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L'efficacité énergétique, cadet des soucis des États membres

La plupart des stratégies présentées en matière de rénovation du parc immobilier et d'efficacité énergétique par les États membres ne répondent pas aux objectifs européens, selon une récente étude consultée en exclusivité par EurActiv.

Energie  |    |  Euractiv

Les États membres n'ont mis en œuvre que très partiellement les règles relatives à l'efficacité énergétique édictées par l'UE, voire ne se sont tout simplement pas mis en conformité, révèle une étude réalisée par la Buildings Performance Institute Europe (BPIE). La directive est pourtant entrée en vigueur il y a deux ans déjà, indique l'organisation.

Selon l'article 4 de la directive, les pays sont contraints de rendre publique leur stratégie nationale en matière de rénovation du parc immobilier. Des programmes sont nécessaires pour stimuler les investissements dans la rénovation, mais aussi dans la chaîne d'approvisionnement, afin d'amorcer un effet d'entraînement sur la croissance économique et l'emploi.

Six États membres n'ont pas déposé leur dossier avant le délai imposé en avril dernier. La Grèce, la Hongrie, le Luxembourg, la Pologne, le Portugal et la Slovénie s'exposent ainsi à d'éventuelles procédures d'infraction engagées par la Commission.

Selon l'étude de Buildings Performance Institute Europe, sur les dix stratégies présentées par les États membres, seulement quatre sont conformes aux critères de la directive européenne.

Le groupe de réflexion s'est penché sur les stratégies présentées par l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique (région Bruxelles-Capitale), le Danemark, l'Espagne, la France, les Pays-Bas, la République tchèque, la Roumanie et le Royaume-Uni. Dans un premier temps, l'institut a donné une note en fonction des 5 objectifs énoncés par l'article 4 de la directive sur l'efficacité énergétique. Dans un deuxième temps, il a attribué une note globale sur le niveau de conformité des projets déposés.

Les premiers sont les derniers

Un dossier présentant un taux de conformité à 70% est considéré comme recevable. Avec 28%, l'Autriche a obtenu les plus mauvais résultats de l'échantillon. Les stratégies présentées par l'Autriche, le Danemark et les Pays ne sont pas conformes à la directive, selon l'étude. Ces résultats sont particulièrement étonnants étant donné que ces trois pays sont connus pour être à l'avant-garde sur ces questions.

Les dossiers de l'Allemagne, de la France et de la Région de Bruxelles-Capitale sont partiellement satisfaisants. L'étude montre que l'Espagne, la République tchèque, le Royaume-Uni et la Roumanie ont présenté des stratégies acceptables, mais qu'il y avait des marges de manœuvre pour apporter des améliorations.

L'efficacité énergétique, enjeu de société

"Notre étude révèle une approche très fragmentaire dans les stratégies, en aucun cas à la hauteur des objectifs de la direction", considère Oliver Rapf, directeur exécutif du BPIE. "Les gouvernements loupent une occasion de rénover le parc immobilier qui permettrait pourtant de répondre aux défis que représentent la sécurité énergétique, la relance économique et le changement climatique", poursuit-il.

La sécurité énergétique est un sujet particulièrement crucial dans le contexte de la crise ukrainienne, qui a mis à nue la dépendance européenne vis-à-vis du gaz russe. La campagne "Renovate Europe" affirme qu'une rénovation d'ampleur du parc immobilier pourrait permettre à l'UE de faire l'économie de l'équivalent de 4 milliards de barils de pétrole importés de l'étranger.

Des stratégies nationales floues

Les 10 stratégies soumises ne donnent pas une voie claire à suivre, et manquent de projets clairs et d'ampleur, selon le directeur du BPIE. Aucun des plans présentés ne donne aux investisseurs un environnement sûr pourtant nécessaire en vue de lancer une vaste vague de rénovations au niveau européen et permettre une relance économique, ajoute-t-il. Enfin, aucune des stratégies n'était suffisamment bonne pour pouvoir être citée en tant que "bonnes pratiques".

Selon le BPIE, les États membres doivent agir dans les plus brefs délais afin d'améliorer leur stratégie en matière de rénovation de l'immobilier. Les programmes proposés manquent d'ambition, ne répondent pas à l'urgence de la situation et de stratégie, aux yeux du groupe de réflexion.

Occasions manquées

Ingrid Reumert, la vice-présidente responsable des affaires publiques et de la durabilité pour Velux, fabriquant de fenêtre de toit et de puits de lumière, explique pour sa part que lutter contre les pertes d'énergie pourrait permettre de relancer l'économie. "Il existe de nombreuses occasions manquées parmi les États membres qui manquent d'ambition en matière de stratégie de rénovation du parc immobilier, voire n'en ont aucune. Il ne s'agit pas seulement de réduire la consommation d'énergie, mais aussi de créer les conditions pour une croissance verte, pour garantir la santé et les emplois. Et, aux yeux de nos clients à travers toute l'Europe, c'est tout ce qui compte", continue-t-elle.

La rénovation, moteur de croissance

La campagne "Renovate Europe" estime qu'une rénovation de grande ampleur du parc immobilier pourrait créer jusqu'à deux millions d'emplois. Ces résultats tombent juste dix jours après que les dirigeants européens ont revu à la baisse l'objectif d'efficacité énergétique, fixé à l'origine à 30% pour le descendre à 27% dans le cadre du paquet énergie-climat de 2030.

Les chefs d'État et de gouvernement ont adopté un objectif contraignant pour réduire les émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40% par rapport au niveau de 1990. Les bâtiments représentent environ 40% de la consommation énergétique totale. Ils sont également à l'origine de 36% du rejet total de CO2 au sein de l'UE. Les nouvelles technologies pourraient permettre de réduire jusqu'à 80% de la consommation énergétique du parc immobilier, selon Renovate Europe. Il existe un "extraordinaire potentiel qui reste inexploité", selon Ingrid Reumert. Pour remédier à cet état de fait, il suffirait de lancer un vaste programme de rénovation du parc immobilier de l'Union européenne, à ses yeux.

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Réactions21 réactions à cet article

 

Un programme ambitieux d'efficacité énergétique aurait pour effet de réduire par milliards les revenus extraordinaires des multinationales au profit des ménages.
Nos écolo-politiques préfèrent au contraire favoriser ces multinationales dont ils sont devenus dépendants y compris par corruption au détriment de leurs peuples.
Créer de vraies économies locales ne les intéresse pas. Le discours est destiné à anesthésier les populations pour s'autoriser toujours plus de prélèvements qu'on n' appelle même plus impôt ou taxe.
Par exemple, le vent est gratuit montons des éoliennes mais on ne vous dit pas que l'électricité produite vaut deux fois plus cher ou cinq fois plus cher (éolien en mer). C'est pour la planète, mais le développement de l'éolien ne réduit pas les émissions de CO2 dans les pays qui se sont équipés à grands coups de subventions. Entre le vent gratuit et nos factures en forte croissance, qui se remplit les poches?
Le but des transitions énergétiques est de faire de l'argent et qu'importe la planète et qu'importe le niveau de vie des populations.
Il faudrait effectivement développer l'efficacité, je dirai il faut commencer par là et ne faire que cela pour mieux appréhender quels devront être les machines nécessaires pour assumer les productions ainsi réduites. L'urgence est bien de réduire les gaspillages (d'énergie et d'argent) pas d'en générer de nouveaux (avec l'éolien en particulier).

ITC78 | 06 novembre 2014 à 11h39
 
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Depuis longtemps je pense que l'argent ENGLOUTI dans les EnR intermittentes aurait été mieux utilisé dans de VASTES programme d'isolation et efficacité énergétique. Les économies d'énergies prévisibles étant telles que l'apport modeste et ruineux des nouvelles énergies aurait été inutile. L'article dit bienle montant des économies attendues.

ami9327 | 06 novembre 2014 à 12h59
 
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Pour EURACTIV de toutes façons, les questions environnementales se résument à l'adoption de textes de la commission et basta... Cet organe (issu de la commission pour sans cesse couiner qu'on n'écoute pas assez ladite commission?) est le plus grand promoteur de réglementation et ne se satisfait que de textes. Il faudrait leur préciser que, pour une efficacité réelle, ce n'est pas la production de rapports qui est nécessaire mais bien la production de services efficaces.
Je rejoins par ailleurs ami9327 sur l'argent englouti dans les éoliennes, auquel j'ajouterais celui dilapidé en consultants calculateurs de bilans énergétiques et "carbone" et en affichage environnemental (eco-labels mensongers) sous le programme "sustainable consumption and production", entièrement squatté par la grande distribution qui greenwashe à tout va (le consultant de la commission en cette matière est... le conseiller de Wal-Mart!!!), etc.
Réveillez-vous et cesser de penser que le préfixe bio, éco ou le substantif durable sont des gages de vertu. Merci les journalistes de faire le job!

Albatros | 06 novembre 2014 à 18h55
 
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@ITC
Le vent est gratuit ? Certes. Comme le soleil, à condition de ne pas créer d'ombre comme s'en plaignait Diogène.
Mais le charbon, le pétrole ou le gaz, bien blottis au fond de leurs couches géologiques, aussi. Il suffit d'aller les chercher ce qui coûte… de l'énergie. Se pose alors la question de comparer ce que l'on investi (en énergie) et ce que l'on récupère (toujours en énergie). Si le bilan est négatif, il faut se poser et réfléchir. Ensemble ?

@ami9327
Je partagerai bien votre avis. Mais l'un n'empêche pas l'autre. De plus, comme vous le faites remarquer, les économies attendues sont loin d'être négligeables. Mais est-il bien raisonnable de se borner à les calculer en monnaie quand on sait la fantaisie des prix ?

Jean-Claude Herrenschmidt | 07 novembre 2014 à 09h41
 
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En vérité la différence entre les EnR intermittentes et l'isolation des batiments est celle entre DEPENSE DURABLE et ECONOMIE DURABLE.
Une fois l'isolation réalisée on a une économie immédiate et pérenne. Une fois un dispositif EnR installé on doit le subventionner encore de longues années. Le comble étant qu'il faudrait aussi subventionner l'Auto-consommation au seul motif qu'elle épargne un déséquilibre du réseau électrique.

ami9327 | 10 novembre 2014 à 15h21
 
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@ITC78 : " on ne vous dit pas que l'électricité produite vaut deux fois plus cher ou cinq fois plus cher (éolien en mer)." En effet, on ne nous dit pas ça parce que c'est FAUX.

En 2013, le tarif d'achat (qu'on peut supposer proche du coût moyen de production) de l'éolien terrestre est de 82 € / MWh. Le coût de production du nucléaire est déjà de 60 € / MWh selon l'estimation de la Cour des comptes et va continuer d'augmenter d'au moins 5% par an. Selon le rapport de la commission d'enquête du Sénat de juillet 2012, une augmentation de 50% d'ici 2020 est envisageable.

Sources : CRE, Coûts et rentabilité des énergies renouvelables en France métropolitaine
http://fr.slideshare.net/lesechos2/cour-des-comptes-rapport-sur-le-cot-de-production-de-llectricit-nuclaire

marco13 | 11 novembre 2014 à 17h12
 
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@marco13
le prix du marché de l'électricité varie entre moins 200 euros /MWh quand il y a du vent en Europe c'est à dire partout et peu de demande (juin 2013) à plus 1938 euros/MWh quand il n'y a pas de vent en Europe c'est à dire nulle part et beaucoup de demande (février 2012.
(Source rapport CRE 2012 2013)
Quand il 'y a du vent en Europe, les prix sont descendus jusque moins 220 euros du MWh en Allemagne par exemple.
L'éolien terrestre est donc 4,6 fois plus cher et serait en mer 6,6 fois plus cher que le nucléaire.
Les ordres de grandeurs que j'ai donnés sont basés sur les moyennes du prix de marché qui se situent approximativement autour de 45 euros du MWh.
Le prix moyen de production étant bien entendu en dessous de ce niveau, sinon nos producteurs seraient en faillite.

ITC78 | 13 novembre 2014 à 11h36
 
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@ITC78
Ça n'a pas pas de sens, ces comparaisons.
Dans vos prix, comptez-vous le pétrole à 110 € le baril, ou à 70 comme aujourd'hui ?
Et le prix de l'uranium ? Et le prix de la main d'œuvre ? Et du cuivre ? Et de la viande : argentine ou charolaise ?
Toutes ces banalités pour dire, encore une fois, que la valorisation de l'énergie en monnaie courante est une stupidité.

Il faut bien pouvoir comparer les choses, me direz-vous. Bien sûr. Mais avec des unités qui ne varient pas avec la fantaisie des décisions de quelques financiers qui jouent sur les marchés.

Refaites vos calculs en prenant pour base une unité d'énergie. Pourquoi pas le kWh. On y verra plus clair.

Mais c'est vrai que ça fait du boulot ! N'y aurait-il pas quelques fonctionnaires habiles à ce travail qui pourraient s'y employer ? Au moins, on saurait pourquoi on les paye.

Jean-Claude Herrenschmidt | 13 novembre 2014 à 12h20
 
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@ JC Herrenschmidt
Ensemble avez vous suggéré ?
Je suis partant pour jouer le jeu sauf que il faut d'abord définir les règles.
De quoi s'agit il ?
Deux options sont en débat et d'après les contributions sur ce forum, inconciliables.
Réduire le CO2 et /ou sortir du nucléaire.
Pour ma part, après longues hésitations et recherches, je me suis forgé l'opinion que l'éolien ne répond à aucun des deux enjeux.
La voie que je préconiserai est d'investir autant que possible dans la réduction des gaspillages d'énergie et matières. Cette voie me parait la seule qui soit consensuelle pour les citoyens et porteuse de progrès et dans la réduction du nucléaire (on n'imagine pas la sortie avant bien longtemps à condition de découvrir de nouvelles techniques inexistantes de génération et stockage renrables) et dans la réduction des gaz à effet de serre.
La focalisation sur la production d'électricité en France est une erreur coûteuse en subventions et détournant l'attention de l'objectif faire mieux avec moins d'énergie. Le faire mieux est une nécessité sine qua non de l'adhésion du plus grand nombre à la démarche.
Que constate t on?
Un déferlement de subventions au profit de l'éolien dont l'intermittence apporte plus de gêne que d'avantages.
Un développement de capacités inutiles, d'autant plus inutiles que les objectifs de réduction de la demande seront performants.
Il faut donc arrêter les subventions au développement de nouvelles capacités de production électriques.

ITC78 | 13 novembre 2014 à 12h22
 
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@ITC78.
Je n'arrive pas à me résoudre à choisir.

1-Il faut réduire la production de CO2 (je ne remets pas en cause les conclusions des experts qui font, à peu près, l'unanimité sur son rôle négatif sur l"équilibre de la biosphère)
2- Il faut envisager la sortie du nucléaire (actuel). Ce sera long et, pour plusieurs décennies, on ne saura pas s'en passer. Je n'exclus pas l'arrivée de technologies nouvelles assez sûres pour être à nouveau envisagées.
3- Faire des économies d'énergie. J'aurais dû le mettre au point n° 1.
4- Arrêter de faire des subventions opportunistes. Toutes les subventions. L'intérêt personnel et collectif y trouvera son compte.

Un préalable à tout cela : calculer tous les coûts relatifs à l'énergie en unité d'énergie.

Pour le reste, nous seront d'accord

Jean-Claude Herrenschmidt | 13 novembre 2014 à 12h52
 
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Bonjour.
En ce moment, des scénarios énergétiques sont produits "à la pelle" avec chacun des hypothèses différentes et des échéances différentes. Le travail d'un organe comme ActuE ne serait-il pas de nous montrer une cartographie de ces différents scénarios?
Ayant été plusieurs fois sollicité pour fournir des données à "mouliner" dans ces scénarios, ma demande d'éclaircissements à la DGEC et à l'ADEME est restée lettre morte... Pour le moment...
Je rejoins Jean-Claude pour demander aux fonctionnaires compétents de nous expliciter les différents scénarios français, européens et mondiaux afin qu'on puisse les comprendre et contribuer mieux à la définition des politiques énergétiques de notre pays.
NB: la loi Royal sur la transition énergétique, en l'absence d'un tel éclairage, est une parfaite foutaise.

Albatros | 13 novembre 2014 à 14h31
 
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Les pétroliers expliquent que pour extraire 100 barils de pétrole jadis ils consommaient un baril en énergie équivalente et aujourd'hui ce sont 18 barils en équivalent énergie qui sont nécessaires. On le comprend facilement quand on voit a quelles profondeurs sous la mer ils vont le chercher, et les efforts déployés pour retirer encore du pétrole de puits qui avaient été délaissés. Donc le système est encore viable. L'enrichissement de l'Uranium consomme aussi une quantité considérable d'énergie: en 2012 on a fermé la première usine (par diffusion gazeuse) et pour alimenter tous nos réacteurs (et plus??) elle consommait l'électricité de 3X900MW. La nouvelle usine (centrifugeuses) qui l'a remplacé est cinquante fois plus économe en énergie dans son procédé et elle est dimensionnée pour une production très inférieure à l'autre.

ami9327 | 13 novembre 2014 à 22h20
 
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@JC Herrenschmidt
Les chiffres ci dessus sont des euros par MWh électriques (soit 1000 kWh électriques). Ils correspondent aux valeurs des transactions effectuées sur le marché international de l'électricité toutes origines confondues (on ne sait pas différencier les électrons) et achetées pour la France en 2012- 2013.(tendance à la baisse 2014 hiver doux)
Plus difficile est de connaître les coûts effectifs de production de l'électricité selon les sources. Les partisans pour ou contre l'une ou l'autre filière les utilisent au gré de leurs démonstrations.
Nous avons à notre disposition quelques éléments qui valent ce qu'ils valent (qu'on peut qualifier de prix de cession au réseau, détaillés par origine en euros pour 1000 kWh
inférieur à 45 pour nucléaire actuel et la grande hydro-électricité (prix de cession par EDF à ses concurrents distributeurs: ARENH )
82 éolien terrestre (prix de rachat garanti par l'état)
200 éolien posé en mer (prix de rachat garanti par l'état confirmé en séance à l'assemblée suite à une question d'un parlementaire)
200 au moins pour le photovoltaïque dépendants de nombreux facteurs liés au conditions de rachat garanti par l'état (anciens contrats à 600)
Estimations:
75 gaz naturel
90 à 110 EPR
55 charbon

ITC78 | 14 novembre 2014 à 11h18
 
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@albatros
Mon opinion est qu'il est vain de vouloir un scénario clair et capable de galvaniser nos citoyens.
Nos élus et autres gouvernants sont dans l'incapacité de gérer notre pays alors que les citoyens ont l'obligation quotidienne de gérer leur budget et pour beaucoup trop au jour le jour. Le principe doit rester l'équilibre entre dépenses et recettes. Que constatons nous: des dépenses de l'état et des collectivités en hausse face à des hypothèses de recettes prévues à la hausse...non garanties.
Quant à imaginer une trajectoire de transition énergétique, nous sommes dans l'utopie dans la mesure ou les règles sont fixées par les lobbies, les lois s'adaptant à la demande de ces derniers.
Le projet de loi de Mme Royal est un projet autocratique. Il suffit de se remémorer ce qui est qualifié de débat parlementaire, où les amendements comme la modification de la loi littoral ont été votée par un hémicycle quasiment vide et pour les présents, l'accablement par un sommeil profond (Même Mme Duflot dormait sur son pupitre)
Lors du débat national sur la transition énergétique, les français ont proposé: Transition oui mais sans baisse du pouvoir d'achat des ménages et sans perte de compétitivité pour les entreprises.
A cette condition voire avec une amélioration de la situation, la mobilisation serait au rendez vous.
Nous constatons l'inverse avec des hausses de prix et de taxes qu'on perçoit comme infinies.

ITC78 | 14 novembre 2014 à 12h09
 
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L'article tente, comme son titre l'indique, de montrer que les États membres de l'Union européenne ne font pas grand cas de l'efficacité énergétique. Faut-il rappeler que celle-ci exprime la recherche de l'optimisation de la consommation d'énergie pour un même service rendu. Par exemple, il est souhaitable d'utiliser des voitures qui consomment moins pour faire la même chose.

Ce qui ne me va pas dans cet article c'est le choix de remplacer, sans précautions, la consommation d'énergie - normalement calculée en joules ou en kWh par exemple, par son prix. Ce qui est soit idiot, soit une tromperie.

Jean-Claude Herrenschmidt | 17 novembre 2014 à 11h03
 
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@JCH
Vous avez parfaitement raison qu'il faille utilisée des unités simples et représentatives de ce dont on parle. La confusion permet aux lobbies de manoeuvrer leurs interlocuteurs qui font semblant de suivre pour ne pas paraitre idiot, situation toujours désagréable surtout en public.
Confondre puissance et production est couramment utilisé pour qualifier l'éolien, la production est de zéro quand il n'y a pas de vent.
Il est couramment annoncé que la production d'une éolienne correspond à la consommation de tant d'habitants, mais les nuits sans vent suffisant que consomment ces habitants?
Il en est de même pour les retombées fiscales de l'implantation des aérogénérateurs dans nos pauvres villages. Le seul argument retenu au final est les quelques milliers d'euros de ces retombées. Tous semblent oublier que l'origine de cet argent est un prélèvement autrement dit un impôt encaissé via nos factures d'électricité, la CSPE.

PS savez vous à quoi est destinée la contribution tarifaire d'acheminement?

ITC78 | 17 novembre 2014 à 11h57
 
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De quels "lobbies" parle ITC78?
Pour ma part, parmi les "gagnants" de la LTE de Royal, figure celui des éoliennes.
Je réitère ma demande auprès d'un organe d'information: merci de recenser et d'analyser les scénarios sur lesquels se baseront les décisions prises par nos politiques. Il ne doit pas être bien compliquer de commencer par les recenser, afin d'ensuite les étudier sérieusement un à un.

Albatros | 17 novembre 2014 à 16h41
 
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@Albatros.
Mes souhaits rejoignent les vôtres.
Toutefois, concernant le travail sur les scénarios, on pourrait espérer que cela pourrait être entrepris par une administration. L'expérience tendrait à prouver que les hauts fonctionnaires à qui ces demandes sont adressées (par les politiques), ont pour habitude de confier ce travail à une compétence extérieure plutôt qu'à leurs propres services. Et, tenez-vous bien, les compétences extérieures sont toujours les lobbyistes !
Faut-il faire un dessin ?

Jean-Claude Herrenschmidt | 18 novembre 2014 à 14h36
 
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@ITC78

La contribution tarifaire d'acheminement ?
J'avais une vague idée. J'ai été aux renseignements.
C'est une usine à gaz ! On sent bien que nos puissants fonctionnaires ont turbiné fort sur le sujet.
Si j'ai un peu de temps et si vous m'en faites la demande gentiment je pourrais peut-être essayer d'en faire un résumé et de le proposer à notre belle communauté d'intérêts.

Jean-Claude Herrenschmidt | 18 novembre 2014 à 14h59
 
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Concernant les scénarios, les "lobbies" sont clairement EDF, Areva et le syndicat des ENR.
Concernant les "hauts" fonctionnaires, leur incompétence est tellement crasse en la matière qu'ils ont initié un nouveau "lobby", celui des consultants qu'ils embauchent à tour de bras à des coûts exorbitants, pour faire leur travail (et celui de l'ADEME qui est aussi un des plus gros clients de cette pègre consultante). Je ne les nommerai pas ici mais nous les connaissons tous (ce sont les calculateurs de "bilan-carbone" plus ou moins reconvertis dans une "expertise" en énergie).

Albatros | 18 novembre 2014 à 16h45
 
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@JCH
Ne cherhez plus. Coome son nom ne l'indique pas la CTA est une contribution obligatoire payée par nos factures d'électricité et qui est destinée à renflouer la caisse de retraite des gaziers et des électriciens.
Un effort de transparence semble t il

ITC78 | 20 novembre 2014 à 21h44
 
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