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Un décret révise la PPE de la Guyane et acte la future centrale du Larivot

Energie  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

Le 29 août, le Gouvernement a publié un décret qui révise la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) de la Guyane. Pour rappel, la PPE a été instaurée par un précédent décret daté du 30 mars 2017 pour les périodes allant de 2016 à 2023. Ce nouveau décret acte l'utilisation de bioliquides en tant que combustible pour la future centrale thermique du Larivot, dès le début de son exploitation.

En effet, la PPE initiale de Guyane prévoyait de remplacer la centrale au fioul lourd de Degrad-des-Cannes - qui doit être arrêtée fin 2023 - par une centrale à fioul léger. Puis en octobre 2020, Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, avait annoncé que la nouvelle centrale serait alimentée par de la biomasse liquide (biocarburants). « Les biocarburants utilisés respecteront les critères de durabilité et seront conformes aux directives européennes. L'utilisation d'huile de palme et de soja sera notamment exclue », avait assuré le ministère.

La nouvelle centrale du Larivot, portée par EDF, fonctionnera donc « dès sa mise en service commerciale aux bioliquides, au gaz naturel et au fioul léger », précise le nouveau décret. Il prévoit aussi la mise en place d'un plan d'approvisionnement « en bioliquides durables, incluant un volet lié à la production locale » d'ici à 2023. Les conditions techniques, environnementales et économiques de cet approvisionnement seront étudiées. Les bioliquides devront également respecter les exigences définies aux articles 29 et 30 de la directive 2018/2001 relative à la promotion de l'utilisation des énergies renouvelables.

La centrale thermique sera d'une puissance totale de l'ordre de 120 mégawatts (MW) « permettant de répondre à des besoins estimés à 80 MW de base et 40 MW de pointe dans la région de Cayenne ». De même, une centrale photovoltaïque de 10 MW sans stockage sera associée à cette centrale, maintient le décret.

Par ailleurs, le texte prévoit l'installation de 20 MW de puissance garantie à partir de sources renouvelables dans l'Ouest de la Guyane d'ici à 2023. « Le recours à des solutions hybrides d'énergie renouvelable avec stockage d'énergie longue durée, en particulier hydrogène, est possible », ajoute ce décret.

En revanche, les ONG environnementales contestent la future centrale du Larivot. Elles ont obtenu gain de cause, le 27 juillet dernier, auprès du tribunal administratif de Cayenne qui a suspendu les travaux de la centrale. Le préfet de la région Guyane et EDF ont déposé un recours contre cette décision auprès du Conseil d'État.

Réactions1 réaction à cet article

 

En clair, la Guyane va continuer à produire son courant avec du fuel pendant des années... La mention de l'hydrogène, projet fumeux de très long terme, montre bien que rien n'est prévu ! Et d'où donc pourra provenir le bio-combustible, à moins de raser la forêt et de détruire les mangroves ?! Il faudra soigneusement contrôler les importations, le rappel des cadres européens est assez inquiétant... Mais aussi, pourquoi ne met-on pas l'éolien magique qui pourrit nos paysages et nos côtes ?! La réponse est lumineuse, et invalide tous les projets métropolitains : l'éolien n'est pas fiable, il a besoin d'un back-up de même puissance...

dmg | 31 août 2021 à 09h47
 
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