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Distribution d'eau : le Sedif investira un milliard sur la période 2016-2020

Le syndicat des eaux d'Ile-de-France annonce plus d'un milliard d'euros d'investissement sur la période 2016-2020. Les priorités ? Renouvellement des réseaux, Grand Paris et nouvelles techniques de traitement.

Eau  |    |  Laurent RadissonActu-Environnement.com

Le syndicat des eaux d'Ile-de-France (Sedif) a présenté ce vendredi 6 novembre son plan d'investissement et les grands axes de sa stratégie pour la période 2016-2020. Le plus grand service public de l'eau français, qui va bientôt accueillir sa 150e commune adhérente, annonce un milliard d'euros d'investissement sur cette période correspondant à son 15e plan quinquennal. Ce milliard se décompose en 917 millions d'investissement sous maîtrise d'ouvrage publique et 132 millions par le délégataire, Veolia, dans le cadre du contrat de délégation de service public.

"A l'aube de la constitution de la métropole du Grand Paris, et au moment où de nombreuses collectivités renoncent à investir, le Sedif promeut un message fort, celui d'un service public de l'eau volontariste et performant, prêt à relever les défis du futur", vante André Santini, député maire d'Issy-les-Moulineaux qui préside aux destinées du syndicat.

Priorité au renouvellement des réseaux

 
3.500 emplois créés ou préservés Les investissements réalisés sous maîtrise d'ouvrage du Sedif permettront de créer ou de préserver plus de 3.500 emplois directs en France, annonce le syndicat. Deux mille d'entre eux sont localisés en Ile-de-France.
 
A quoi le syndicat va-t-il destiner ces investissements ? Principalement à la modernisation et au renouvellement du patrimoine, estimé à 10 milliards d'euros et constitué à 80% par son réseau. Le Sedif annonce le renouvellement de 560 km de conduites sur la période. "Il s'agit d'anticiper le renouvellement des pics de pose des années 30", explique Christophe Perrod, directeur général des services techniques, qui insiste sur la nécessité de lisser dans le temps les investissements correspondants.

Avec cette politique, le Sedif souhaite maintenir, voire améliorer, le rendement de 90% constaté actuellement dans ses réseaux. "Le 15e plan permettra de diminuer de 10% le nombre de casses annuelles sur le réseau", précise le directeur des services techniques.

Il s'agit aussi d'accompagner les projets de transport du Grand Paris. Plus de 35 opérations à mener par le Sedif ont été identifiées. Or, le déplacement des canalisations nécessité par ces projets est à la charge du syndicat. "La ligne de tramway T9 Paris-Orly occasionne 19 millions d'euros de dépenses pour le Sedif", illustre M. Perrod.

Le développement du Plateau de Saclay (Essonne) présente également un enjeu important en matière de distribution d'eau. Soixante millions d'euros seront consacrés à la création d'un réservoir et d'une station de pompage, à la pose de deux nouvelles conduites de transport et au cofinancement de projets géothermiques permettant d'assurer la continuité du service en cas de crise. D'autres opérations "phares" sont prévues avec la construction de deux réservoirs semi-enterrés et d'une station de pompage à Sèvres (Hauts-de-Seine), ainsi que la reconstruction de la station de pompage d'Antony (Hauts-de-Seine).

Osmose inverse basse pression

Autre poste d'investissement important : l'amélioration de la qualité de l'eau fournie par le Sedif à ses 4,4 millions d'usagers. Le syndicat s'est en effet fixé pour objectif le déploiement de technologies de pointe afin de fournir "une eau pure, sans calcaire et sans chlore", avec l'ambition d'anticiper la réglementation sur le traitement des micropolluants. Pour cela, le syndicat prévoit d'installer des prototypes industriels d'osmose inverse basse pression, beaucoup plus performants que la nanofiltration, dans ses trois usines de production d'eau potable de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis) et Méry-sur-Oise (Val-d'Oise). Les usines seront équipées définitivement lors du 16e programme en fonction des résultats obtenus lors de cette phase expérimentale.

"Cela aura certes un coût, mais celui-ci sera largement compensé par les économies induites par l'adoucissement de l'eau", explique Christophe Perrod. En effet, les abonnés sont censés réaliser des économies avec la réduction de la consommation de produits d'entretien, l'augmentation de la durée de vie des appareils électroménagers et la baisse de la consommation d'énergie liées à une eau sans calcaire.

Le Sedif annonce en outre engager son 15e plan en maintenant la part de la facture d'eau qui lui est imputable (production et distribution) à son niveau actuel. Il envisage toutefois de réviser cette part à partir de 2018 mais sans excéder l'inflation. "Ainsi [le syndicat] aura-t-il assuré la conduite de ses missions toujours plus ambitieuses sans augmentation de sa part du prix de l'eau pendant 10 ans", se félicite André Santini.

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