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Le Conseil supérieur de la prévention des risques technologiques donne son feu vert à la cuve de l'EPR

Risques  |    |  Laurent RadissonActu-Environnement.com

Le débat a semble-t-il été fourni. Mais c'est au final un avis favorable, adopté par 25 voix contre quatre, que le Conseil supérieur de la prévention des risques technologiques (CSPRT) a rendu sur le projet d'avis de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) relatif à la cuve du réacteur EPR de la centrale nucléaire de Flamanville (Manche).

Le projet d'avis relatif à l'anomalie de composition de l'acier du fond et du couvercle de cette cuve avait été présenté par l'ASN en juin dernier, avant d'être soumis à la consultation du public entre le 10 juillet et le 12 septembre. Selon le gendarme du nucléaire, la cuve présente une résistance suffisante en cas d'accident, malgré l'anomalie qu'il avait révélée en avril 2015, mais il exige en revanche d'EDF la mise en œuvre de "contrôles en service" périodiques ainsi qu'un changement de couvercle d'ici 2024.

Le CSPRT a pris acte de "l'ampleur des programmes d'essais qui a été réalisé", de "la démonstration que les risques sont suffisamment prévenus et limités" et des engagements pris par EDF pour "s'assurer dans le temps de l'absence de phénomène de dégradation inattendu" du fond de la cuve. Il demande seulement à ce que la machine d'inspection destinée à réaliser les contrôles périodiques soit réalisée avant la mise en service du réacteur, que les procédures de contrôle soient réalisées avant la première visite de contrôle et que ces contrôles portent au moins sur le quart de l'épaisseur de la cuve.

"Séance folle"

L'association Robin des bois s'est prononcée contre le projet d'avis avec France Nature Environnement (FNE), l'UFC Que Choisir et le Groupement des scientifiques pour l'information sur l'énergie nucléaire (GSIEN). Elle dénonce dans un communiqué cette "séance folle" du CSPRT "devenu pendant quelques heures le Conseil de promotion des risques technologiques".

Seule consolation, relève l'ONG, le CSPRT a rejeté une proposition d'amendement de la sous-commission permanente sur les appareils à pression qui aurait permis de repousser à 2031 le remplacement du couvercle de la cuve. Cet amendement a été repoussé par seize voix, dont celle du président du CSPRT Jacques Vernier, contre treize.

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