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Dioxines et PCB : l'exposition alimentaire en baisse en Europe

L'Efsa a publié le 18 juillet un rapport sur les taux de dioxines et de PCB présents dans les aliments. Verdict : un baisse de l'exposition à ces substances toxiques via l'alimentation tant pour la population générale que chez les enfants.

Risques  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com

Le nouveau rapport publié mercredi 18 juillet par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) actualise la connaissances sur les taux de dioxines et de biphényles polychlorés (PCB) présents dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux. Les résultats sont encourageants.

"Les dioxines et les PCB sont des polluants environnementaux persistants qui peuvent s'accumuler dans la chaîne alimentaire. Avec le temps, ces substances toxiques peuvent avoir des effets nocifs sur la santé humaine et peuvent provoquer des cancers", rappelle l'agence.

Baisse d'au moins 16% de l'exposition alimentaire

Le rapport révèle une baisse générale de l'exposition alimentaire aux dioxines et aux polychlorobiphényles (PCB) de type dioxine pour la période 2008-2010 par rapport à 2002-2004, "d'au moins 16% et allant jusqu'à 79 % pour la population générale". Une diminution similaire est constatée chez les enfants. L'exposition aux PCB de type non-dioxine a également baissé.

L'étude a porté sur 33.000 échantillons collectés par 26 pays européens entre 1995 et 2010. Les taux de dioxines et de PCB de type dioxine étaient supérieurs au niveau maximum autorisé pour 10% des échantillons de denrées alimentaires. Et les taux de PCB de type non-dioxine pour 3% d'entre eux. A peine plus de 2% des échantillons d'aliments pour animaux dépassaient les taux maximum autorisés, quel que soit le toxique considéré.

"Les résultats sont susceptibles de surestimer la contamination des denrées alimentaires et l'exposition des populations, en raison de l'échantillonnage ciblé utilisé, tout en sous-estimant potentiellement l'exposition pour certains groupes de populations, dans la mesure où toutes les denrées alimentaires ne sont pas prises en compte", avertit toutefois l'Autorité, qui ajoute que les variations régionales n'ont pas été prises en compte dans l'étude.

Exposition via les denrées d'origine animale

"Les aliments pour animaux et les denrées alimentaires d'origine animale présentaient les taux de contamination les plus élevés", indique l'Efsa. La chair d'anguilles et les foies de poisson et produits dérivés contenaient les taux moyens de contamination les plus élevés. La viande de mouton contenait en moyenne moins de dioxines et de PCB que la viande de boeuf. Les oeufs de poules élevées en batteries en contenaient moins que ceux issus d'élevages de poules en liberté, biologiques ou en plein air. Le saumon et la truite d'élevage contenaient en moyenne des taux plus faibles que le saumon et la truite pêchés dans la nature. Le hareng, le saumon et la truite de la région de la mer baltique étaient plus contaminés que ceux d'autres régions.

"Le facteur principal contribuant à l'exposition totale était le lait et les produits laitiers pour presque tous les groupes de nourrissons et d'enfants en bas âge, tandis qu'il s'agissait du poisson et des produits de la mer pour la majorité des autres groupes de populations", souligne le rapport.

Collecte permanente des données

En conclusion, le rapport recommande que "la surveillance future cible les denrées alimentaires identifiées comme constituant les facteurs principaux de l'exposition totale de la population, mais pour lesquelles les estimations des taux de contamination n'étaient pas robustes". En outre, "une totale conformité aux exigences réglementaires concernant l'analyse et la communication des rapports faciliteraient les évaluations futures des risques au niveau de l'Europe", ajoute l'Efsa.

L'Autorité a en effet été mandatée en 2010 par la Commission européenne pour collecter et analyser sur une base permanente toutes les données disponibles sur les dioxines et les PCB présents dans les denrées alimentaires. En 2011, la Commission a tenu compte des précédents rapports de surveillance de l'Efsa pour réviser les taux maximum autorisés de dioxines et de PCB dans les aliments.

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