En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Feuille de route économie circulaire : le ministère fixe la méthode et le calendrier

L'élaboration de la feuille de route pour l'économie circulaire devrait faire la part belle aux initiatives des acteurs de l'économie sociale et solidaire. Le but est de généraliser des initiatives concrètes de réduction et de gestion des déchets.

Déchets  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com
Feuille de route économie circulaire : le ministère fixe la méthode et le calendrier

Jeudi 28 septembre, à l'occasion de la clôture des quatorzièmes Assises nationales des déchets, Brune Poirson a présenté le calendrier et la méthode d'élaboration de la feuille de route pour l'économie circulaire annoncée en juillet dernier par Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, dans le cadre de la présentation du Plan climat pour le quinquennat. Un axe fort se dégage : la volonté d'inscrire les initiatives locales portées par les acteurs de l'économie sociale et solidaire (ESS) au cœur de la future feuille de route. Le lancement des travaux aura lieu le 24 octobre, pour un rendu attendu début 2018.

En préambule, Brune Poirson a décrit un modèle économique "à bout de souffle". La secrétaire d'Etat et son ministre de tutelle ambitionnent de "réconcilier l'économie et l'écologie", c'est-à-dire d'établir une feuille de route qui permette, par exemple, de réduire les émissions de CO2 tout en créant des emplois. Le recyclage d'une tonne de déchets crée 30 fois plus d'emplois que son enfouissement, illustre-t-elle.

Placer les citoyens et l'ESS au cœur de la feuille de route

L'objectif de la feuille de route est de soutenir les outils qui permettent d'atteindre les objectifs affichés par le Président lors de la campagne : réduction de moitié de la mise en décharge et "recyclage de 100% des plastiques à l'horizon 2025". S'agissant du second objectif, l'emploi du terme "recyclage" n'est pas anodin. Il avait été utilisé une première fois par Nicolas Hulot dans la foulée de sa nomination, puis par Edouard Philippe lors de son discours de politique général. Depuis, les acteurs du secteur s'interrogent : que faut-il comprendre par recyclage ? Les déchets plastiques devront-ils être valorisés ? Cette lecture laisserait une place à la valorisation énergétique. Ou réellement recyclés ? La nouvelle utilisation du terme ne peut plus être mise sur le compte d'une maladresse de langage et plaide plutôt pour la seconde option. D'autant que Brune Poirson a indiqué que la feuille de route devrait mettre l'accent sur la nécessité de soutenir les produits durables au détriment de ceux à usage unique. Ces produits, souvent en plastique et peu recyclés, pourraient donc faire l'objet de mesures de réduction spécifiques.

La secrétaire d'Etat a aussi fait passer un message sans ambiguïté : la feuille de route s'appuiera en grande partie sur les initiatives locales de l'économie sociale et solidaire. Les visites effectuées à Nantes (Loire-Atlantique) par la secrétaire d'Etat avant son discours aux Assises nationales des déchets ont valeur de symbole. Elle a rencontré l'association de bénévoles Compostri, spécialisée dans le tri à la source des biodéchets et le compostage de quartier, ainsi que les membres d'une ressourcerie créée dans un incubateur d'entreprises de l'ESS. Elle voit dans ces initiatives "un changement de société profond" qu'elle souhaite soutenir et étendre. La feuille de route devrait donc recenser des pratiques concrètes qui ont montré leur efficacité et proposer des dispositifs pour les étendre à l'échelle nationale, a-t-elle insisté à plusieurs reprises.

Concrètement, une plateforme collaborative sera lancée fin octobre pour recueillir les attentes et propositions des citoyens. Dans le même esprit participatif, la secrétaire d'Etat a annoncé qu'un hackathon sera organisé afin de faire émerger de nouvelles analyses des données sur les déchets produites par le ministère et l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).

Bien sûr, les professionnels du secteur ne seront pas laissés de côté. Mais la secrétaire d'Etat ne compte pas créer un énième groupe de travail. La concertation s'appuiera donc sur les instances existantes : Conseil national des déchets (CND), conseil national de l'industrie (CNI), l'Institut de l'économie circulaire, ou encore les Régions.

RéactionsAucune réaction à cet article

 

Réagissez ou posez une question au journaliste Philippe Collet

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- disposant d'un porte-monnaie éléctronique
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partagez sur…