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L'économie verte compte un nombre grandissant de cadres

L'Apec, le Pôle-emploi des cadres, a constaté une augmentation significative des offres d'emploi « vert ». En 2019, les cadres du privé représentaient déjà 17 % des professionnels de l'économie verte en France.

Gouvernance  |    |  Félix Gouty
L'économie verte compte un nombre grandissant de cadres

Le marché de l'emploi au sein de l'économie verte ne cesse de sourire aux cadres du secteur privé. Selon une étude conduite par l'Association pour l'emploi des cadres (Apec), le nombre d'offres d'emploi « vert » a augmenté de 21 % en deux ans, de 2019 à 2021. Et bien que la totalité de ces offres ne représente que 2 % du volume des demandes de recrutement listées par l'Apec, « ces opportunités d'emploi devraient continuer d'augmenter, si les conditions sont réunies », à savoir si suffisamment de candidats convaincus par la transition écologique présentent des profils suffisamment techniques.

Des métiers avant tout techniques

   
Évolution du nombre d'offres d'emploi « vert » destinées aux cadres du privé et leur répartition géographique. © Apec
 
   
Ces offres « vertes » concernent la moitié (17 sur 35) des métiers « verts » référencés par l'Observatoire national des emplois et métiers de l'économie verte (Onemev) du ministère de la Transition écologique. Onze des professions en question sont relatives à l'ingénierie, à la recherche ou au développement technique : ingénieur d'études environnement, chef de projet en aménagement du territoire ou encore hydraulicien. Avec quatre autres professions, attachées aux domaines de la qualité, de l'hygiène, de la sécurité et de l'environnement (QHSE), elles constituent 56 % des 9 400 offres « vertes » recensées par l'Apec en 2021. À eux seuls, les recrutements d'ingénieur HSE ou de responsable HSE regroupent 38 % des offres sur le marché. Les deux derniers types de postes que l'organisme a également listé sont chef de projet sites et sols pollués et chargé d'affaires environnement et énergie.

 
Métiers « verts » ou « verdissants » ? Ce que le Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue) nomme « économie verte » regroupe l'ensemble des « éco-activités » qui participent à améliorer le bien-être humain, mais surtout à réduire de manière significative les risques environnementaux et l'épuisement des ressources naturelles. Ces activités sont chacune couvertes par plusieurs métiers. Environ 3 % d'entre eux sont dits strictement « verts » et contribuent directement à évaluer ou corriger les dommages environnementaux. Les 97 % restants sont qualifiés de « verdissants », car ils intègrent une dimension environnementale qui, bien qu'elle ne soit pas leur finalité principale, a tendance à prendre davantage d'importance.
 
Cette tendance croissante de recrutement complète les 800 000 cadres du privé actuellement en activité au sein de l'économie verte (qui compte 4,4 millions d'actifs). Parmi eux, 24 000 exercent déjà l'un des 17 métiers « verts » recensés par l'Apec, pour 140 000 professionnels (cadres et non-cadres) occupant un poste « vert » au sens strict (lire l'encadré ci-contre). Du reste, près de 780 000 cadres du privé effectuent un métier dit « verdissant », plus difficile à identifier. « Dans certaines structures, tel métier est déjà en voie de verdissement, alors que, dans une autre, ce même métier est moins avancé sur le sujet, observe l'Apec. De nombreuses fonctions se verdissent, par exemple les achats et la logistique. Le verdissement des emplois pourrait s'accélérer plus rapidement et concerner davantage d'emplois, sous l'effet de dispositifs visant, par exemple, à améliorer les bonnes pratiques énergétiques en entreprise », suggère l'organisme.

Plus de jeunes et de femmes

La majorité des offres « vertes » destinées aux cadres du privé émanent principalement des régions qui accueillent le plus de grandes villes et, avec elles, de sièges de grandes entreprises : l'Île-de-France, avec Paris et ses alentours, et Auvergne-Rhône-Alpes, avec Lyon. Environ 62 % des cadres de l'économie verte sont en poste dans de grandes entreprises ou des entreprises de taille intermédiaire (ETI). Ils sont néanmoins répartis de manière plus équilibrée au niveau sectoriel. L'énergie, le bâtiment, l'industrie et les transports, parmi les secteurs les plus concernés par la transition écologique, « ne représentent chacun que moins de 10 % des émetteurs d'offres », selon l'Apec.

S'agissant du profil de ces cadres « verts », 40 % sont des femmes (38 % dans l'ensemble des cadres) et 90 % possèdent un diplôme supérieur ou égal à un bac + 3 (75 % en moyenne). Occupant 26 % de l'effectif, « les cadres de moins de 30 ans y sont deux fois plus nombreux en proportion que dans l'ensemble des effectifs cadres en poste », complète par ailleurs l'Apec.

Réactions1 réaction à cet article

 

C'est tant mieux et inéluctable, et cela concerne la construction, tant de choses, une autre façon de vivre!
Question personnelle aux journalistes : étant enfant, la Seine a été polluée, 1957/1962 ? tout est mort, poissons, écrevisses, fini les baignades (interdit). Les pêcheurs dont mon père sont allés protester au barrage d'Evry/Soisy sur Seine. On n'a jamais su la raison, mais c'était la fin du fleuve, que je traversais à la nage à cette époque!

28plouki | 20 septembre 2022 à 10h30
 
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