En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

L'insertion sociale et le réemploi trouvent leur place au sein de la filière DEEE

Selon les premiers bilans réalisés par les éco-organismes et les associations, l'insertion sociale à travers le réemploi des déchets d'équipements électriques et électroniques semble avoir gagné en force et en efficacité.

Déchets  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
Mise en place depuis un petit peu plus d'un an, la filière des Déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE) doit permettre de mieux collecter et recycler les DEEE générés par les ménages et les professionnels. Les collectivités, les producteurs d'équipements représentés par les éco-organismes, les distributeurs et les détenteurs de DEEE ont tous un rôle à jouer afin de collecter et de traiter au moins 4 kg/hab/an de DEEE.
Autour de cette organisation générale, se greffent d'autres dispositifs. Une place est notamment laissée au réemploi et à la réutilisation des appareils fonctionnant encore ou susceptibles d'être réparés. Dans ce cas, ce sont les collectivités, les éco-organismes ou les prestataires de traitement qui se mettent d'accord avec les associations d'insertion comme Envie ou Emmaüs déjà présentes sur ce secteur depuis de nombreuses années.

L'éco-organisme Eco-systèmes a par exemple monté il y a un an un partenariat avec la fédération Envie qui regroupe des centres de tri et de recyclage de DEEE, des ateliers de rénovation et des magasins. Sur les 110.000 tonnes de DEEE collectées en 2007 par Eco-systèmes, 21.000 tonnes ont été prises en charge par le réseau Envie en vue d'un ré-emploi. Au final, 12% des déchets ont été rénovés dans les ateliers et mis en vente dans les magasins. Lorsque les appareils ne peuvent pas être ré-employés, ils réintègrent la filière de collecte pour être traités et recyclés par les prestataires d'Eco-systèmes.

À travers cette activité, la fédération Envie favorise la réinsertion de personnes en situation d'exclusion sociale et professionnelle. Son partenariat avec Eco-systèmes a permis la formation d'environ 400 agents de réception et de tri, des agents de traitement des DEEE et des aides magasiniers dont 300 en insertion. Ces agents restent en moyenne 18 mois en entreprise d'insertion et 60 % d'entre eux trouvent un emploi à l'issue de leur formation. La mise en place de la filière DEEE au niveau national a permis au réseau de se développer. Sur le site Envie de Villeurbanne par exemple, l'activité est passée de 500 tonnes de DEEE collectées en 2005 à 6.000 tonnes en 2007. 37 salariés en insertion et 10 permanents travaillent désormais sur ce site contre 5 seulement en 2005.

Un partenariat du même type a été mis en place dès 2005 entre Eco-systèmes et le réseau Emmaüs. Depuis le démarrage de la filière, 50.000 appareils électriques et électroniques ont pu être réemployés et plus de 15.000 tonnes de DEEE ont été remises en filière puis recyclées par le Mouvement Emmaüs.

Dans le cadre de la Semaine du développement durable, des Journées Portes Ouvertes sont organisées par le réseau Envie du 1er au 7 Avril dans les centres de réemploi, de collecte, de recyclage et dans les 50 magasins de vente de matériel d'électroménager rénové.

Réactions1 réaction à cet article

 
Réemploi en Afrique pauvre

Plus facile à écrire qu'à concrétiser.

Mais néanmoins un maximum d'ordinateurs "obsolètes" en France devraient être recyclés dans les pays les plus pauvres d'Afrique à condition de concevoir et un service de dépannage (matériel et hotline) et un service de recyclage matières en bout de chaîne. car il ne faudrait évidemment pas que ces pays héberge des cimetières d'ordinateurs européens

Ca se fait un peu, avec Envie entre autres, mas pas encore à grande échelle.. .

L'accès au TIC , c'est bon pour l'éducation, pour la culture, et pour ce qu'il est convenu d'appeler "la démocratie"

Mais justement ce n''est pas terriblement bon pour les présidents dictateurs, donc ça ne peut guère être une action gouvernementale franco-africaine, mais par des canaux ONG dits "humanitaires".

Mais il faut le faire.le plus vite possible

Anonyme | 10 avril 2008 à 06h58
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Florence Roussel

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager