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Directives Oiseaux et Habitats : les associations maintiennent la pression

Biodiversité  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com

Alors que la Commission européenne devrait publier son rapport final sur l'évaluation (fitness check) des Directives Oiseaux et Habitats au cours des prochaines semaines, BirdLife Europe et des associations environnementales réaffirment dans un document que ces dernières "sont tout à fait efficaces mais que pour atteindre leur plein potentiel, elles devraient être mises en œuvre, appliquées et financées en totalité ".

Lancé en 2013, inscrit dans le programme de travail de la Commission Juncker en 2014, cet examen inquiète des associations de protection de l'environnement, qui voient "un risque non négligeable d'un affaiblissement des directives". Un avis partagé par les ministres de l'Environnement de neuf Etats membres de l'UE qui ont adressé une lettre au commissaire à l'Environnement Karmenu Vella, mettant en garde contre cette possibilité.

Un consortium d'experts mandatés par la Commission européenne avait souligné en novembre dernier que "la non-mise en œuvre des directives devrait conduire à une érosion progressive des avantages pour les sites et les espèces protégés par les directives, y compris une perte croissante de services écosystémiques". Pour eux, si les dispositions des directives étaient correctement appliquées, elles constitueraient un cadre adéquat de protection. Leurs réflexions devraient être intégrées dans le rapport final de la Commission européenne.

"Lors du Conseil européen en décembre 2015 et lors du vote au Parlement européen en février 2016 (…) les deux instances ont indiscutablement reconnu que la pleine application des directives actuelles était décisive pour la stratégie européenne en faveur de la biodiversité à l'horizon 2020", pointe la LPO dans un communiqué.

Selon les résultats du fitness check mené par la Commission européenne, une procédure de révision pourrait être introduite. Les nouveaux textes devront ensuite être examinés, avant d'être validés par le Conseil puis le Parlement.

"Au regard des difficultés rencontrées pour maintenir l'ambition initiale de la loi biodiversité, nous sommes inquiets de la capacité de la France à s'engager en faveur des Directives Habitats et Oiseaux, particulièrement sur la mise en œuvre chaotique des MAEC (mesures agro environnementales et climatiques) localisées dans de très nombreuses régions et sites Natura 2000, constate Allain Bougrain Dubourg, président de la LPO. Nos associations et notre réseau international se mobilisent pour valoriser les résultats importants obtenus par ce cadre réglementaire unique et le maintenir dans le temps".

Réactions3 réactions à cet article

 

Madame, Les oiseaux du ciel dans mon jardin font mon bonheur : chantent, animent les arbustes, se nourrissent des "nuisibles" &
pas de pesticides, tout est sain ...je leur donne des graines et de l'eau dans un "bain" sur un support. Or, coup de fil anonyme service d'hygiène suite dénonciation, que les oiseaux attirent les rats, interdit de les nourrir + menace de courrier ! Révoltant !
Je tiens à contribuer à combattre ces esprits malveillants.

ELYANE | 14 avril 2016 à 17h27
 
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En ces temps de crise économique, un secteur est promis à une belle croissance, celui de la production des évaluations environnementales et autres études d'impacts, des enquêtes publiques et sollicitations d'avis de commissions lambda, des contentieux plaidés en TA, CAA et Conseil d'Etat...
Le nombre de bureaux d'études, de cabinets juridiques, de groupes de lobbying... va exploser.
Pendant ce temps, de beaux projets photovoltaïques au sol vont croupir des années dans des dossiers et des procédures interminables, tandis que les centrales à charbon vont continuer à plomber la biodiversité par millions d'individus et milliers d'espèces, mais... mais... un couple d'Aigle de Bonelli va regarder tout ça, du haut de son aire, en s'excusant d'avoir été la cause de tout ce bazar, dont il faut reconnaître qu'il sera finalement la victime, quand même...
Merci la LPO, merci le CEN, merci la DREAL, pour avoir défendu votre pré carré de façon si sourcilleuse, au mépris d'une analyse globale et équitable des enjeux environnementaux.

philippeb81 | 15 avril 2016 à 13h53
 
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Je souhaite obtenir une compréhension et un soutien effectif concernant les oiseaux du ciel dans mon jardin très agréables et très utiles pour la santé des plantes et des arbres, rendant inutiles tout traitement par pesticide : une entr'aide évidente cruciale pour la biodiversité, la santé ...Comment peut-on condamner avec une telle méchanceté des composantes aussi indispensables à la vie ! Peut-être pour préserver les intérêts économiques en cause ?

ELYANE | 17 avril 2016 à 15h31
 
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