Robots
Cookies

Préférences Cookies

Nous utilisons des cookies sur notre site. Certains sont essentiels, d'autres nous aident à améliorer le service rendu.
En savoir plus  ›
Actu-Environnement

Le feu vert de la Commission européenne pour l'interdiction des trajets courts en avion

Transport  |    |  Nadia Gorbatko

Cette fois, l'interdiction des lignes aériennes en cas d'alternative en train de moins de deux heures et demie est en bonne voie. Jugé conforme au droit par la Commission européenne, jeudi 1er décembre, l'article 145 de la loi Climat et résilience d'août 2021 pourra désormais faire l'objet d'un décret, « le plus rapidement possible », après la soumission du texte à la consultation du public, puis au Conseil d'Etat.

Considérée comme « inefficace et disproportionnée par rapport à l'objectif poursuivi », susceptible d'introduire « une discrimination entre les transporteurs aériens », cette mesure phare de la loi, issue des propositions de la Convention citoyenne pour le climat, avait été contestée par des aéroports et des compagnies aériennes devant les instances européennes. Le 15 décembre 2021, la Commission avait donc décidé de procéder à un examen plus approfondi de l'article.

Son feu vert, salué par Clément Beaune, ministre chargé des Transports, introduit cependant quelques restrictions à la mesure initialement prévue. Valable pour trois ans seulement, cette interdiction devra en effet être évaluée au terme de cette période. Les liaisons ferroviaires concernées devront aussi faire la preuve qu'elles assurent « un service suffisant », plusieurs fois par jour, avec des fréquences et des horaires adaptés, permettant notamment « plus de huit heures de présence sur place dans la journée » et « sans changement de train entre ces deux gares ».

En juin 202I, le Réseau action climat (RAC) avait estimé que cinq lignes seulement pourraient être concernées : Paris-Bordeaux, Paris-Lyon, Paris-Nantes, Paris-Rennes et Lyon-Marseille. Ce nombre risque encore de diminuer. Quant aux jets privés, ils échappent toujours à cette règle.

Réactions2 réactions à cet article

 

Le projet initial du gouvernement prévoyait d'exonérer de cette interdiction les vols courts dévolus principalement aux correspondances (on suppose par exemple que les vols sur Roissy n'auraient pas été concernés). Or, dans son habituelle dévotion envers la "concurrence libre et non faussée", la Commission a interdit à la France de pratiquer cette exonération! Comme quoi, lorsque l'on fait un recours il faut toujours être prudent, le remède peut s'avérer pire que le mal!
Sur le fond cet aspect de la décision de la Commission est d'une ineptie totale car, lorsque les vols entre les grandes métropoles régionales avec CDG seront bannis, que croyez vous que vont faire les voyageurs? Ils s'envoleront non plus sur Air France mais pour Francfort, Amsterdam ou Londres pour le plus grand bénéfice de Lufthansa, KLM ou British Airways! Ou l'art de se tirer une balle dans le pied, spécialité bien française.....que personne ne nous envie!

BIB57 | 05 décembre 2022 à 13h26
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Bonne idée mais qui ne prend pas en compte les grèves des cheminots qui en profitent très largement. Dommage !

Lili64 | 05 décembre 2022 à 16h05
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question au journaliste Nadia Gorbatko

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]