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Nucléaire belge : découverte de nouvelles fissures sur les cuves de Thiange 2 et Doel 3

Energie  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

Les derniers résultats des analyses conduites par Electrabel au sujet des fissures constatées sur les cuves des réacteurs nucléaires belges de Doel 3 et Tihange 2 ont donné lieu à "la détection d'un plus grand nombre d'indications de défauts que lors des mesures de 2012 et 2013", a annoncé le 13 février l'Agence fédérale belge de contrôle nucléaire (AFCN).

"Cela signifie qu'Electrabel doit prendre en compte dans ses calculs 13.047 indications de défauts pour Doel 3 et 3.149 pour Tihange 2", précise l'agence en charge de la sûreté nucléaire en Belgique. Jusqu'à maintenant, les différentes analyses réalisées faisaient état de respectivement 8.062 et 2.011 fissures. Ces nouveaux défauts sont similaires à ceux qui étaient jusqu'alors pris en compte dans les calculs et se situent dans la même zone de la cuve.

Procédure pas suffisamment aboutie

La filiale de GDF Suez "poursuit ses recherches sur les propriétés mécaniques du matériau de la cuve et sur les résultats inattendus des tests de ténacité précédents", indique l'AFCN, précisant que des tests d'irradiation et des tests mécaniques sont en cours sur des échantillons présentant des défauts. Les résultats de cette quatrième campagne sont attendus pour avril 2015.

Par ailleurs, l'autorité rapporte que le panel d'experts internationaux, spécialistes des mécanismes de dégradation causés par l'irradiation et des tests de résistance mécanique, ont jugé que "la méthodologie d'Electrabel n'était pas encore suffisamment aboutie pour (…) émettre un jugement fondé". En conséquence, les experts ont demandé de nouvelles actions et des études complémentaires. Le panel se réunira en avril 2015 pour évaluer les nouveaux résultats obtenus.

En l'occurrence, la découverte de nouvelles fissures tient à l'utilisation d'une technique d'inspection par ultrason destinée à l'origine à contrôler les soudures, le matériau adjacent ainsi que le revêtement de la cuve d'un réacteur. Mais, en abaissant le seuil de détection des capteurs, il est apparu qu'elle permet également de détecter des indications de défauts dans la cuve du réacteur.

Pour rappel, en août 2012, l'AFCN avait annoncé la découverte de quelque 8.000 microfissures sur la cuve du réacteur 3 de la centrale de Doel. Il s'agirait de défauts de fabrication attribués à une entreprise hollandaise, aujourd'hui disparue, ayant fabriqué une vingtaine de cuves similaires. En septembre 2012, les mêmes défauts, mais en moins grand nombre, avaient été découverts sur la cuve du réacteur 2 de la centrale de Tihange. "Des tests menés (…) durant le printemps 2014, et plus particulièrement liés à la ténacité du matériau, ont donné des résultats inattendus, suggérant que les propriétés mécaniques du matériau étaient plus fortement influencées par l'irradiation que ce que prédisait la théorie", rappelle l'AFCN, ajoutant que cela a justifié la mise à l'arrêt des deux unités en mars 2014.

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