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Conférence de Doha : le menu des négociations ministérielles s'annonce copieux

Gouvernance  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com

Lundi 3 décembre, à l'occasion de l'arrivée des premières délégations ministérielles, un premier bilan des négociations a été dressé par le président de la conférence de Doha, l'Emir du Qatar Abdullah bin Hamad Al-Attiyah, et les présidents des groupes de travail.

L'Institut international du développement durable (IISD) rapporte que des progrès ont été enregistrés sur des points techniques lors de la première semaine de discussion réunissant les quelque 190 Etats ayant ratifié la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (Ccnucc). Mais les présidents des groupes de travail ont surtout pointé la nécessité d'un examen politique plus poussé sur de nombreux sujets exigeant la participation des ministres.

Les questions clés restent sur la table

Concernant le protocole de Kyoto, la question de l'air chaud, c'est-à-dire les crédits carbone excédentaires accordés aux Pays de l'Est dans le cadre de la première période d'engagement, reste entière. Si la Pologne défend toujours la conservation de ces crédits carbone au cours de la deuxième période, le Brésil considère qu'une telle solution serait susceptible de "faire dérailler les négociations de Doha" en compromettant l'intégrité environnementale d'une deuxième période d'engagement. De même, les ministres devront trancher de nombreux points essentiels et notamment les questions relatives à la durée de la période d'engagement (5 ou 7 ans), à l'accès aux mécanismes de flexibilité du protocole pour les Etats qui ne reconduiraient pas leur engagement et à l'ambition affichée par les Etats acceptant une reconduction du protocole.

Quant au financement de l'aide pour l'adaptation des pays en développement aux impacts des changements climatiques et l'atténuation de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES), il reste un sujet tendu. Les pays du sud souhaitent qu'une étape intermédiaire soit actée pour baliser le chemin allant du fast start, les 30 milliards de dollars pour la période 2010-2012, à l'aide de 100 milliards de dollars par an prévue à partir de 2020. Les pays en développement escomptent un engagement officiel à hauteur de 60 milliards de dollars d'ici 2015, rapporte l'AFP. Las, le texte sur le soutien financier entre 2013 et 2015 est pour l'instant absent des documents de synthèse de la première semaine. Une absence qui a "choqué" le Réseau action climat (RAC).

Vers un accord a minima ?

"Après les plénières de bilan tenues dans la soirée, plusieurs délégués étaient d'humeur plutôt pessimiste et ont semblé loin d'être certains qu'un succès était en vue", indique l'IISD, ajoutant qu'"un délégué de longue date a déclaré qu'il a peu d'espoir pour un accord « surprise » à la fin".

Preuve supplémentaire de la difficulté des négociations, le président de la conférence de Doha a "[mis] en exergue la demande d'une intervention précoce des ministres" et a annoncé la mise en place d'un processus de négociation ministériel informel piloté par le Brésil et la Norvège.

Globalement, "il ne semble pas y avoir de consensus parmi les délégués sur les questions qui étaient le plus controversées", rapporte l'IISD, ajoutant que "certains ont fait des observations sur la « terne » conférence". Une conférence qualifiée par ailleurs de "bureaucratique" par une représentante d'ONG.

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