'est pas encore perçue comme devant inciter à un renversement des valeurs.

Réactions21 réactions à cet article

 
oui,mais

belle analyse mais il manque une chose essentielle; quid de la démographie ? Méme si elle n'est pas la cause principale des problémes environnementaux actuels,elle en est une composante majeure,si la revolution nécessaire a la survie de notre société doit passer par une approche environnementale radicalement différente ,la croissance effrénée de la population ne permettra pas d'atteindre des objectifs réalistes ou alors au prix d'une exemplarité comportementale qui me semble complétement utopique.La terre est un espace fini sur lequel on ne peut pas croitre indéfiniment il serait donc temps d'envisager ce probléme avant que les bouleversement climatiques (et autres) ne le solutionnent définitivement!

lionel | 11 mars 2009 à 17h37
 
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Bravo

Excellente synthèse.

Philos | 11 mars 2009 à 21h39
 
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Re:Bravo

Rien à ajouter à cette parfaite synthèse du problème, si ce n'est de conseiller la lecture du dernier Opus de Jancovici, en oubliant l'aspect nucléaire de ses solutions, et en ne retenant que l'aspect maîtrise de l'énergie.

Armand | 11 mars 2009 à 22h49
 
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Pourtant Thomas Jefferson a dit dès 1802...ceci

"Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toutes possession, d'abord par l'inflation, ensuite par la récession, jusqu'au jour où leurs enfants se réveilleront sans maison et sans toit sur la terre que leurs parents ont conquis"

On ne peut pas dire que nous n'avons pas été avertis...

Martin | 12 mars 2009 à 03h47
 
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Commencerait-on à envisager la croissance zéro?

Les alertes se multiplient. Mais le problème global continue à éluder la question essentielle: comment faire pour stopper purement et simplement la multiplication des homos sapiens (qui ne sont pas si "sapiens" que ça!) sur cette planète. Elle en est malade, la planète terre, de cette gangrène humaine. La croissance zéro doit devenir un objectif phare, presque une religion, pour en finir avec "croissez et multipliez vous". Bien évidemment, je n'ai pas la réponse à cette question mais aujourd'hui, il s'agit de convaincre les dirigeants de ce monde que celui qui marquera l'histoire sera celui qui engagera son pays le premier dans cette voie malheureusement encore impensable. Y'a du boulot...

Anonyme | 12 mars 2009 à 06h21
 
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l'avenir le plus sombre est a prévoir!

Jolie synthèse.est ce que les hommes politique ont conscience de çà.
L'avenir de l'homme est compromis par sa cupidité.c'est la première fois depuis l'aube de l'humanité que l'on a une responsabilité si grande seront nous l'acquité.
dictacture,guerre, famines,exode,... risque d'être le lot quotidien des habitants du 21 ieme siècle.
Je suis athée mais si il y a un dieu qu'il nous garde de notre folie destructrice.

vincelefou | 12 mars 2009 à 07h11
 
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Re:oui,mais

Certes la démographie est une composante majeure des problèmes environnementaux actuels, mais c'est aussi la composante la plus taboue.
La réponse au problème de la démographie croissante n'est pas politiquement correcte, donc on n'aborde pas sérieusement le problème.

Enn | 12 mars 2009 à 09h17
 
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Re:oui,mais

Miam! ça sent bon la régulation des naissances! Vive la chine et le déséquilibre démographique! j'aimerais connaître les solutions que vous pouvez avancer pour freiner l'effrénée croissance démographique humaine? Par ailleurs tout les experts s'accordent à dire que le frein est en vue d'ici 2050 avec une stabilité de la population mondiale légèrement en dessous de 9 milliards d'habitants. A mon avis le problème n'est pas du tout là où vous le voyez!
Bonne réflexion.

homéostasik | 12 mars 2009 à 09h18
 
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Re:oui,mais

La Terre est capable de supporter une population de 9 milliards d'habitants, et meme pour certains de 12 milliards d'habitants. Pour cela il faut radicalement changer de modes de vie. Par exemple, pour que tout le monde mange a sa fin, réduire fortement la consommation de viande. En effet, si l'on considère qu'1 kg de viande nourrit 10 personnes, la quantité de nourriture qu'il a fallu pour produire ce kilo de viande aurait pu nourrir 100 personnes...

gerboise habile | 12 mars 2009 à 09h26
 
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Croire en l'avenir ...

... Et tout faire pour le concrétiser.
Il est vrai qu'on en pleine période de crise economique, sociale, environnementale... globale.
Je lis à droite et à gauche des articles où les gens se plaignent de cette crise, parce qu'elle va probablement changer nos "bonnes vieilles habitudes" et qu'elles ont la vie dure ces habitudes...
A mon avis, on peut considérer cette crise comme l'occasion rêvée de changer de système. Je pense que beaucoup de gens rêvent de changer ce système pour le moins insatisfaisant, car de nos jours, on ne peut plus se satisfaire de l'exploitation des pauvres par les riches tant dans les pays en voie de développement que que dans les pays dits "développés"...
Le nouveau système devra reposer sur la responsabilité de chacun, et non sur le fait que les populations mettent leur responsabilité dans l'urne en même temps que leur bulletin de vote. Chacun a la responsabilité de ses actes, achats, trajets, ... On peut améliorer ce monde en commençant par s'améliorer soi-même (et c'est d'ailleurs un des seuls domaines sur lesquels nous avons réellement de l'influence, mais ce n'est pas forcément simple)
Je suis jeune et j'ai l'espoir que tout va s'arranger et j'y travaille à mon échelle même si je suis encore loin d'être exemplaire. Alors arrêtons de nous plaindre et prenons nous en main s'il vous plait, pour le bien de tous et notamment de notre chère planète Terre (ou Gaïa, ou ...).
Sur ce, bonne journée à tous
Boucheau

Boucheau | 12 mars 2009 à 09h26
 
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Re:Re:oui,mais

Il n'y a pas de solution pour réguler les naissances, ensuite le problème de la population mondiale n'est pas du qu'au taux de natalité, mais aussi à l'espérance de vie croissante dans les pays riches et au fait que la régulation naturelle de la population ne se fait plus.
Et ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, la solution n'est pas de tuer les vieux ni d'ovarectomiser les femmes ni de vasectomiser les hommes.
Je n'apporte pas de réponse et je l'assume, malheureusement (et je suis sincère) votre réponse ne m'apporte d'éléments suffisants pour que je puisse remettre en cause ma position.

Enn | 12 mars 2009 à 09h28
 
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VIVE LE TOUJOURS PLUS !

Tout est dit et bien dit.
Notre système est basé et ne vit que par le "toujours plus". Sans le dieu croissance, tout croule.
Toujours plus d'êtres humains d'abord. Combien de centaines de millions de plus chaque année ? Quelques France, seulement. Tout baigne ! Pas de problème.
Toujours plus de croissance pour tout : biens (dits de consommation ou autres), entreprises, produits agricoles, industriels, service, cours des actions, PIB, espaces construits, eau consommée et polluée à dépolluer... toujours plus... Toujours plus de sous...
Qu'on le veuille ou non, que ce soit bien ou mal, que ça génère des cataclysmes ou non... Il faudra nécessairement que "le toujours plus" s'arrête. Est-ce le début ?
La question n'est pas de dire "la nature fait bien les choses, la population va s'arrêter de croître à telle date et à tel nombre". La nature fait peut-être bien les choses mais ce qu'il y a de sûr, c'est que l'homme (qui domine la nature) fait mal les choses... La croissance démographique ? Personne n'en sait rien à commencer par ceux qui s'autoproclament "les experts démographes ou autres". On a vu (et on voit) à l'oeuvre les experts économiques, financiers et leurs prédictions.
La Chine a limité ses naissances. Quelle horreur ! Et si (encore des si) la Chine avait laissé faire ? Combien de petits chinois aujourd'hui ? 3 milliards, 4 ??? Sûr que ça serait beaucoup mieux pour la planète et une marche de plus vers le bonheur !
Le moment de se référer à des révélations (religieuses notamment) est bien dépassé. Il ya le feu à la planète... Surtout laisson brûler. Faute de carburant ça s'arrêtera bien.

micocharly | 12 mars 2009 à 10h22
 
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fin des vieux modèles

L'analyse est pertinente. Elle doit ouvrir sur un échange au sujet de nouveaux modèles économiques. Que constate-t-on ? Que nous continuons à produire des biens de consommation courante en masse, alors que le demande solvable est quasiment satisfaite dans les pays industrialisés, que la motivation des producteurs est très éloignée de celle des consommateurs, et dans le domaine de la construction, qu'un bâtiment a une "espérance de vie" de l'ordre du siècle, alors que de nombreux composants auront du être remplacés une dizaine de fois dans ce laps de temps.
Lorsque vous prenez possession de votre logement, avez-vous besoin de posséder les fenêtres, la chaudière ou la robinetterie ? C'est en se posant de telles questions qu'il faut imaginer un modèle, entre l'économie circulaire, fondée sur le recyclage et le remploi, et l'économie quaternaire, qui vise à remplacer le produit par un service.

guyarch | 12 mars 2009 à 10h41
 
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Clarification

J'ai écris à peu près en même temps que vous Enn, je n'avais pas lu votre message, je réagissais au message de lionel. Je pense que l'article posait bien le problème qui a mon avis est dans les modes de vie et de consommation et pas dans le nombre actuel et futur (9 milliard maximum semble être le consensus, mais les consensus ont leurs limites) d'êtres humains sur la planète Terre.
Soyons sobres, mais laissons à l'homme ce qui fait de lui un homme: sa liberté et notamment celle d'avoir les enfant qu'il veut. Je ne pensais pas à des opé chirurgicales mais simplement au programme chinois de régulation des naissances (par contrainte financière).
Enfin pour ce qui est de la régulation naturelle, l'autorégulation d'un système implique des feedbacks et une adaptation: il n'y a pas nécessité de stabiliser la démographie, mais d'adapter son impact sur le système Terre. D'où le besoin d'une remise en cause du système économique mondial et des modes de consommation dits "occidentaux".

homéostasik | 12 mars 2009 à 11h01
 
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Ah le mot "croissance" que ferions nous pas?

Le Directeur du Fond Mondial a dit que la croissance sera de x%.
Ce sont les mots que l'on utilise pour encourager ou démoraliser. Le système actuel est tellement ingérable que les décideurs décident en fonction que de supposition. le directeur du FMI est une liseuse de bonne aventure comme ma voisine. Il n'a pas plus de moyen qu,elle de savoir a moins de savoir ce que nous ne savons pas.
J'aimerais que l'on me dise que lorsque les grands économistes ont prédit une croissance de x au temps t de me dire sur une longue période si ils ont eu raison et dans quel pourcentage.
La croissance par définition est basée sur le PNB qui lui est basée sur l'ensemble de tous les échanges (virtuelle ou réelle) qu'un pays peut faire. La plus grande part vient de la bourse et elle n'est pas taxée.
Les fortunes décident en fonction de deux variables croissance et des dividendes pour injecter de l'argent dans les investissements dans l'économie réel.
Les décisions ne sont prises que sur un aspect psychologique, la peur de ne pas faire suffisamment d'argent.
En effet, la croissance a une limite de croissance. Il faut donc repenser le système capitalistique néolibéral.
Pensons a tout ce que les Boys de Chicago ont fait et font encore dans les pays en emergence, le néolibéral, la dérèglementation a outrance, les privatisations. Non! le système doit se renouveler on ne peut pas tolérer que le capitalisme puisse s'opposer à la démocratie.
Quand on analyse ce qui s'est passé en Argentine, au Brésil, en Bolivie, au Chili, en Afrique du Sud, en Pologne, en Russie, actuellement en Irak, en Afghanistan, meme en Nouvelles Orléans après le passage de Katrina, il y a point commun celle de l'application de la stratégie du choc, a chaque fois il a fallu oublié la démocratie pour mettre en oeuvre les théories des boys de Chicago avec Monsieur Friedmann comme promoteur.
Résultat dans la plupart de ces pays, les pauvres sont plus pauvres et les riches encore plus riches. De la Torture, de la pauvreté réel des enfants dans la rue, les droits humains partis en fumée. Oui mais l'inflation est contenue...mais a quel prix justement.
Mis que voulez-vous les scandales s'additionnenet, les tortures se font allègrement pour appliquer la théorie de la page blanche, qui ne fonctionne pas.
Voyez, l'axe du mal et l'axe du bien. Reprenons Jefferson, dès 1802 on se demande qui est dans le bon axe?
Sans compter que les théories économiques ont oublié une variable, l'environnement. La Terre et sa population est un espace fini.
Que la vraie richesse selon moi, c'est l'argent que j'ai dans les poches et que je donne en échange d'un sandwich et un café, l'économie réel.
Car ce que l'on verra maintenant et ne soyez pas surpris, c'est la misere réqurante s'installant dans les pays dits développés, je ne vois pas ce qui de developpper la dedans. Toujours plus et plus vite.
Donc moi je propose de partie non plus sur le PNB mais sur le PCB, Produit du Contentement Brut.
D'ailleurs moi quand je suis content, je sors et je vais prendre mon café et mon sandwich au coin de la rue! Pas vous?

Martin | 12 mars 2009 à 14h16
 
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Re:Croire en l'avenir ...

Complètement d'accord avec vous sur le point que cette "crise" est l'occasion pour beaucoup de gens de changer de mentalité notamment sur le fait de consommer et de s'y tenir.Certains en achetant de temps en temps un produit dit bio se disent que cela est bien suffisant; bien sur le fait d'acheter par exemple ce type de produit va sans doute dans le bon sens au niveau de la production biologique, d'un respect de la terre mais si en même temps cette personne prend systématiquement sa voiture pour se déplacer, laisse quelques appareils en veille en cas d'absence, prend des bains pour la toilette ...etc j'en passe...Bref qu'on fasse tous à notre niveau le maximum pour polluer moins, la révolution verte approche je l'espère.
Beaucoup de gens rêvent d'un changement eh bien allons-y!
un mayennais ambulancier de 25 ans

castelambulancier | 12 mars 2009 à 17h48
 
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Re:fin des vieux modèles

questions:est ce que la terre absorbe toutes ces quantités de pollution émises par l'homme?
quel est le rapport en France, Europe et monde des terres agricoles et des espaces urbanisée?
Je me pose ces questions du fait que je m'inquiètes un peu de l'étalement urbain accéléré que je constate dans la région ouest(Bretagne, Pays de Loire), bien sur cela amène naturellement un certain dynamisme mais est ce bien contrôlé?
Merci par avance de vos réponses!
un mayennais ambulancier de 25 ans

castelambulancier | 12 mars 2009 à 18h34
 
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Re:Re:oui,mais

la terre est capable de nourrir,9,12,voir 15 millions d'habitants ,peut etre (ou sont les calculs), mais avec quelle gestion ?et est ce bien utile? la surpopulation n'est pas forcément idéale,vivront nous mieux plus nombreux?je ne pense pas .Et en cas de crise economique ou autre les problémes seront multipliés si les etats ne peuvent assurer le minimum vital(santé,nourriture,eau,protection)la pression sur l'environnemnt deviendra gigantesque.Nous avons rompu l'equilibre a nous de le rétablir plus nous attendrons et plus le remède sera douloureux.

lio | 12 mars 2009 à 18h58
 
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Re:Croire en l'avenir ...

Voilà le discours qu'il faut tenir de plus en plus afin que dans notre entourage, on comprenne qu'il faut changer.

Changer son mode de déplacement, changer sa façon de manger, de consommer, en fait, de vivre....

Alors tout cela est bien beau mais il faut le marteler car autour de nous, c'est plutot CONSOMME, PREND mais ne REND RIEN.

MOi aussi j'ai déjà commencé à grignotter tranquillement se système qui s'effondre.

fab08022 | 12 mars 2009 à 20h42
 
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Re:Re:Re:oui,mais

Il y a également une autre variable à laquelle il faut penser :
Dans un écosystème, la régulation des populations (par exemple les rats) est faites d'elle-même ! En l'absence d'un super prédateur, une espèce va croître de façon exponentielle jusqu'à atteindre un seuil où la quantité de nourriture et l'espace vital nécessaire par individu, vont décroître proportionnellement à l'augmentation de la population de ladite espèce...
Une fois ce seuil atteint, les maladies, la concurrence intraspécifique, la baisse de la nourriture, de gîtes, etc... va conduire cette espèce à accuser de très fortes baisses dans ses rangs, et ce, de façon souvent brutale...
Maintenant, si l'on rapporte cette évolution en courbe ascendante puis franchement descendante d'une espèce lambda à l'Homme, on peut présager le pire !
Du fait de l'augmentation de la démographie, nous allons nous retrouver avec des problèmes majeurs !
Il va falloir grignoter sur les terres agricoles ou sylvicoles (ce qui n'est pas du tout mieux) pour créer de nouvelles zones de constructions afin de loger un plus grand nombre. Mais cet état de fait va nous conduire à une baisse de la production de denrées alimentaires, d'où une diminution de l'accès à la nourriture pour de plus en plus de personnes... Mêmes problèmes concernant l'eau potable : Lorsque l'on sait que seulement 1 % de l'eau douce disponible sur l'ensemble de la Terre est potable, l'augmentation de la population peut nous laisser présager le pire !!!
Je pense que dans le cas de l'Homme, ceux seront les guerres qui seront le meilleurs moyens de réduire la population mondiale (mais attention einh, je ne pense qu'il faille déclencher des guerres pour se faire, je suis un profond pacifiste !) ; mais ces guerres seront déclenchées de toute façon, car lorsque l'on prive une espèce animale de ses besoins vitaux, elle fera tout pour se les procurer ailleurs, y compris s'il est nécessaire d'aller la chercher sur le territoire d'une espèce voisine...

L'Auré des bois | 12 mars 2009 à 21h00
 
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Re:Re:Re:Re:oui,mais

bonsoir
Ex paysan eleveur du nord puis forestier du sud ouest,j'ai remarqué plusieurs fois que lorsqu'une plante est agressée ou qu'elle "sent" (maladie,pietinement,tondeuse) que sa vie est en danger,elle developpe immédiatement ses organes sexuels afin de se reproduire tres rapidement .
Les humains français ont reagit de la meme façon apres 14/18 et 39/45 en faisant des enfants suite aux agressions que la population avait subit.
Les pays pauvres ont aussi beaucoup d'enfants a cause de la misére et de la malnutrition....
La solution est elle dans un meilleur partage des richesses et une plus grande sécurité des populations?.
La réponse n'est pas simple .....

le pere noel | 12 mars 2009 à 22h02
 
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