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Eaux usées industrielles : l'AEE appelle à une meilleure connaissance de l'effet cocktail

Eau  |    |  Dorothée Laperche Actu-Environnement.com

"Des solutions plus génériques sont nécessaires pour protéger l'eau de la contamination par les produits chimiques, pointe le dernier rapport de l'Agence européenne de l'environnement (AEE) sur les pressions sur l'environnement des eaux usées industrielles. Les approches qui régulent les concentrations dans l'eau, substance par substance, ne prendront pas en charge un grand nombre de substances présentes à des concentrations apparemment faibles, mais qui pourraient, ensemble, avoir des effets écologiques". L'AEE souhaiterait notamment que la connaissance à ce sujet soit améliorée.

Son dernier bilan montre que seulement 38 % des eaux de surface ont un bon état chimique. Les principales causes, selon l'AEE ? La plupart des déclassements seraient liés à trois groupes de substances : le mercure et ses composants, les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et les polybromodiphényléthers (PBDE). Pour 16 %, leur état chimique demeure inconnu.

Les pressions environnementales les plus importantes seraient dues aux rejets directs de polluants dans l'eau de centrales thermiques, de fours à coke et d'usine de production de substances chimiques. Les secteurs de la production de la pâte à papier, du fer, de l'acier, de l'approvisionnement en énergie, des métaux non ferreux et de la chimie devraient également améliorer leurs traitements avant rejets. Les secteurs tels que l'industrie agroalimentaire présentent, quant à eux, des rejets souvent similaires aux flux domestiques.

Réactions1 réaction à cet article

 

Le souci, c'est que, à ma connaissance, la liste de composants chimiques à surveiller, dans une eau de rejets d'une installation classée ICPE, n'est pas très fournie. L'arrêté préfectoral se préoccupe d'abord des paramètres de base (DCO, DBO, Azote, MeS, Phosphore) et ensuite de quelques produits spécifiques à la catégorie professionnelle (métaux lourds ou quelques solvants, ou autres polluants). Ca a peut être changé depuis 10 ans, mais je ne serai pas surpris que ces changements (pour plus de dosage de micropolluants) se situent encore à la marge. Ne serait-ce que parce qu'une eau de rejets industriels, même primairement traitée sur site, va ensuite en station d'épuration collective, et qu'une station d'épuration (biologique) ne sait pas traiter les micropolluants comme les PCB, les HPA ou les retardateurs de flammes. C'est d'ailleurs surprenant qu'on prenne enfin en compte ces HPA, alors qu'on en trouve partout, de façon non souhaitée, et ce depuis des lustres (puisque ces composés sont surtout des produits qui résultent de recombinaisons d'oxydation de molécules organiques, comme par exemple le grillé qu'on retrouve sur toute viande cuite).

nimb | 08 avril 2019 à 09h10
 
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