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CSC : le retrait de l'Europe ?

Energie  |    |  Dorothée Laperche Actu-Environnement.com

Le groupe ArcelorMittal aurait retiré le projet Ulcos (Ultra-Low Carbon dioxide) pour le captage et le stockage du CO2 (CSC) émis sur le site de Florange à cause de difficultés techniques, a indiqué jeudi la Commission européenne. Dernier en course, il marque l'abandon de tous les projets européens de captage et de stockage du dioxyde de carbone (CSC) qui étaient en lice cette année, selon la commission. Celle-ci a lancé en 2009 le programme NER300 pour financer des démonstateurs industriels. Il prévoit d'apporter près de 50% du coût prévu des projets retenus. Ce fonds serait alimenté grâce à la vente sur le marché du carbone de 300 millions de quotas d'émissions de CO2. Ce financement, pour Ulcos, représentait 240 millions d'euros.

Initialement, l'Europe espérait disposer d'une douzaine de démonstateurs qui puissent fonctionner sur la période 2016-2020. Avec un prix de la tonne de CO2 faible, le nombre de projets sera certainement inférieur aux prévisions. "L'ordre de grandeur du prix d'une opération dans son ensemble s'élève aujourd'hui à 60 euros par tonne de CO2, dont 80% est dû à l'étape de captage. Par comparaison, le marché du CO2 est inférieur à 10 euros la tonne", avait précisé Isabelle Czernichowski-Lauriol, présidente de CO2GeoNet, dans une interview accordée en mai à Actu-environnement. Ce type d'expérimentation reste cependant essentiel pour la recherche. "Les pilotes de stockage permettraient de tester nos outils de surveillance et de modélisation dans des configurations géologiques et de profondeurs plus variées, a expliqué Isabelle Czernichowski-Lauriol, (…) cela nous permettra notamment de faire baisser les coûts des techniques de surveillance mais également de développer des méthodes qui puissent être implémentées rapidement et qui soient capables de donner des informations en continu et en temps réel".


Selon Reuters, le gouvernement aurait assuré que le projet sur le site de Florange serait maintenu malgré le retrait de la candidature d'ArcelorMittal. Ulcos pourrait ainsi concourir au prochain appel d'offres, qui sera lancé l'année prochaine par la Commission européenne.

Le projet avait reçu un permis exclusif de recherche en octobre 2011. Selon la demande de permis, le projet de démonstrateur aurait pu réduire de plus de 25% des émissions de CO2 du site. Une usine du type de Florange, selon ce même document, émettrait en condition normale, deux tonnes de CO2 par tonne d'acier produite.

Outre ArcelorMittal, un consortium de 48 entreprises et organisations, dont EDF, Air Liquide, ThyssenKrupp soutenait financièrement et techniquement Ulcos.

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