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Ecologie industrielle et territoriale : des pistes pour améliorer sa pérennité

L'agence de conseil Mydiane, l'association Auxilia et le Pôle Eco-Industries proposent des leviers pour améliorer la pérennité des démarches d'écologie industrielle et territoriale en France.

Déchets  |    |  Dorothée LapercheActu-Environnement.com
Ecologie industrielle et territoriale : des pistes pour améliorer sa pérennité

Comment pérenniser les démarches d'écologie industrielle et territoriale (EIT) ? Pour répondre à cette question, l'agence de conseil Mydiane, l'association Auxilia et le Pôle Eco-Industries qui œuvre pour le développement de la filière éco-industrielle en Nouvelle-Aquitaine ont analysé la situation française et proposé des pistes d'amélioration dans un rapport.

"Malgré l'urgence de la situation sur l'utilisation des ressources et les cas récurrents de concurrence d'usages dans les territoires, on peut constater une certaine inertie dans le déploiement des démarches d'EIT", regrettent-ils. Pour conduire leur analyse, les auteurs ont mené des entretiens individuels avec des acteurs impliqués dans neuf initiatives d'EIT en France. Ils se sont également penchés sur les retours d'expériences d'une dizaine de projets et sur la bibliographie nationale.

 
Partager des flux pour économiser la ressource Aborder un territoire comme un écosystème qui fonctionnerait à l'équilibre : voici le principe de l'écologie industrielle. Sur le terrain, les entreprises qui se lancent dans la démarche s'efforcent de réduire leurs demandes en matière et énergie grâce à des procédés performants ou des couplages énergétiques entre les différentes sociétés. Une partie des déchets d'une société redevient de nouvelles matières premières pour un autre industriel du territoire. Ce schéma intègre également les flux d'information et de ressources humaines entre les acteurs.
 

Instaurer une gouvernance partagée

Pour eux, la pérennité des démarches repose principalement sur la cellule d'animation mise en place. Un premier obstacle peut être le champ de compétence du porteur de projet : par exemple un syndicat de déchets qui reste sur cette seule thématique. "La volonté de pérenniser les démarches d'EIT devrait ainsi intégrer une vision beaucoup plus élargie, permettant d'identifier et de développer des synergies de tout type avec des acteurs très diversifiés", soulignent-ils.

Le statut peut également poser problème : les acteurs publics seront ainsi limités pour prendre en charge certains services commerciaux (détails). Une piste serait de déléguer ces activités à un acteur-tiers ou encore de créer une société d'économie mixte (Sem). Un levier de pérennisation serait également d'instaurer une gouvernance partagée entre les différents acteurs impliqués. "Il est primordial de mettre en place des dispositifs permettant aux acteurs de se rencontrer régulièrement de manière formelle (réunions, ateliers collaboratifs, etc.), et informelle", estiment les auteurs.

Les achats mutualisés : une piste à prendre en considération

Le rapport pointe également l'importance de rechercher des synergies tout le long de la démarche. Afin de maintenir dans le temps l'engagement des acteurs, une des pistes est la mesure et la valorisation des impacts économiques, environnementaux et sociaux de la démarche d'EIT. "Il est important que cette évaluation soit réalisée en partenariat avec des structures “neutres” (référent régional, acteurs de la recherche) afin de garantir une certaine impartialité", notent toutefois les auteurs.

Pour mieux mobiliser les entreprises dans la mise en œuvre des synergies, ils préconisent d'actionner le levier des achats mutualisés. L'outil est toutefois à manier avec précaution. Ce dernier présente en effet l'avantage de stabiliser l'assise financière de la démarche mais n'est pas forcément porteur d'une plus value environnementale. "Les structures qui fonctionnent actuellement avec des financements publics très faibles (inférieurs à 30%), voient leurs missions principalement orientées vers des activités “rentables”, via notamment la mise en place d'achats groupés (responsables dans la majorité des cas), mais peu porteurs d'économies de ressources", constatent-ils. Les auteurs rappellent toutefois que la plupart des exemples de démarches d'EIT connues présentent des niveaux élevés de subvention publique : entre 70% et 90%. Et pour eux, les financements publics et notamment les subventions de fonctionnement pluriannuelles sont indispensables tout le long du projet et pas seulement dans les premiers temps.

Réactions1 réaction à cet article

 

C'est vrai que quand c'est rentable, c'est pas bien... N'oublions jamais que l'industrie, c'est pas bien. BEURK!
Alors que la multiplication de structures “neutres” (référent régional, acteurs de la recherche) afin de garantir une certaine impartialité", réunions, commissions,... sur finances publiques, c'est bien.
Si ce sont des écolos comme WWF, FNH, Greenpeace, GoodPlanet, etc., c'est parfait...?

Albatros | 16 mai 2018 à 13h00
 
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