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Démantèlement des barrages de la Sélune : avis favorable de la commission d'enquête

Aménagement  |    |  Dorothée Laperche Actu-Environnement.com

Après la consultation publique menée du 15 septembre au 17 octobre 2014, la commission d'enquête a donné son avis favorable à la demande d'autorisation de l'opération de démantèlement des barrages de la Sélune.

En novembre 2009, Chantal Jouanno, alors secrétaire d'Etat au ministère de l'Ecologie, avait en effet annoncé que les concessions ne seraient pas reconduites et que le Préfet devait engager des opérations d'effacement des barrages hydroélectriques de Vezins et de la Roche-qui-Boit dans la Manche. Volonté confirmée en février 2012 par la ministre de l'Ecologie de l'époque Nathalie Kosciusko-Morizet.

Cinq ans après les premières annonces, la Commission d'enquête souligne que ce projet semble être la seule solution viable pour atteindre les objectifs fixés par les règlements nationaux et européens. Elle rappelle l'importance de l'élaboration d'un plan de prévention des risques d'inondations (et son approbation) pour identifier et anticiper les aléas potentiels. La Commission pointe également que la production sera compensée par l'arrivée d'autres sources d'énergies renouvelables ou par des économies d'énergie. Les actions mises en place pour contrôler les nuisances sonores et la dispersion des poussières lui paraissent également adaptées aux enjeux.

Toutefois, elle regrette qu'"en substituant cette enquête à un référendum, le public amalgame le projet d'arasement, décision arrêtée par la puissance publique, avec les incidences des travaux, objet de l'enquête".

Réactions8 réactions à cet article

 

Un GACHIS! Détruire un équipement hydroélectrique est-ce raisonnable à l'heure ou nous devons soutenir les EnR?

ami9327 | 03 décembre 2014 à 09h02
 
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connaissez vous le dossier 9327 ?

lio | 03 décembre 2014 à 12h02
 
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@Lio OUI.

ami9327 | 03 décembre 2014 à 17h23
 
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La patrimonialisation d’une vallée et d’un territoire en faveur de l’eau, de la biodiversité et des hommes

« La notion évoquée par la commission d’enquête sur la patrimonialisation couvre l’ensemble des enjeux de reconquête du patrimoine naturel associés à l’opération de démantèlement des barrages de la Sélune, digne de restauration et de conservation, en lien avec les objectifs de développement durable qui doivent être collectivement partagés et portés pour ces territoires jusqu’en baie du Mont-Saint-Michel.

Elle s’est exprimée à travers la mise en place du processus de gouvernance de l’eau assuré par la Commission locale de l’eau, portée par un Président, élu politique visionnaire, accompagné et suivi par une majorité issue des différents acteurs de l’eau.

Elle a d’autre part été consolidée par le recours juridique initié par les structures associatives de pêche de loisir et la décision politique de l’Etat issue du Grenelle de l’Environnement de ne pas renouveler ces concessions »
C’est un pas de plus vers le futur démantèlement des barrages hydroélectriques de Vezins et de la Roche-qui-Boit dans la Manche qui vient d’être fait.

UDI ECO 50 | 03 décembre 2014 à 21h22
 
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la qualité des eaux sera améliorée, c'est bien la l’important, de plus le barrage (très laid au demeurant) ne représente que très peu en terme de production énergétique, quelques éoliennes pourraient compenser cette perte sans problème

lio | 04 décembre 2014 à 16h22
 
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Comme c'est malheureux, dépenser tout cet argent et devoir en dépenser encore pour des éoliennes.. C'est triste d'en arriver là.
Je me console en sachant que je ne serai pas seul a payer, il y a 26 millions de foyers fiscaux qui participeront. et sans doute autant d'abonnés à l'electricité.
Si on décide de faire passer en priorité devant l'hydroléctricité la fameuse continuité écologique des cours d'eau il n'y a plus qu'a effacer tous nos barrages: c'est là qu'est le problème. Mais inutile d'en parler davantage....

ami9327 | 04 décembre 2014 à 22h25
 
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De retour de cet échange de notre Ministre de l’Ecologie avec la Commission Locale d’Information des barrages de la Sélune, trois points saillants sont opposés. Le coût élevé des travaux d’effacement des barrages et de restauration de la vallée, d’autres solutions à des coûts moindres existent certainement pour restaurer la qualité de l’eau et assurer la circulation des poissons migrateurs. Noter au passage que notre Ministre occulte de fait la notion de continuité écologique et de transit sédimentaire, en appelant à l’engagement de contre-expertises par ses services !

De fait et malgré l’avis favorable de la commission d’enquête, le processus de consultation du CODERST de la Manche et de la Commission Locale de l’Eau sur le projet d’effacement est suspendu. Au mieux, c’est six mois de retard dans le processus. Au pire, c’est le maintien des ouvrages avec une solution alternative dixit Poutès.

Les arguments des élus opposés au démantèlement, c’est le coût des travaux dans un contexte de récession des dotations de l’Etat vers les collectivités locales, la demande de démocratie participative avec l’absence de consultation des élus locaux et les inquiétudes exprimées sur les inondations...

UDI ECO 50 | 04 décembre 2014 à 23h20
 
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D’une manière globale, le moins que l’on puisse dire c’est que le propos tenu est un très mauvais signe adressé qui ne peut que consolider la contestation locale à l’effacement des barrages de la Sélune, sur fonds de contexte financier difficile et de transition énergétique où la part à faire au développement de l’hydroélectricité reviens sur le devant de la scène. « Seule énergie véritablement renouvelable », « principe consacré par la convention pour le développement d’une hydroélectricité durable », je cite.

Le plus grave et dangereux pour l’avenir de nos rivières, outre le message délivré sur le projet d’effacement des barrages, c’est l’objectif de développement de l’hydroélectricité. Objectif affiché sans ambiguïté par la Ministre.

Par ailleurs en remettant en cause l'effacement aujourd’hui, l’Etat s’affranchit d'une décision de justice et de la mise en demeure d'assurer la continuité écologique au 31 décembre 2013. Il n'est pas certain que la commission européenne apprécie cette posture !

Très mauvais signal pour la restauration du bon état écologique des eaux et la restauration hydromorphologique des cours d’eau, doublé d’un message contreproductif à tous ceux qui aujourd’hui se sont engagés dans des travaux de mise en conformité.

Quel message les acteurs de l’eau vont-ils pouvoir porter demain sur le terrain et quelle va être notre crédibilité, là où déjà il était difficile de faire émerger les maitrises d’ouvrages dans ce domaine.

UDI ECO 50 | 04 décembre 2014 à 23h35
 
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