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Six États membres demandent un plan en faveur de la chimie verte

Agroécologie  |    |  Florence RousselActu-Environnement.com
Convaincus que les secteurs de la chimie du végétal et des biomatériaux présentent un potentiel particulièrement important en matière d'innovation et de développement industriel et rural, six États membres ont émis le souhait de mettre au point un plan d'action européen pour promouvoir l'utilisation de la biomasse dans l'industrie de la chimie, de la construction et de l'emballage. Les autorités allemandes, belges, luxembourgeoises, autrichiennes, finlandaises et françaises ont transmis une note dans ce sens lors du conseil européen de l'agriculture du 17 décembre dernier.
Basée sur des techniques visant à réduire ou éliminer l'usage ou la formation de substances dangereuses dans la chimie, la chimie verte tente de répondre aux attentes de la société actuelle de plus en plus méfiante envers l'industrie chimique. Les chercheurs doivent trouver des solutions nouvelles pour créer une chimie plus propre et plus sûre mais qui reste compétitive. Les produits issus du monde végétal sont particulièrement étudiés et trouvent ainsi une nouvelle voie de valorisation. Mais le développement de leur utilisation pour l'énergie, notamment à travers les biocarburants, fait craindre une concurrence déséquilibrée et un désintérêt pour la chimie verte. C'est pourquoi, les six États membres souhaiteraient que soit élaboré un « Plan d'action européen en faveur de la valorisation matière et industrielle des ressources renouvelables » dans l'Union Européenne. Ce plan d'action permettrait de compléter le « plan d'action biomasse » et « la stratégie de l'UE en faveur des biocarburants » [publiés respectivement en 2005 et 2006] et d'élaborer une stratégie cohérente au niveau européen en faveur de l'ensemble des usages des ressources renouvelables produites par l'agriculture et la foret, ont expliqué les États membres. La valorisation matière et industrielle ne sont pas abordées par ces plans stratégiques, ont-ils ajouté. À titre d'exemple, les États membres ont cités les Etats-Unis où il a été fixé que 10% des matériaux utilisés dans la chimie soient d'origine renouvelable à l'horizon 2020 et 50% à l'horizon 2050.
Les Etats-membres ont toutefois précisé que ce plan d'action européen devra bien entendu reposer sur le principe que l'exploitation des cultures aux fins de production de matériaux et de matières premières industrielles respectent les bonnes pratiques agricoles.

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