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Débat national sur l'énergie : les personnalités nommées pour encadrer les discussions ne font pas l'unanimité

Energie  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com

Les cinq personnalités choisies le 10 novembre par le gouvernement pour animer le débat national sur l'énergie, qui démarrera le 20 novembre, sont loin de faire l'unanimité. L'association Greenpeace a annoncé qu'elle ne participerait pas aux discussions.

Pour rappel, font partie du comité de pilotage qui sera présidé par Delphine Batho, la ministre de l'Ecologie : l'ex-patronne d'Areva Anne Lauvergeon, l'ex-directeur de Greenpeace Bruno Rebelle, la directrice de l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri) Laurence Tubiana, le climatologue Jean Jouzel et enfin l'ex président du conseil d'administration du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) Pascal Colombani.

Greenpeace dénonce "la présence de personnalités connues pour être d'ardents défenseurs du nucléaire". Après avoir été reçu par la ministre de l'Ecologie, hier en fin d'après midi, le directeur de l'ONG Jean-François Julliard a déclaré : "Nous ne participerons pas au débat car nous n'avons plus confiance dans ce débat et dans la réelle volonté du gouvernement de réussir la transition énergétique".

Globalement, les principales associations de défense de l'environnement regrettent de ne pas avoir été concertées et se disent de plus en plus réservées sur le futur débat. Dans un communiqué de presse commun, elles déclarent : "Alors qu'un comité de pilotage nécessite des personnalités de dialogue, aptes à animer un débat tout en gardant la plus grande neutralité, le gouvernement semble vouloir donner une place de choix au lobby du nucléaire avec deux membres sur six au sein de l'instance sensée servir de « cerveau » au futur débat sur la transition énergétique". Le fait que Delphine Batho préside ce comité, devenant ainsi "juge et partie" dérange également les ONG. Elles demandent "qu'au moins un des deux représentants de la filière nucléaire quitte ce comité et qu'un rééquilibrage soit réalisé, notamment en intégrant un représentant du monde de l'efficacité énergétique et en instaurant une présidence neutre".

Réactions2 réactions à cet article

 

Il faut les comprendre, le prix du kWh nucléaire n’arrête pas d'augmenter, alors que le kWh solaire n'arrête pas de baisser => le seul avenir du nucléaire (mis à part les déchets) passe par le lobbying car il est tout simplement condamné par les lois du marché pour plusieurs raisons :

PRIX: il est déjà moins cher de produire de l'électricité solaire aux USA, en Inde et en Espagne (4c le kWh*), et bientôt en France (2015 à 2020 d'après le ministère de l'industrie), et ce d'autant plus si vous rajoutez les énormes coûts cachés qu'il faut additionner aux 9c du kWh de Flamenville (recherche**, assurance***, démantèlement**** et déchets*****).
http://www.industrie.gouv.fr/portail/secteurs/enersolairephoto.html

DELAIS: L'Italie a installé une capacité de 9 GW photovoltaïques en 2011 (soit la capacité d'1,1 réacteur nucléaire). Il a fallut 13 ans pour construire le dernier réacteur français (Civaux). En combien de temps la France peut-elle remplacer ses 23 réacteurs de plus de 30 ans par 13 EPR ? Mieux vaut fermer les yeux, croiser les doigts et continuer avec les anciens...

URANIUM : L'AIEA estime à 159 kt/an la consommation d'uranium d’ici 1 à 2 décennies et les réserves mondiales à 6 millions t (dont 3,3 prouvées). 6 Mt / 159 000 = 38 ans. Cela vaut-il le coup de prendre le risque d'un fukushima et de laisser des déchets pour des centaines de milliers d'années pour 38 ans d’électricité ?

François | 13 novembre 2012 à 15h44
 
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ADAPTATION A LA DEMANDE : le nucléaire est très peu adaptable et l'adéquation à la demande se fait principalement par l'hydraulique et les centrales à gaz. Jusqu'à présent, la politique française de développement du chauffage électrique (75% des constructions neuves) permettait d’empêcher le développement des énergies intermittentes, tout en offrant un débouché à l'électricité nucléaire.
Avec les énormes perspectives du stockage solide de l’hydrogène, à T° et pression normales, donc sans danger, l’énergie produite par le solaire, l'éolien, etc... pourra être stockée (sous forme d'hydrogène obtenu par hydrolyse de l'eau) et utilisée à la demande sans passer par le réseau électrique, via des piles à combustible. De plus, l'hydrogène est en passe de pouvoir être produit très simplement et à bas coût de manière délocalisée par photosynthèse artificielle, tout en produisant de l'eau dépolluée !

Donc, pas d'inquiétude pour alimenter les futures voitures à PAC, mais la vraie inquiétude devrait concerner toutes les actions de lobbying qui vont être faites par certains, pour retarder voire empêcher le développement d'une économie hydrogène, et donc protéger la filière obsolète du nucléaire.

François | 13 novembre 2012 à 15h49
 
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