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Déclaration de Strasbourg : l'Europe s'engage à renforcer la protection de la biodiversité

Biodiversité  |    |  Félix Gouty  |  Actu-Environnement.com

Les ministres européens de l'Environnement ont réaffirmé leur ambition de « ramener la nature dans nos vies et faire en sorte que la biodiversité de l'Europe soit sur la voie du rétablissement d'ici 2030 ». Réunis les 24 et 25 février derniers à Strasbourg par la présidence française du Conseil de l'Union européenne, ils ont adopté la « déclaration de Strasbourg », aux côtés du commissaire européen à l'environnement, aux océans et à la pêche, Virginijus Sinkevičius.

« La déclaration de Strasbourg dresse un état des lieux des positions communes des États-membres et réaffirme l'ambition de l'Union européenne dans la lutte contre les principales pressions pesant sur les habitats et les espèces », énonce le ministère français de la Transition écologique. Le texte prône ainsi l'extension du réseau Natura 2000, désormais trentenaire, dans le but d'atteindre 30 % d'aires protégées d'ici à 2030 (contre 18 % sur terre et 9 % en mer, actuellement).

Il recommande également le lancement, par la Commission européenne, « d'une réflexion sur l'opportunité et les contours possibles d'un fonds dédié à la biodiversité », permettant la mise en œuvre de futurs plans de restauration des écosystèmes terrestres et marins. En outre, il préconise de simplifier et de faciliter l'accès aux financements, notamment en consacrant 7,5 % des dépenses annuelles de l'Union aux objectifs de protection de la biodiversité, dès 2024 (puis 10 % en 2026 et 2027).

La première action concrète issue de cette déclaration concerne la région Grand Est. Le projet « Life Biodiv'Est », lancé dans le cadre de l'Instrument financier européen pour l'environnement (Life), consacrera 26,1 millions d'euros sur dix ans à la création de dix nouvelles réserves naturelles régionales, à l'élaboration de dix plans d'action pour protéger des espèces locales menacées et à la plantation de 1000 kilomètres de haies.

Réactions3 réactions à cet article

 

C'est très bien de la part des ministres de l'environnement de réaffirmer des ambitions fortes en faveur de la biodiversité.
Mais que pèsent-ils face à leurs homologues aux finances, à l'économie, l'agriculture, l'industrie ou encore le tourisme ? Ceux-là ne savent même pas que la biodiversité existe, sauf s'il s'agit d'une ressource exploitable, d'une opportunité pour un coup de com' ou d'un obstacle à la réalisation d'un projet générant du cash-flow.
Et quand on voit qu'en France, l'actuelle Secrétaire d’État à la biodiversité déclare au sujet du projet très controversé d'exploitation du gisement de lithium en baie d'Audierne (classée site Natura 2000, zone Ramsar et potentielle réserve naturelle régionale) qu'il ne faut rien s'interdire, on mesure la vacuité du niveau de conviction réel d'un certain personnel politique en faveur de la protection et de la reconquête de la biodiversité !

Pégase | 01 mars 2022 à 09h42
 
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Il y a multiplication de bonnes intentions dans la stratosphère de L' U.E. mais au niveau des territoires subsistent des systèmes bien fermés qui ne changent aucunement leurs pratiques, et avalisent les projets comme on enfile les perles ... Avant que disparaisse les 25 ha de La Celle Saint Avant à partir du Pont Saint Jean : la zone des Boires, des Ecardeux, et ses habitats patrimoniaux et espèces végétales + animales protégées -38 taxons protégés seraient potentiellement détruits- et aussi 12,5 ha bois + taillis, et de la Zone Humide ( 1ha ), il serait intéressant de venir visiter avant disparition complète. Il y a justement le TRAIL sud Touraine ce w.e. 5 mars. La zone est giboyeuse, zone de promenades, GR 48, avec le bord de la Creuse. On attend aussi un sursaut dans la région Centre, MEME à 37 La Celle Saint Avant, de ne pas laisser éradiquer cette zone, car c'est interdit ! Pourtant GSM, mais aussi les services préfecture, DDT, dreal, la com com, la mairie ont approuvé le projet, en passant outre l'interdiction : déroger "aux espèces protégées" pour y extraire des granulats. Non ! GSM a une alternative (déjà une emprise dans la même commune, avec autorisation jusqu'à 2032 !!), et ce projet ( 25 ans d'exploitation ! ) n'est pas d'utilité PUBLIQUE. On verra ce jeudi 3 mars, au conseil Com Com Sud Loches, vous allez respecter les belles paroles de protéger la nature, ou laisser éradiquer tout ce qui pousse, et vit dans cette zone ?

J Cl M 44 | 01 mars 2022 à 16h24
 
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Et que dire du pont de Jargeau sur la Loire, qui vient détruire des hectares de zones de nidification d'oiseaux protégés et qui n'a en réalité qu'une bien piètre utilité...sa construction avait été empêchée par le tribunal administratif d'Orléans et pourtant le département du Loiret a repris sa construction. Ceci pour pouvoir desservir à l'aéroport d'Orléans qui ne sert à rien , sauf à accueillir des milliardaires qui viennent en jets privés chasser en enclos dans leurs châteaux de Sologne! Voilà où en sont réduites les belles paroles sur la protection de la biodiversité: du blabla et encore du blabla. Et je ne parle pas de toutes les destructions d'arbres en ville , qui battent leur plein partout sur le territoire, privant définitivement d'abri la pauvre faune qui tente de survivre (voir les projets délirants du maire de L'Haÿ les Roses, et s'il n'y avait que lui !). Tout ça donne envie de vomir.

gaïa94 | 07 avril 2022 à 00h15
 
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