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Depuis 1936, la diversification des cultures améliore la production et la biodiversité

Agroécologie  |    |  Félix Gouty  |  Actu-Environnement.com

L'Inrae et le Cirad attestent, dans une nouvelle étude, que la diversification des cultures bénéficie à la production et à la biodiversité – chiffres à l'appui. Des chercheurs des deux organismes français, accompagnés de scientifiques néerlandais de l'université libre d'Amsterdam, ont publié leurs travaux ce mois-ci dans la revue Global Change Biology. Cette publication est le résultat d'une compilation de 95 méta-analyses, 5 156 études et 54 554 expérimentations réparties sur plus de 120 types de cultures de 85 pays et étalées sur 84 ans (entre 1936 et 2020). L'étude offre ainsi « pour la première fois un nombre conséquent de preuves empiriques des effets positifs de la biodiversité cultivée sur les agroécosystèmes » selon l'Inrae.

D'après les conclusions de cette étude, la diversification des cultures en général conduit en moyenne à une hausse de 14 % de la production agricole. Par ailleurs, elle améliore de 51 % la qualité de l'eau, de 11 % celle des sols et de 63 % la lutte contre les maladies et les ravageurs. De plus, elle se traduit par une hausse de 24 % de la biodiversité associée.

Les bénéfices de cette diversification des cultures varient néanmoins en fonction de ses différentes pratiques : l'agroforesterie (inclure des arbres dans des cultures ou des élevages), les cultures associées (plusieurs espèces cultivées dans un même champ), les mélanges variétaux (plusieurs variétés dans une même parcelle), la rotation des cultures (roulement cyclique de culture d'espèces différentes sur un même champ) ou encore les couvertures végétales (associer des cultures complémentaires, en plus de la culture principale). Par exemple, malgré un corpus de données impressionnant, les auteurs de l'étude ont été confrontés à un « manque de données concernant, notamment, les mélanges variétaux, mais aussi l'évaluation des impacts en termes de rentabilité ou de stabilité de la production », remarque l'Inrae dans un communiqué.

« L'agroforesterie semble la stratégie la plus prometteuse pour tout un panel de services écosystémiques », soulignent surtout les chercheurs. D'après leur étude, les systèmes agroforestiers améliorent la biodiversité associée d'environ deux tiers et surpassent également les autres pratiques au niveau de la production (hausse de 35 %) et de la qualité des sols (augmentation de 19 %). « Les stratégies agroforestières sont aussi celles qui participent le plus au stockage de carbone dans les sols, et donc à l'atténuation du changement climatique, explique Damien Beillouin, chercheur au Cirad spécialisé en analyse de données agronomiques. La teneur en carbone du sol est de 19 % supérieure en moyenne dans les systèmes en agroforesterie par rapport aux parcelles en conditions similaires, mais sans arbres. » Par ailleurs, en termes de contrôle des ravageurs et de lutte contre les maladies, les meilleurs résultats sont obtenus par les systèmes sous couverture végétale : avec une amélioration de 125 % en la matière.

Réactions3 réactions à cet article

 

La biodiversité est la base de l'équilibre pour tout le milieu vivant et la terre en est un de primordial. Il est certain que exploiter des surfaces tres grandes sans arbres est la meilleure des techniques pour tout déséquilibrer et détruire .
Je n'ai pads rêvé cela la nuit passée mais l'ai expérimenté sur notre ferme depuis ....,plus de 50 ans ! et je peux afficher le résultat ,écologique, économique et surtout sociétal et humain .

Bionature | 23 juillet 2021 à 12h25
 
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Déjà et ça a plus de 100 ans qu'on a découvert l'assolement triennal qui a permis de meilleures récoltes (un peu oublié avec les engrais chimiques).
J'ai vu chez-moi des essais de culture dérobées, semer en même temps blé noir ou millet dans des céréales, poussant plus tard , donc 2 récoltes, seul défaut: les machines, les remorques ne sont pas adaptées, c'est dommage car le blé noir venant de Turquie ou d'autres pays orientaux est de mauvaise qualité.
Le blé noir n'aurait pas été perdu ça aurait rapporté plus que les céréales.
Les essais n'ont pas été plus loin, pareil les semis de petits pois,excellent pour l'apport en azote, personne n'a une machine pour les récolter, alors on laboure.
Pour le reste agroforesterie, faut reconnaître que l'herbe pousse 2x fois plus vite sous les couverts.

pemmore | 23 juillet 2021 à 12h53
 
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Y aurait-il donc quelque chose qui clocherait dans le dogme des variétés homologuées ultra spécialisées puis les OGM et la mutagénèse et celui de l'openfield démesuré, avec arrachage préalable de toutes haies, bosquets, arbres isolés, petites vignes ou vergers, et où aucune plante ne dénote de sa voisine et plus généralement, avec l'intensification agricole ?
Ça alors, quelle surprise...!

Pégase | 24 juillet 2021 à 15h41
 
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