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Nucléaire : le démantèlement de l'usine de fabrication de MOX de Cadarache franchit une étape

Risques  |    |  Philippe Collet Actu-Environnement.com

Le 7 mars, Areva a annoncé avoir achevé le démantèlement des équipements de l'ancienne usine de fabrication de combustible MOX de Cadarache (Bouches-du-Rhône). "La soixantaine de locaux vidés du procédé de fabrication ont ainsi pu être transférés au CEA qui est l'exploitant du site nucléaire", explique l'entreprise.

Le site comprend l'atelier de technologie du plutonium (ATPu) et le laboratoire de purification chimique (LPC). Areva y a démonté 460 boîtes à gants (enceintes étanches de manipulation de matières radioactives), 30 cuves et 4 km de tuyauteries. Le site, inauguré en 1962, avait été mis à l'arrêt en 2003.

Suspension et mise en demeure

Le démantèlement a débuté en mars 2009, avec la publication du décret de mise à l'arrêt et de démantèlement. Mais, dès octobre 2009, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) suspend les opérations. En cause ? La présence dans l'ATPu de quantités de plutonium supérieures aux estimations du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) qui exploitait le site. ''Evalués à environ 8 kg pendant la période d'exploitation de l'installation, les dépôts récupérés à ce jour sont, selon le CEA, de l'ordre de 22 kg et le CEA estime que la quantité totale pourrait s'élever à près de 39 kg'', explique l'ASN, précisant que " le CEA avait connaissance de l'incident depuis le mois de juin 2009". L'incident a été classé au niveau 2 de l'échelle de l'Ines qui en compte 7. En mars 2012, le CEA est condamné à 15.000 euros d'amende pour "non-déclaration immédiate'' de l'incident. Les opérations n'ont pu reprendre qu'en juillet 2012.

En février 2013, l'ASN critique une nouvelle fois les travaux de démantèlement : l'Autorité met en demeure le CEA de mieux surveiller Areva, son sous-traitant. A l'issue d'une inspection, l'ASN a constaté l'absence d'affectation directe d'agents du CEA aux deux installations en cours de démantèlement. "En outre, les inspecteurs ont relevé que le CEA de Cadarache n'avait pas évalué les conséquences de la réduction significative et rapide des effectifs d'Areva dans les installations", déplore l'ASN.

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