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Eau potable : une instruction pour gérer le risque "perchloroéthylène"

Eau  |    |  Laurent RadissonActu-Environnement.com
Environnement & Technique N°355 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°355
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Une instruction relative à la gestion des risques sanitaires en cas de dépassement de la limite de qualité pour la somme des concentrations en tétrachloroéthylène et en trichloroéthylène dans les eaux destinées à la consommation humaine (EDCH) a été rendue publique le 5 janvier. La ministre de la Santé l'a adressée aux directeurs des agences régionales de santé (ARS) le 4 décembre 2015.

L'instruction rappelle l'origine de ces deux composés et le contexte réglementaire avant de présenter les modalités de gestion proprement dites. Celles-ci sont synthétisées dans un logigramme d'aide à la décision reproduit en annexe II du document.

Ces modalités de gestion relèvent des articles R. 1321-26 et suivants du code de la santé publique et s'appuient sur l'expertise de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), qui a rendu un avis sur cette question en décembre 2014.

Le tétrachloroéthylène, également dénommé "perchloroéthylène", et le trichloroéthylène sont des composés organiques volatils (COV) principalement issus de solvants utilisés dans l'industrie. Bien que la principale voie de contamination soit aérienne, de nombreux cas de contamination de sols et d'eaux souterraines ont été constatés, rappelle le ministère de la Santé.

L'arrêté du 11 janvier 2007 relatif au programme de prélèvements et d'analyses du contrôle sanitaire pour les eaux fournies par un réseau de distribution prévoit que les deux composés doivent être recherchés à la ressource pour les eaux d'origine superficielle et souterraine, ainsi qu'au point de mise en distribution. L'arrêté du même jour relatif aux limites et références de qualité des eaux brutes et des EDCH fixe une limite de qualité pour la somme des concentrations des deux composés à 10 microgrammes par litre.

Réactions4 réactions à cet article

 

Je constate quon ne réagit que quand la pollution est là. C'est bien joli de pondre des règlementations, mais ce serait plus rationnel de pourchasser le mal à la source. Suite à la pollution de Foix, une simple recherche du tétrachloréthlène dans les eaux naturelles de la région laisse soupçonner l'origine de ce polluant dans certaines industries...

louis | 08 février 2017 à 17h06
 
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bonjoir Laurent Radisson
vous pourriez vous intéresser au "phénomène" de la pollution de Foix au tétrachloréthylène. Depuis plusieurs années, les "responsables" n'arrivent pas à se dépêtrer pour déceler un foyer de pollution qui détruit un captage d'eau potable important (8000 habitants). La recherche du foyer de pollution, qui relèverait d'une étude hydrogéologique tout à fait basique, n'aboutit toujours pas

louis | 10 février 2017 à 10h06
 
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Bonjour Monsieur Radisson,

Votre article fait écho à une problématique qui s'est soulevée dans la ville de Foix (Ariège) d'une pollution au tétrachloroéthylène dans les eaux souterraines.
En 2014, j'ai étudié par pure curiosité cette pollution et je n'ai pas réussi à en dégager l'origine (anthropogénique, cela va sans dire, mais quid ?), disposant de peu de moyens (accès à l'information, à la littérature, techniques, etc.).
Il semblerait que ce type de pollution est des occurences ailleurs sur le territoire français.
Je suis abonnée à la newsletter de Actu-environnement, et c'est à ce titre que je me permets de vous contacter.
Pourriez-vous me dire quelles sont les origines de ces foyers de pollution au perchloréthylène, et quelles sont les dispositions mises en oeuvre pour les empêcher ces pollutions ?
Quels documents me conseillez-vous de consulter ?
Et vers quelles instances doit-on se tourner pour résoudre ce problème ?
En vous remerciant pour votre attention,
Bien cordialement.
Arlette

biquette | 12 février 2017 à 01h02
 
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@louis @biquette
Bonjour,
Comme l'indique l'instruction relayée dans cet article, les sources de tétrachloroéthylène et de trichloréthylène sont essentiellement liées à leur utilisation comme solvants dans le traitement de surface ou le nettoyage à sec.
Ces activités relevant de la législation des installations classées, c'est l'inspection des ICPE (Dreal) qui pourra vous renseigner sur les sources potentielles de pollution sur l'agglomération de Foix.
En aval, c'est l'Agence régionale de santé (ARS) qui gère le risque sanitaire liée au dépassement des valeurs limites dans l'eau potable. L'Anses a mené des expertises sur la question, dont l'une d'elle est accessible en lien.
Bien cordialement,

Laurent Radisson Laurent Radisson
13 février 2017 à 18h38
 
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