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Actu-Environnement

L'efficacité énergétique sous le feu des projecteurs de la COP

L'efficacité énergétique est au cœur de nouveaux engagements pris pendant la COP. Les collectivités, entreprises et ONG veulent impulser un nouvel élan à une problématique souvent délaissée malgré ses avantages économiques et écologiques. 08 décembre 2015

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Environnement & Technique N°354 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°354
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Lors de la COP 21 qui se tient à Paris, des centaines de pays, d'entreprises et d'institutions financières ont pris de nouveaux engagements en matière d'efficacité énergétique. Quelque 775 entreprises, plus de 130 collectivités nationales, régionales et locales ainsi que plus de 100 institutions financières s'engagent à renforcer l'investissement et les mesures en faveur de l'efficacité énergétique dans le cadre de l'initiative SE4ALL.

Lancée en septembre 2011 par le secrétaire aux Nations Unies Ban Ki-Moon, cette initiative mondiale a trois objectifs : assurer l'accès universel aux services énergétiques modernes, doubler le taux global d'amélioration de l'efficacité énergétique et doubler la part des énergies renouvelables dans le mix global en 2030. Elle doit permettre de répondre à l'ODD n° 7 adopté fin septembre 2015 à New York à savoir : "Garantir l'accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes à un coût abordable".

Diffuser les technologies les plus efficaces

Partie intégrante de SE4All, la Plateforme mondiale pour l'accélération de l'efficacité énergétique vise à diffuser des produits et systèmes énergétiques plus efficients dans six secteurs : bâtiment, éclairage, appareils électroménagers, systèmes énergétiques de quartier, industrie et transport. Depuis son lancement en septembre 2014 au sommet de l'ONU, de nombreux acteurs l'ont portée mais la COP 21 parisienne est l'occasion de faire un bilan et surtout de "recruter" de nouveaux acteurs.

A travers les initiatives En.Lighten et Clean Energy Ministerial Global Lighting Challenge par exemple, plus de 70 pays ont accepté de renoncer aux ampoules à incandescence et de promouvoir l'utilisation de technologies d'éclairage plus efficientes telles que les LED. "Le potentiel d'économies d'énergie et de réduction des gaz à effet de serre de cette seule technologie est impressionnant : elle pourrait permettre de diminuer de plus de moitié l'électricité nécessaire à l'éclairage, qui représente 15% de la consommation totale d'électricité et 5% des émissions de gaz à effet de serre", explique l'ONU.

Plus de 60 pays ont également adhéré à l'Initiative mondiale pour les économies de carburant (GFEI), dont l'objectif est de mettre en place des politiques publiques en faveur de l'efficacité énergétique des véhicules afin de réduire de moitié la consommation moyenne d'ici 2050. La GFEI appuie déjà certains pays tels que l'Indonésie, le Kenya, l'Ethiopie et le Chili dans la mise en place de leurs politiques d'économies de carburant.

L'initiative Unis pour l'efficacité (U4E) s'intéresse quant à elle aux produits à gros impact comme les réfrigérateurs, les appareils à air conditionné ou encore les moteurs électriques. Avec un pouvoir d'achat croissant dans les pays en développement, certains de ces équipements vont se démocratiser : le nombre de réfrigérateurs utilisés dans les pays hors de l'OCDE devrait doubler entre 2010 et 2030. Or, une transition mondiale vers des équipements éco-énergétiques permettra d'économiser plus de 2.500 TWh d'électricité et de réduire les émissions de CO2 de 1,25 milliard de tonnes par an. Une vingtaine de pays ont déjà adhéré à l'U4E.

L'industrie également visée

Un volet spécifique de la plateforme vise tout particulièrement l'industrie. Le secteur industriel a compté pour environ 29% de la demande finale d'énergie en 2011. L'adoption généralisée de mesures d'efficacité énergétique pourrait réduire l'utilisation d'énergie par l'industrie de plus de 25%. "Ce potentiel est d'importance : il représente 3,92 Gt de CO2, soit une réduction de 8% de la consommation mondiale d'énergie et de 12,4% des émissions mondiales de CO2", explique l'ONU.

Les arguments sont également économiques : compétitivité accrue, productivité améliorée, moins grande consommation d'eau, meilleure qualité de produit… "De tels avantages ont le potentiel d'ajouter 50% de bénéfices économiques en plus de réduire les coûts énergétiques directs", promet l'ONU. La Chine et l'Inde y travaillent déjà pour réduire concrètement les émissions du secteur industriel sur la période 2016‑2020.

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