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Le débat national sur l'énergie, c'est maintenant ?

Lancé en novembre, le débat national sur la transition énergétique tarde à se concrétiser. La construction du dispositif de cadrage a pris du temps mais le comité de pilotage estime que désormais tout est en place pour aborder le fond du sujet.

Energie  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com
Le débat national sur l'énergie, c'est maintenant ?

"On va ouvrir le débat sur le fond aujourd'hui. Notre phase d'installation est terminée même si on va continuer à apprendre en marchant", a commenté Laurence Tubiana, facilitatrice du débat national sur la transition énergétique, lors d'une conférence de presse organisée en amont de la troisième réunion du Conseil national du débat, ce 24 janvier.

Jusque-là, les discussions ont davantage été consacrées à la forme et à l'architecture de ce débat. Car celui-ci se veut national, avec un Conseil national chargé in fine de rédiger des recommandations en vue de la loi de programmation sur la transition énergétique, mais aussi décentralisé, en impliquant au maximum à l'échelon local les citoyens et les collectivités.

Les différents comités (groupe des experts, groupe de contact des entreprises de l'énergie, comite de liaison du débat décentralisé) ont été installés. Le Conseil national a quant à lui commencé à plancher, par groupes de travail, sur les cinq questions auxquelles doit répondre le débat : quelle trajectoire énergétique pour que la France remplisse ses engagements nationaux et internationaux, quelle gouvernance de l'énergie, quelles énergies renouvelables privilégier, comment aller vers la sobriété énergétique et avec quels financements organiser la transition énergétique ?

Poser les bases du débat

L'ordre du jour de la troisième réunion du Conseil national était dédié aux premières restitutions de ces groupes de travail et au dossier du débat, qui constituera la base des discussions. Celui-ci devra être pédagogique et compréhensible par le plus grand nombre, expliquer l'objectif du débat, fournir les outils nécessaires à la compréhension des différents enjeux (environnementaux, économiques, sociaux…), présenter différents scénarios de transition et les positions des différents acteurs. Il devra être finalisé d'ici fin février avec une première partie disponible fin janvier.

Les enjeux de la mobilisation citoyenneMarie Jo Sader
 
"Nous allons travailler la matière intellectuelle et technique du débat et poser les problématiques", explique Laurence Tubiana. Car toute la difficulté de l'exercice réside là : avoir un débat le plus ouvert possible qui doit aboutir, dans un délai imparti relativement court (juillet), à un consensus sur le plus grand nombre de points possibles permettant de rédiger des recommandations pour l'avenir énergétique de la France.

"Il ne faut pas se noyer dans 1.000 considérations, explique Alain Grandjean, du comité de pilotage du débat. Le rôle du groupe des experts va être de poser un certain nombre de thèmes et de les éclairer", afin de canaliser les discussions.

Le dossier posera également quelques prérequis au débat, qui ne sont autres que les engagements du Président de la République pour une réduction de la part du nucléaire dans la production d'électricité française de 75 à 50%, pour la fermeture de Fessenheim d'ici 2016 et pour l'interdiction de la fracturation hydraulique pour l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste.

Mobiliser les citoyens

L'enjeu est de donner le maximum d'outils possible pour que le débat puisse s'organiser au niveau local. Plusieurs régions ont déjà lancé la concertation, à l'instar du Pays-de-la-Loire, de PACA, de l'Ile-de-France, de Rhône Alpes et de l'Aquitaine. Mais reste à mobiliser le plus grand nombre, ce qui est loin d'être gagné à en croire France nature environnement (FNE) : "Un récent sondage [réalisé par Ipsos pour le Syndicat des énergies renouvelables (SER)] montre que quatre citoyens sur cinq n'ont pas entendu parler de ce débat".

Sur ce point là, tout n'est pas arrêté. Un site Internet va être lancé fin janvier. Un comité citoyen va être installé mi-février afin de vérifier que le débat est accessible et lisible pour le grand public, trois journées de l'énergie vont être organisées les 29, 30 et 31 mars sur le modèle des journées du patrimoine, et une journée citoyenne le 25 mai. Mais ce dispositif sera-t-il suffisant pour mobiliser les foules, s'interroge Georges Mercadal, du comité du pilotage du débat (voir vidéo). Le plus dur reste à faire.

Réactions15 réactions à cet article

 

Un débat national sur la transition énergétique ?
Bien sûr qu'il est nécessaire.
Il faut d'une part que TOUS puissent s'exprimer, et que TOUS soient entendus...

Tireman | 25 janvier 2013 à 10h07
 
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Halala, que de blabla ! On dirait qu'ils flottent complètement sur un nuage lointain sans plus aucun sens des réalité des gens ou alors qu'ils ne souhaitent vraiment pas la participation des gens ! Et puis 3 réunions en 3 mois, c'est pas très sérieux...il serait temps de mettre un coup d'accélérateur là...
Que des consultations multiples aient lieu avec de nombreuses parties prenantes de la société civile, c'est très bien mais s'ils souhaitent réellement la participation des gens (je veux dire ceux qui ne sont pas membre d'organismes de la société civile), il faire un décret en direction des mairies (avec sanction en cas de non-respect) pour qu'elles communiquent clairement, rapidement (au moment souhaité) et à plusieurs reprises à leur administrés (par les tous les canaux disponibles en fonction de la taille et des moyens de la mairie : journal de la commune, affichage dans les rues et en mairie, courrier, etc.) pour les inviter à des débats thématiques en mairie/salle polyvalente/foyer culturel/etc. dont les synthèses seront remontées au niveau national pour être analysées de manière statistique afin de connaitre l'avis plus réel de la population : ça, se serait du concret !

Lionel | 25 janvier 2013 à 10h44
 
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TOUTES LES DECISIONS SUR L'ENERGIE ONT ETE PRISES SANS AVIS ! ! !
Jusqu'à ce jour,aucune forme d'énergie n'a été prise avec une consultation du peuple français ET L'ON VOUDRAIT QUE CA CHANGE ! ! !
Serait il trop tard ? Je le crains pour beaucoup d'entre elles. Réduire la consommation d'énergie est possible,c'est une volonté gouvernementale,nous le voyons bien avec les automobiles qui consommaient 2x plus que maintenant en polluant moins,la technologie existait mais était freinée par les consorsiums.Il en va de même avec le courant électrique,VIVE LES L.E.D,LES BASSES CONSOMMATIONS ET autres.Mais quand on sait que pour faire tourner une usine d'aluminium il faut la puissance électrique dégagé par un réacteur nucléaire.....Les énergies alternatives ne sont qu'un soutien minimum à notre consommation, MAIS A QUEL PRIX ET AU PROFIT DE QUI ? ? ?

kyrnos43 | 25 janvier 2013 à 18h37
 
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Tout à fait d'accord avec Lionel, Je ferai suivre aux Maires que je connais bien, le ou les préambules à ces actions !

Claude | 27 janvier 2013 à 19h59
 
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Je suis ingénieur et cela fait plusieurs mois que je m'intéresse à l'innovation en matière d'énergie.
D'après cet article la mobilisation citoyenne est un élément du débat je suis quelqu’un de mobilisé dans le domaine de l’énergie.
Afin d'alimenter ce débat, je me permets partager avec vous différentes informations concernant d'autres technologies avancées et méconnue des décideurs pour la production d'énergie : les machines à énergie libre.
Depuis plus d’un siècle ces technologies ont été développées partout à travers le monde par des centaines d’inventeurs. Des dizaines de test on été réalisés et plusieurs centaines de brevets on été déposés. Ces technologies on un potentiel énorme compte de tenu de la situation actuelle. J’ai collecté plus de 2000 pages de documents sur ces machines qui permettent de s’affranchir des énergies fossiles, du nucléaire, qui ne polluent pasn qui sont peu onéreuses à fabriquer et dont certaines produisent d'importantes quantités d'énergie.
Trois technologies principales sont à l'étude dans de nombreux pays et ont connues de nombreuses réplications :
-Les moteurs magnétiques : cette technologie facile a fabriquer permet de fabriquer des moteurs électriques dont le COP est largement supérieur à 1.
-L'utilisation de l'eau comme carburant : l'eau au même titre que le pétrole peut être utilisée comme carburant en transformant l'eau en un gaz combustible. Des dizaines d'inventeurs à travers le monde ont développé cette technologie.

Sylvain | 28 janvier 2013 à 11h06
 
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-La fusion froide : plusieurs expériences ont montré qu'il était possible de réaliser une fusion à froid (à faible température) pour la production d'importante quantités d'énergie.

Sylvain | 28 janvier 2013 à 11h08
 
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D'un côté, je regrette que la mobilisation citoyenne que le gouvernement semble souhaiter apparaisse bien lointaine : quel individu lambda, qui ne lit pas ce genre de presse, est au courant de ce grand débat sur la transition énergétique ? Comme le dit très bien Lionel, tout cela manque de concret !

D'un autre côté, peut-on vraiment demander à l'individu lambda son opinion sur l'avenir énergétique de notre pays ? Loin de moi la prétention de m'élever parmi les hautes sphères pensantes de notre société, néanmoins il faut reconnaître que peu de personnes sont capables de penser une transition énergétique RATIONNELLE et REALISTE, non entachée d'idéologies bio-écolo... (pas moi en tout cas)

Swiffer | 29 janvier 2013 à 10h01
 
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A Sylvain: puis je respectueusement vosu signaler vous avez oublie le mouvement perpetuel me semble t-il? J'avais vu fonctionner certaines de ces petites machines lors de plusieurs concours Lepine...

utop | 29 janvier 2013 à 10h52
 
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@Swiffer :
Oui et non je dirais :
- oui, les gens peuvent tout de même débattre sur le choix entre les différents scénarios qu'on leur proposera (et si le débat officiel en oubli certain, certaines asso seront là pour rappeler qu'ils existent, que c'est possible aussi de telle ou telle manière) en prenant en compte les principaux impacts sur l'environnement et le réchauffement climatique, la santé respiratoire et la sûreté des riverains, l'indépendance énergétique réelle ou factice (pétrole, uranium) et aussi sur les droits de l'homme à l'étranger (c'est tout l'enjeu de la simplification qu'on à faire les niveaux nationaux du débat je penses) ;
- non, si le travail de simplification a été mal mené, instrumentalisé/biaisé, bâclé ou fait que partiellement au niveau national, et que les assos n'ont pu réagir suffisamment fort pour que cela soit bien fait ou n'ont pas pu faire suffisamment entendre leur voix, les gens ne pourront s'impliquer comme il faut ;
- non, les idées "bio-écolo" ne font pas de mal car elles reposent sur la réaction (plus ou moins scientifique) des gens par rapport à des impacts environnementaux qu'ils ne supportent plus et avec des idées, des maturités et des attentes très diverses (pas classable dans une seule case) ; je pourrai te répondre : "les gens ont-ils vraiment la capacité de participer sans que le débat ne soit teinté de négationnisme des impacts environnementaux" : cela doit représenter toute la société, dans sa diversité d'opinion.

Lionel | 29 janvier 2013 à 12h54
 
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Comment voulez-vous que nous, citoyens lambda, nous intéressions réellement au débat énergétique, alors qu'on nous annonce que tout est déjà décidé.
Fessenheim sera fermé puisque tel est le désir de notre président,
Les énergies renouvelables sont déjà amplement subventionnées grâce à notre facture d'électricité et à nos impôts, car sinon personne n'installerait de panneaux sur son toit, ni d'éoliennes dans son champ,
Le projet de loi sur la transition énergétique est déjà passé à l'Assemblée Nationale.
C'est quoi ce simulacre de débat puisqu'il ne s'agit nullement de nous demander notre avis?

Françoise | 29 janvier 2013 à 13h59
 
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Le débat sert à canaliser les ardeurs des 2% et quelques partenaires du gouvernement qui ont des porte voix disproportionnés. Autrement, Françoise a raison, c'est déjà dans les tuyaux.
Je suis perplexe devant la transformation de l'eau en gaz combustible et très curieux d'en savoir davantage sur ce génie (sans bouillir?). Merci à lui d'intervenir massivement dans le débat, ça va être palpitant...

Albatros | 29 janvier 2013 à 15h05
 
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Bien d'accord avec aussi avec toi Françoise : normalement (mais souvent QUE "en théorie"), c'est le débat d'abord, les propositions de lois (stratégiques ou non) ensuite. Même les parties prenantes qui sont plutôt pour (dans l'idée générale) ont par exemple vivement critiqué la proposition de loi Brottes. Mais il ne faut pas oublier non-plus que tout cela est modifiable --> en fonction des résultats du débat, espérons le.

Lionel | 29 janvier 2013 à 15h32
 
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Bonjour, Merci Lionel pour cette présentation des enjeux clairs et bien synthétisé. Oui les citoyens ont des droits et oui ils ont des responsabilités. A mon avis, les grands changements ne peuvent se faire que du bas vers le haut de la société.
@ utop et albatros, lors de mon commentaire précédent j'ai posté différents liens et articles sur les machines à énergie libre (en tout des centaines de pages de brevet et schémas). Cependant il n'on pas pu être publiés car selon le modérateur ces liens ne proviennent pas de sources "officielles". Ces machines sont dans les cartons depuis plus de 50 ans pour certaines... va on continuer ainsi dans la voie suicidaire actuelle?
Certe la technologie ne résout pas tout le principal étant l'éducation et l'élévation du niveau de conscience.

Sylvain | 29 janvier 2013 à 16h15
 
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Je voudrais tout d'abord répondre à Françoise elle se plaint que les énergies renouvelables coutent cher, mais madame pourquoi vous ne posez pas la question à EDF qui ponctionne 1% de votre facture pour le comité d'entreprise, pourquoi vous ne demandez pas à ce groupe pourquoi les agents payent que 10% de la facture EDF Arrêtez de crier haro sur les énergies renouvelables, beaucoup d'investissement est fait par des particuliers qui mettent 15 ans pour rembourser leurs prêts. Soyez sympa Madame vous êtes bien contente de vous éclairer de vous chauffer ect..... Pouvez vous me dire Madame pourquoi vous ne vous elevez pas contre certaine profession qui ont un abattement de 7500 Euros systématique sur la feuille d'imposition et bien d'autre avantages ou il faudrait un livre de 500 pages pour toutes les dénoncées. Je ne vous en veux pas Madame parce que vous ignorez.

Sans rancunes

Cordialement

Henry

Henry | 23 février 2013 à 18h25
 
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Ce cher Henri…
Tout serait donc la faute des "luxueux avantages" du personnel d’EDF ?
Allons Henri, un peu de mesure.

Il faut savoir, Françoise, qu’un rapport de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) indique que la facture en électricité des ménages français sera augmenté de 30% sur les quatre ans à venir, ce, essentiellement afin de financer les énergies dites « renouvelables » par le biais de la contribution au service public de l'électricité (CSPE).
Le soutien aux énergies vertes devrait coûter 3 milliards d'euros en 2013.
Aujourd’hui en France métropolitaine, 3,8 millions de ménages (14,4 % de l’ensemble) sont en situation de précarité énergétique.

En fait, sur 2013, la CRE a établi des charges provisionnelles de la CSPE à un coût globale de 7 milliards, partagé entre les ménages et les entreprises, dont 1 pour les dispositions sociales et les DOM/la corse.

Celaa laisse en fait 6 milliards de béquille aux ENR, soit 205€ pour chacun des 30 millions de foyer français.
En effet, la partie payée par les entreprises sera forcément répercutée sur les consommateurs, soit par des augmentations de tarif, des baisses de salaires, ou la compression des coûts...
C'est bien mieux quand ont dit tout !

Tireman | 25 février 2013 à 11h37
 
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