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Déforestation : 43 millions d'hectares ont été perdus entre 2004 et 2017

Biodiversité  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com
Déforestation : 43 millions d'hectares ont été perdus entre 2004 et 2017

C'est une nouvelle étude alarmante que le WWF dévoile ce mercredi 13 janvier. Elle révèle que 43 millions d'hectares de forêts ont été détruits entre 2004 et 2017 sur les principaux fronts de déforestation à travers le monde. Soit une superficie équivalente à celle du Maroc.

L'ONG a identifié les 24 fronts les plus sévères, qui concentrent 52 % de la déforestation tropicale totale. Neuf se situent en Amérique latine, « une région qui connaît un déclin particulièrement dramatique des populations d'animaux sauvages illustrée par le récent rapport Planète vivante ». Ce dernier a montré que les populations de vertébrés avaient chuté de 68 % entre 1970 et 2016. Les autres fronts se situent en Afrique et en Asie-Pacifique.

L'étude révèle aussi que 45 % des forêts qui n'ont pas été détruites sont dégradées. « Elles (…) deviennent plus sensibles aux feux et plus à risque de déforestation définitive du fait de leur accessibilité. D'autre part, cette dégradation met à mal la capacité des forêts à fournir des services écosystémiques (épuration et rétention de l'eau, captation de carbone, production de nourriture et de matériaux, etc.) indispensables à l'homme », explique le WWF.

   
Fronts de déforestation © WWF
 
   
Les causes principales de ces atteintes ? En premier lieu, l'agriculture « commerciale » qui conduit à défricher de nombreuses zones pour le bétail et les cultures. C'est particulièrement le cas avec le soja et la production de bœuf dans les régions du Chaco et du Cerrado dans la zone amazonienne. Le rapport identifie aussi d'autres causes comme l'exploitation minière ou les infrastructures. « Quatre-vingt-quatre pour cent de la déforestation au Guyana est causée par l'exploitation minière », rapporte l'ONG, qui pointe les projets miniers industriels comme celui de la Montagne d'Or. Curieusement, le rapport mentionne aussi l'agriculture vivrière parmi les autres moteurs de déforestation, tout en réclamant de garantir le droit des populations autochtones.

Pour le WWF, une opportunité s'offre cette année à l'Union européenne pour légiférer. Plus d'un million de citoyens ont en effet répondu à la consultation publique lancée par la Commission en vue d'adopter un texte garantissant que les produits mis sur le marché européen ne sont pas liés à la déforestation. L'ONG demande également à la France la mise en œuvre effective de la stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI) qu'elle a adoptée en 2018. « Nous devons nous attaquer rapidement à ce fléau qui repose sur notre modèle de consommation. L'émotion suscitée par les immenses feux de forêts et la crise de la Covid-19 ont rappelé l'importance de protéger la nature », avertit Véronique Andrieux, directrice générale du WWF France.

Réactions7 réactions à cet article

 

la déforestation est très grave, mais la dévégétalisation des sols l'été en France est tout aussi grave !
ce n'est pas la biodiversité qui sauvera le climat mais c'est en sauvant le climat qu'on sauvera la biodiversité !
L'INRA a écrit à plusieurs reprises qu'il ne fallait pas cultiver l'été parce que ça consommait trop d'eau ... Totalement hallucinant !
L'arbre (le feuillus) est la plante qui transpire le plus l'été (évapotranspiration : 5000m3 à l'hectare et par an), si la vapeur d'eau est le principal gaz à effet de serre il faudrait couper tous les arbres, pourtant on fait exactement l'inverse pour lutter contre le dérèglement climatique ???

laurent | 13 janvier 2021 à 10h09
 
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On assiste impuissants face à ces destructions du vivant mais dans d'autres pays.
Ces terres n'ont pas d'histoire, obtenues par le vol et le meurtre de populations autochtones, ces nouveaux habitants sont anxieux de ne pas avoir terminé leurs crimes de conquêtes, alors l'écologie pas leur souci!!
Chez-nous on vaut pas mieux, sur une moyenne ville comme Le Mans, sans la moindre nécessité s'installent sur des terres bien plates, à haut niveau hydrique encore productrices de richesses il y a quelques années, 2 centres commerciaux immenses avec même un IKEA chantre de l'écologie tant qu'à faire.

pemmore | 13 janvier 2021 à 10h28
 
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Le WWF s'alarme de la déforestation
Le WWf a pourtant noué des partenariats avec plusieurs entreprises forestières : Une entreprise française d’exploitation forestière, Rougier, partenaire officielle du Fonds mondial pour la nature (WWF), est en train de déboiser une vaste zone de forêt tropicale au sud-est du Cameroun sans le consentement des communautés baka qui y vivent. Les activités de Rougier au Cameroun ont été dénoncées par l’organisation Les Amis de la Terre, notamment pour la fixation illégale des prix, l’exploitation forestière illégale au-delà de ses concessions, l’abattage d’un nombre d’arbres supérieur à celui autorisé, ainsi que l’exportation illégale de bois rare.. Le type de partenariat établi par le WWF n’est rien d’autre que du greenwashing : il « permet aux entreprises de tirer profit de leur association » avec son « image de marque » et « son emblématique panda tout en poursuivant la destruction de forêts et le commerce illégal du bois »

ouragan | 13 janvier 2021 à 20h18
 
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C'est vrai que c'est stupide et criminel de faire venir des bois africains alors que nous en avons largement assez pour fournir l'industrie du meuble, des palettes etc.
Mais comme c'est mal rémunéré (concurrence étrangère sans doute) c'est banal chez-moi de voir des baliveaux centenaires passer en bois de chauffage.
La plupart des entreprises locales liées à l'usage du bois sont en train de fermer, fermées ou vivotent.
Il doit y avoir 2000 emplois de perdus avec les sous-traitants.
Toute interdiction d'importation de bois de pays non respectueux de l'environnement ne peut être que positif pour l'écologie, mais aussi créateur de richesse et d'emplois.
Ce qui est typique de la Sarthe est la parcellisation des forêts et taillis, une nouvelle association s'en occupe pour valoriser des ressources non utilisées.

pemmore | 14 janvier 2021 à 13h20
 
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voilà le lien pour Rougier qui ne s'embarrasse ni d'humanisme ni d'écologie , couvert par le WWF , ONG au service des entreprises, comme le souligne l'Usine Nouvelle:

https://survie.org/billets-d-afrique/2018/278-juin-2018/article/le-forestier-rougier-se-raccroche-aux-branches

La France c'est : faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais.
La très grande majorité des forêts françaises est privée et les propriétaires ne sont pas incités à mettre en valeur ni à exploiter leurs parcelles, pourtant ce sont de vraies mines d'or qui permettraient d'éviter de déforester à l'étranger , notamment les forêts d'Afrique Centrale. Encore un désintérêt de l'Etat qui ne sait pas miser sur nos entreprises et nos richesses.

gaïa94 | 19 janvier 2021 à 15h21
 
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La récolte du bois est taxée de façon modérée, mais devant l'intérêt économique, écologique, elle devrait être subventionnée, non imposable, dans la mesure d'un entretien sérieux, semis, repiquages etc.

pemmore | 19 janvier 2021 à 19h34
 
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l'élevage extensif critiqué par les défenseurs de la nature, condamné par les antispécistes est aussi une solution pour un avenir et une agriculture verte.
Les prairies absorbent plus de CO qu'une foret reconstituée et accueillent une biodiversité de faune et de flore très supérieure à celle de cette même foret.
Voyons ce que dit le Plan des Nations Unies pour l'Environnement:
« le pastoralisme - la production extensive de bétail dans les pâturages - offre d'énormes avantages à l'humanité et devrait être considéré comme un élément majeur de la transition mondiale vers une économie verte »/…./
il constate que : « le pastoralisme durable dans les écosystèmes de grands pâturages libres / …/ préserve la fertilité des terres et le carbone présent dans sol, et contribue à la régulation de l'eau et à la conservation de la biodiversité. Les autres avantages qu'il présente se trouvent sous la forme de produits alimentaires de grande valeur.»

ouragan | 20 janvier 2021 à 10h41
 
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