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Effondrement de la biodiversité : cinq associations attaquent l'État pour carence fautive

Biodiversité  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com

Les organisations non gouvernementales vont-elles réussir à contraindre l'exécutif à faire plus pour la biodiversité en se tournant vers les tribunaux ? C'est le pari que font cinq associations en déposant, ce lundi 10 janvier, un recours pour carence fautive dirigé contre l'État français devant le tribunal administratif de Paris.

« Toutes les études scientifiques montrent que la biodiversité dans notre pays est en train de s'effondrer, en grande partie à cause de certaines pratiques agricoles. Ce déclin généralisé des pollinisateurs et insectes, oiseaux, petits mammifères, poissons ou crustacés a des conséquences dramatiques sur les équilibres du vivant », expliquent les associations dans un communiqué. « L'État français, malgré ses nombreux engagements, a failli à prendre des mesures élémentaires, comme la mise en place d'un système d'homologation des pesticides réellement protecteur des pollinisateurs et de la faune en général », ajoutent les ONG.

Cette requête fait suite à un recours gracieux adressé au gouvernement par les associations Notre Affaire à tous et Pollinis, en septembre dernier, pendant le Congrès mondial de la nature, à Marseille. Les ONG avaient demandé une réforme du processus d'autorisation de mise sur le marché des pesticides et la suspension des produits déjà autorisés qui entraînent une « perte inestimable de biodiversité ». Parmi ceux-ci, sont pointés les insecticides néonicotinoïdes, en passe de faire l'objet d'une nouvelle autorisation dérogatoire, le glyphosate ou les fongicides SDHI. En l'absence de réponse de l'exécutif, les deux ONG, rejointes par trois autres associations (Aspas, Anper-TOS, Biodiversité sous nos pieds), attaquent aujourd'hui l'État devant la justice administrative.

Les cinq ONG cherchent à faire reconnaître un préjudice écologique et à contraindre l'État à prendre toutes les mesures nécessaires à la protection du vivant, en particulier à mettre à jour la procédure d'homologation des pesticides. La récente note scientifique de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) sur le déclin des insectes devrait les aider dans leur entreprise. Elle pointe, en effet, une mauvaise prise en compte des recommandations de l'Agence de sécurité sanitaire (Anses) par la réglementation visant à protéger les abeilles.

Les associations entendent réitérer l'expérience réussie de l'Affaire du siècle, le recours contre l'État français pour inaction climatique, qui s'est soldé, en octobre dernier, par une injonction pour le gouvernement de revoir sa trajectoire de baisse des émissions de gaz à effet de serre et de réparer le préjudice écologique lié au surplus d'émissions constaté.

Réactions48 réactions à cet article

 

Il faut le faire et c'est une très bonne chose (dont on se passerait bien cependant !) que ces associations s'y collent.
Mais du moment que la responsabilité personnelle des décideurs fautifs n'est pas directement recherchée, la portée des décisions de justice contraignant l’État, de plus en plus nombreuses, demeurera avant tout symbolique. En revanche, faites payer sur leurs deniers propres et/ou sur leur sacro-sainte progression de carrière celles et ceux qui cassent et là, vous changez de braquet, le droit sera appliqué à la lettre et le ciel s'éclaircira subitement et durablement !

Pégase | 10 janvier 2022 à 21h21
 
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Entièrement de l'avis de Pégase. Dès lors que l'on joue avec les deniers des contribuables, l'on se contrefiche de perdre à la roulette (peut-être pas dans sa version russe, encore que…) ou au black jack. Quand par contre, on commence à piocher dans ses propres économies, le scénario devient subitement différent. A quand de VRAIS responsables en guise de décideurs ?

Tonton Albert | 11 janvier 2022 à 09h34
 
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On aurait pu penser, et espérer, que FNE se joindrait à la démarche .

sirius | 11 janvier 2022 à 10h24
 
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entièrement d'accord avec Pégase aussi !

BJ50320 | 11 janvier 2022 à 11h22
 
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Toujours dans la provocation, je porterais plainte contre la météorite tombé" sur la terre il y a 65 millions d'années qui ont éliminé 90% de la biodiversité, car les dégâts ont été bien plus importants

le papet | 11 janvier 2022 à 12h01
 
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Merci Tonton Albert et BJ50320. Une pression citoyenne afin de rendre réellement comptables de leurs actes ces oligarchie et technocratie jusqu'à présent bien préservées est indispensable. La situation actuelle est par trop déséquilibrée. Il ne suffit pas d'avoir su décrocher tel ou tel poste de la haute fonction publique pour être un vrai serviteur de l’État (= compétent, soucieux du droit en vigueur et désintéressé à titre personnel).
Le législateur serait donc bien inspiré de s'y pencher sérieusement.

Pégase | 11 janvier 2022 à 12h09
 
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FNE ne fait pas partie des associations requérantes car il s'agit sans doute d'une approche différente de ce problème. Il est d'ailleurs à noter que l'avocat de l'une des parties défend aussi des dossiers pour FNE.
Sur le fond, je suis bien d'accord que la portée de cette action est avant tout symbolique et qu'il ne s'agit pas - pour l'instant - de mettre en cause pénalement les personnes qui sont décisionnaires, que ce soit au niveau politique ou de la haute administration (la "Noblesse d'Etat"). Mais du côté de la jurisprudence, cela peut être une avancée significative. On pourrait décliner les inactions, refus de verbaliser, et autres manquements au niveau départemental, en particulier dans le domaine de la gestion de l'eau. Il faut bien comprendre que ce qui motive les préfets, ce n'est pas la justice : c'est l'ordre. Le drame de Sivens, projet qui n'était ni légal, ni légitime, l'a hélas bien montré.

petite bête | 11 janvier 2022 à 12h12
 
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Exact, petite bête.
Mais oserais-je préciser, lorsque vous écrivez "[...] ce qui motive les préfets, ce n'est pas la justice : c'est l'ordre.", qu'il s'agit avant tout de l'ordre établi, qu'il convient de ne surtout pas modifier, tant d'intérêts catégoriels et privés étant bien souvent en jeu (lesquels ont l'élégance de savoir se montrer reconnaissants lorsque tel ou tel haut fonctionnaire bien attentionné à leur égard quitte la fonction publique pour une belle place dans le privé = pantouflage...) ?!

Pégase | 11 janvier 2022 à 13h23
 
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Est ce que vous pourriez préciser le nom des espèces qui ont disparu à cause de l"'agriculture, on parle de 75 % des espèces sans jamais préciser lesquelles ...

laurent | 11 janvier 2022 à 13h47
 
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Pour ce qui est du déclin des espèces, vous avez le site et les publications de l'UICN, qui regroupe les études scientifiques sur le sujet. Pour le reste, si on ne le voit pas au quotidien, c'est qu'on ne veut pas le voir. Il est vrai que ce qui n'est plus visible ne se remarque plus, que ce qui est mort ne crie pas à nos oreilles sa disparition. A partir de là, le crime n'ayant pas de cadavres, on peut toujours affirmer qu'il n'y a pas eu crime et la fabrique du mensonge a toute liberté pour prétendre qu'il ne s'est rien passé.

petite bête | 11 janvier 2022 à 17h03
 
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En secteur fortement concerné par l'agriculture intensive - soit un peu partout en France dès lors que les terres ont un potentiel agronomique adéquat - où le système de polyculture-élevage extensif a été annihilé et pour n'évoquer que les oiseaux, l'Outarde canepetière, la Linotte mélodieuse, le Courlis cendré, la Chevêche d'Athéna, etc. ont disparu ; tandis l'Alouette des champs, l'Oedicnème criard ou encore la Perdrix grise suivent un déclin sévère (liste très loin d'être exhaustive). On y observe encore ça et là quelques busards Saint-Martin et cendré guère que parce nombre de ces individus sont nés dans certains coins de l'Est de l'Europe (zones source), là où l'agriculture ne s'est pas encore complètement mutée en open-fields intensifs (mais je ne suis même pas sûr que cela soit encore vrai à ce jour, bien des agri-managers ouest européens ayant investi là-bas).
Les résultats des travaux de l'équipe de Vincent BRETAGNOLLE, du CNRS de Chizé, fondés sur de gros cortèges de données de terrain (collectées via des protocoles bien établis et rigoureux) depuis plusieurs décennies sont parfaitement explicites sur le sujet.

Pégase | 11 janvier 2022 à 19h01
 
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".....Toutes les études scientifiques montrent que la biodiversité dans notre pays est en train de s'effondrer, en grande partie à cause de certaines pratiques agricoles...."
Je me pose juste une question : et tout autour de la France, çà se passe comment? Mieux? Ca s'effondre moins?
Je ne pose pas cette question par provocation, je pense que le constat est partagé à ce sujet, quand bien même il n'y a pas qu'une seule cause. Par contre, je trouve que cette phrase est maladroitement formulée... à moins que la France soit vraiment LE vilain petit canard de cette terre, j'aurai plutôt indiqué que la France contribue (malheureusement) à l'effondrement global de la biodiversité.

nimb | 12 janvier 2022 à 06h41
 
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Une question primordiale est: quel est la bonne biodiversité, sachant que la nature ayant horreur du vide, quand une espèce disparait une autre prend sa place,Y a t il trop d'espèce, ou pas assez, quel est le nombre maximal d'espèce acceptable et quel est le nombre minimum d'espèce acceptable, mais acceptable par qui. pourquoi les espèces sont elles apparu, combien d'espèce ont disparu avant que les hommes apparaissent sur terre avec d'horribles méthodes agricoles
Un peu de réflexion globale sur le pourquoi de la vie sur terre permettrait de relativiser cet esprit catastrophique sur la mort de la planète qui se fout de l'espèce humaine.

le papet | 12 janvier 2022 à 08h49
 
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"Nombre maximal d'espèces acceptable" ? On croit rêver quand on lit de telles inepties! D'abord, acceptables pour qui, ou pour quoi? Pour les utilisateurs de glyphosate, de pesticides, ou pour l'équilibre pluri millénaire que les hommes avaient tant bien que mal entretenu avec le sol nourricier, les pollinisateurs, et toute la biodiversité? Effarant !
Dire que "La nature a horreur du vide", outre que cette phrase s'applique aux lois de la physique, c'est justement montrer que le vide créé par les méthodes de culture intensive et la chimie mettent en danger cette nature, et nous avec. Continuons comme cela, continuons à épuiser les sols, à empoisonner la terre, l'eau et l'air, et la prochaine étape du système agricole, ce sera la famine. On s'apercevra alors que l'argent ne se mange pas.
Et encore, si ce système permettait aux agriculteurs de vivre décemment, on lui trouverait quelques excuses. Mais ce n'est même pas le cas : il n'enrichit que ceux qui vivent de ce système agro-industriel sans cultiver la terre, mais en tiennent les ficelles syndicales, les chambres et les politiques.

petite bête | 12 janvier 2022 à 10h48
 
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Petite bête
Quelle pauvreté intellectuelle de celui qui refuse le débat et la contradiction et d'examiner la philosophie sur l'existence de l'homme et de la nature. J'ai l'impression que l'on voudrait me conduire au bucher comme hérétique tout simplement car j'ai envisagé d'examiner la globalité de l'existence du vivant. "Quel est le nombre d'espèces animales et végétales nécessaires à la vie humaine" Sache cher Petite bébête que toute espèce est vouée à disparaitre comme l'être humain, nous n'avons pas la tête d'une trilobite du cambrien, espèce disparue qui a permis a d'autres espèces d'apparaitre. Quel dommage de considérer l'écologie politique comme une religion qui ne peut être contestée dans son approche et sa gestion. Mais c'est ce que 'on appelle la biodiversité du vivant, vous avez le droit d'être borné et de ne voir que par le petit trou de la lunette. L'intolérance dont vous faites preuve ne vous honore pas. recevez tout de même mes amicales pensées car je pense que vous n'avez pas toutes les connaissances scientifiques suffisantes pour globaliser la vison écologique du vivant. Nous n'avons pas tous l'éducation que l'on mérite.

le papet | 12 janvier 2022 à 12h09
 
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Lorsque le papet a décidé de se faire pontifiant, c'est pas pour faire semblant !
Nous sommes partie intégrante de la biodiversité (notre propre corps n'est-il pas un formidable assemblage de cellules humaines pour beaucoup ultra spécialisées et de microrganismes - le microbiotope - sans lequel nous ne pouvons vivre ?), ayons au moins l'élégance de la reconnaissance du ventre !
Aussi, foin des considérations du nombre d'espèces nécessaires, utiles, inutiles, viables, rouges, bleues, carrées ou rondes car le débat n'est pas là : l'essentiel, me semble-t-il, est de savoir si notre espèce veut s'inscrire dans le fil de l'évolution de la biodiversité, et donc respecter celle-ci pour ce qu'elle est (notre assurance-vie sur la planète) ou bien rompre ce fil à force de tirer dessus insatiablement ?

Pégase | 12 janvier 2022 à 14h07
 
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petite bête : 75% des espèces ont disparu , j'aimerai simplement avoir le nom d'une espèce qui a disparu à cause de l'agriculture, quand je pose la question à l'OFB ils ne savent pas quoi répondre ...

laurent | 12 janvier 2022 à 14h14
 
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Vous posez le débat comme si la nature et l'homme étaient deux choses différentes, comme s'ils n'étaient pas interdépendants. C'est une logique d'aménageur : on va faire quelques parcs, des ilots de biodiversité, éventuellement sous cloche comme les "Center parcs", et partout ailleurs on peut faire - et on fait - n'importe quoi. L'écologie est, au sens littéral, l'étude du milieu. Ce n'est pas une religion même si, hélas, certains la vivent ainsi, qu'ils en soient les fidèles prosternés ou comme vous les contempteurs finalement bien contents de n'en voir que les marges il est vrai ridicules. Quant à mes connaissances scientifiques, ne vous inquiétez pas, elles pourraient vous surprendre si vous vouliez jouer à "Mon écologie est plus grosse que la tienne". Toute espèce, dites-vous, est appelée à disparaître. Eh bien après vous, je vous laisse bien volontiers la place. Et épargnez-moi cette hypocrisie des "amicales pensées", c'est insultant.

petite bête | 12 janvier 2022 à 14h28
 
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Et puisque vous écrivez "Nous n'avons pas tous l'éducation que l'on mérite" (sic), je vous en donne acte bien volontiers.

petite bête | 12 janvier 2022 à 14h30
 
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"microbiote", pas "microbiotope" ! Mea culpa.

Pégase | 12 janvier 2022 à 14h46
 
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Mes deux précédents messages s'adressaient au "Papet", dont le pseudo fleure bon les fonds de terroir et les chouettes clouées aux portes des granges.
Pour ce qui est de répondre à Laurent concernant des espèces disparues "à cause" ou du fait de l'agriculture, la liste est tellement longue que nous n'aurions pas la place ici. Je ne peux que vous renvoyer aux études ESCO (expertises scientifiques collectives). Dans son rapport du 6 mai 2019 l'IBPS (organisme international regroupant des scientifiques) estime à 1 million le nombre d'espèces en danger d'extinction du fait de l'agriculture. Et cela ne s'est pas amélioré depuis.
Mais sans doute préférez-vous dire que puisque ces espèces sont "en danger critique", c'est qu'elles n'ont pas disparu. Retournement astucieux, ou lamentable argutie ?

petite bête | 12 janvier 2022 à 16h04
 
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Pour Laurent, au cas où il ne suivrait pas le lien concernant (en 2019) l'effondrement du vivant, un petit extrait : "En outre, plus de 9 % de toutes les races de mammifères domestiquées pour l'alimentation et l'agriculture avaient disparu en 2016."

petite bête | 12 janvier 2022 à 16h20
 
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Il serait bon que le ton baisse un peu, les copains, on est en train de s'égarer un peu partout, chacun campant stoïque dans sa position.
Pour donner des exemples, le grand hamster a été victime de l'agriculture certes, mais pas à cause des pesticides à mon sens, plutôt à cause de sa chasse (considéré nuisible dans les années 80) et de l'urbanisation qui s'en est suivie dans les zones libérées.
Qui peut être certain que la cause (l'unique puisque visiblement, on dévie vers une thématique d'UNIQUE responsabilité) de la disparition des cigognes en alsace était dû à l'agriculture? Pas moi.
Par contre, j'aimerai bien votre avis sur la raréfaction des hirondelles.... quand j'étais gamin, en Normandie (Bessin et Pays d'Auge), on en avait tout le temps. Ici, en Alsace, je ne me rappelle pas en avoir souvent vu depuis que j'y vis.

nimb | 12 janvier 2022 à 17h33
 
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Bien des études du MNHN, du CNRS et de bons nombre de naturalistes mettent en avant l'évolution des pratiques agricoles comme cause principale (certes pas unique) de raréfaction d'espèces vivant en secteur agricole. Si autrefois le développement du modèle de polyculture-élevage a été très favorable à bien des espèces sauvages (entrainant néanmoins le recul d'autres spécialisées, comme celles ayant besoin de grandes et vieilles forêts par exemple), le développement fulgurant des techniques d'agriculture hyper mécanisées et de l'agrochimie après guerre a totalement inversé la tendance. Or, le leitmotiv des instances agricoles dominantes est de toujours nier les résultats d'études sérieuses et de systématiquement rechercher d'autres causes pour se défausser de leurs responsabilités, cela jusqu'à présent avec l'aval des pouvoirs publics, ministère de l'agriculture et nombre de préfets en tête. Comment alors s'étonner de la crispation de celles et ceux qui tirent la sonnette d'alarme depuis des lustres mais réalisent qu'ils "parlent dans le désert" ? Jouer les Cassandre, ça va bien 5 minutes ! Ce d'autant plus que la France se fait de plus en plus condamner par l'UE pour ses manquements en matière de politique de protection de la nature : les faits sont donc avérés à tous niveaux.
Le temps où les environnementalistes cherchaient naïvement à convaincre est donc révolu : ils veulent désormais des actions concrètes ! Les tribunaux et l'opinion publique les soutiennent.

Pégase | 12 janvier 2022 à 18h43
 
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Pour les hirondelles, et comme pour bien d'autres espèces, il n'y a pas QUE l'agriculture, mais il y a aussi l'agriculture, et le côté "c'est pas moi c'est l'autre" est assez médiocre comme posture. Les pesticides, comme pour bien d'autres espèces d'oiseaux, ont affecté longtemps les coquilles des œufs avant l'interdiction de certaines molécules. Ajoutez-y les constructions actuelles qui ne permettent pas la nidification. Mais si l'agriculture intensive n'est pas l'unique raison, elle est trop souvent la principale, il y a consensus scientifique là-dessus.

petite bête | 12 janvier 2022 à 19h15
 
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Toutes ces effluves alors qu'en France on donne l'exemple. On importe quasiment tout ce que l'on consomme. Et même des produits agricole qui ne respectent aucune normes relative à la sauvegarde de la biodiversité.
Mais bon comme vous pouvez le constater c'est encore la faute à l'agriculture. Ne vous y trompez pas, les bureaux d'études qui planchent sur la pilule nourricière tournent à fond. Simplement eux aussi ne sont pas chez nous et les futures usines aussi seront la propriété des plus grands financiers qui sont aussi les plus grands pollueurs.
La boucle est bouclée et en grande partie grâce aux évangélistes sauveurs de la planète dont nous avons ici une représentation des plus bruyante.

ouragan | 12 janvier 2022 à 22h41
 
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s'il vous plait donnez moi le nom d'une espèce qui a disparu en France, quand on parle d'effondrement avec 75% de disparition on doit bien en trouver au moins une ! pour information en 2021 les dégâts par le gibier dans les cultures ont augmenté de 20%.

laurent | 13 janvier 2022 à 08h18
 
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Laurent vous avez raison, qu'appelle disparition d'une espèce, quel est le nombre pour chaque espèce à partir duquel on estime quelle est en danger, pour cela il faudrait connaitre la population initiale. des chiffres rien que des chiffres arrêtons le blabla qui ne correspond qu'à des état d'âme.

le papet | 13 janvier 2022 à 08h53
 
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Ouragan
Vous avez raison, tous ces donneurs de leçons ces bobo des villes qui donnent des leçons aux agriculteurs les traitant d'exterminateurs des espèces animales, représentent pour moi une nouvelle espèce animale, dangereuse pour la biodiversité. J'ai vu au Cambodge une de ces espèces appelé Pol Pot qui a éliminé le 1/3 des cambodgiens car il estimait que le progrès humain détruisait les valeurs humaines , l'agriculture était revenu du temps du moyen âge, ce que recommandent ces oura-outang de l'écologie

le papet | 13 janvier 2022 à 09h12
 
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@ laurent : pour ne rester que sur les oiseaux (partie visible de l'iceberg), la Grande Outarde ou Outarde barbue (Otis tarda) constitue un exemple d'espèce disparue en France. On peut ainsi lire sur wikipedia "[...] Mais à partir du XIXe siècle, le développement de l'agriculture intensive (y compris dans la steppe eurasienne) et les reboisements de beaucoup d'anciennes zones pastorales, couplés à la chasse au fusil, ont causé un important déclin de l'espèce dans toute son aire de répartition. La grande outarde a aujourd'hui disparu en France [...]". Sur le site de l'UICN, on lit "[...] Seulement 6-10 % du total mondial est apparemment encore en déclin, principalement en raison de
l’intensification agricole et d’autres causes de dégradation de l’habitat. Localement, le braconnage et les collisions avec
les lignes électriques auraient également des impacts négatifs [...]". Tout un chacun peut y lire comme moi que si l'intensification des pratiques agricoles n'est pas la seule cause, elle est néanmoins citée en premier. Les faits sont là.
Notons que l'Outarde canepetière, cousine de la précédente, suit la même mauvaise pente. L'espèce a fait l'objet il y a 20 ans d'un programme LIFE de conservation, avec X tentatives depuis de mise en place de mesures agri-environnementales : emplâtre sur une jambe de bois, face au rouleau compresseur de l'intensification des pratiques agricoles !

Pégase | 13 janvier 2022 à 09h19
 
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Ainsi nous importerions "la quasi-totalité de ce que nous consommons" ? Et moi qui croyais que nous avions du "pétrole vert" tant vanté par les céréal-killers et l'ineffable Crédit Agricole (vous savez bien : "Le Non-Sens près de chez vous"!) ?
Ainsi tous les scientifiques unanimes qui font le lien direct entre agriculture intensive et effondrement de la biodiversité seraient des "évangélistes", sans doute écolos chevelus et un peu crades, si utiles pour le folklore ? Bref c'est comme avec les climatosceptiques (bonjour, Le Papet) : le réel se trompe ? Les faits nous mentent ?
L'a chimie agricole n'aurait occasionné la disparition d'aucune espèce? "Effluves" serait devenu féminin?
C'est ainsi : la tête dans le sable, l'autruche se rassure en bornant l'horizon.

petite bête | 13 janvier 2022 à 09h48
 
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Merci aux dernières contributions, un peu plus posées.
Je retiens surtout celle du "c'est pas moi, c'est l'autre"... c'est en effet un gros problème que ce type de raisonnement, que nous adoptons d'ailleurs chacun, quand çà nous "arrange", vu qu'on est tous loin d'être sans reproches.
La raréfaction de la biodiversité est, à mon sens, dûe à la superposition de plusieurs facteurs (agriculture, aménagement du territoire, climat notamment), le tout sur fond d'inflation démographique galopante. Tout est imbriqué et il n'y a pas de solution unique, alors que nous sommes tentés de penser qu'avec LA solution, tout serait résolu.
Là où je posais ma 1ere réflexion, c'est qu'à ma connaissance, cette raréfaction est globale, et pas que localisée en France.
Aussi, résoudre à 100% le problème français ne règlera pas tout (çà ne règlera plutôt rien d'ailleurs) si tous les pays autour de nous continuent leur fonctionnement actuel, et dans cet optique, j'abonde dans le sens d'ouragan. Ca avancera à quoi d'avoir des oiseaux qui vivent bien en France, mais qui ont 99% de "chances" d'y passer en allant migrer plus haut ou plus bas en fonction des saisons?
Si la présidence française à l'UE pouvait modifier un tant soit peu la ligne de conduite européenne à ce sujet, ce serait déjà bien.

nimb | 13 janvier 2022 à 10h23
 
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Laurent, doit-on vous apprendre ce qu'est un pourcentage? Quand on dit que 75 % des effectifs - et non des espèces - ont disparu, cela signifie que ces espèces se sont fortement raréfiées puisqu'il ne reste que 25%. Et si une autre pandémie faisait disparaître 75% de la population, diriez-vous que l'effondrement n'existe pas dès lors qu'il en reste 25% ?
Ce qui est statistique, par contre, c'est que dans tous les secteurs où se pratique l'agriculture intensive, cela correspond bien aux 75% de disparition dont il est question. Les 25% restants se retrouvent dans les zones pas encore trop polluées. Vous avez une façon biaisée et pas très honnête de poser les questions qui montre bien que, si la science est relative, le mensonge est toujours absolu.

petite bête | 13 janvier 2022 à 10h29
 
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Sur "Reporterre", et spécialement pour Laurent qui pourra y chercher une liste précise : L’ampleur de la sixième extinction de masse est pire que ce que suggère la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) dès lors qu’on prend en compte les invertébrés, alertent les auteurs d’une étude (en anglais) publiée lundi 10 janvier 2022 dans Biological Reviews. Selon l’analyse de la situation des mollusques terrestres (escargots et limaces), il n’y aurait pas 0,4 % d’espèces animales et végétales disparues dans le monde depuis l’année 1500, mais entre 7,5 et 13 % — soit 150 000 à 260 000 espèces éteintes.

petite bête | 13 janvier 2022 à 10h36
 
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Bien sûr que la France seule ne peut résoudre l'effondrement de la biodiversité. Mais, de part sa position biogéographique, sa situation sur un axe migratoire majeur et du fait de sa position de "leader" européen en matière d'intensification agricole (les autres pays nous ont depuis emboité le pas, sacro-sainte compétitivité oblige), elle joue un rôle déterminant dans cette pression sur la biodiversité (intensification agricole, chasse). Si sa responsabilité n'est pas pleine et entière, elle demeure assurément prégnante. Balayons donc devant notre porte avant d'aller chercher des poux dans la têt des autres.

Pégase | 13 janvier 2022 à 12h31
 
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Pour Nimb,
Je suis d'accord sur le fait que effectivement les causes du déclin étant multifactorielles, l'agriculture n'est pas seule en cause, bien qu'elle soit en première ligne des améliorations qu'elle se refuse obstinément à faire en dépit des intérêts réels des agriculteurs comme des milieux naturels qui les font vivre et nous avec. Mais je ne vous suis pas quant à votre questionnement sur une possible "solitude " des Français vis-à-vis de ces problèmes. Ayant fréquenté des délégué d'associations environnementales européennes lors de rencontres à Bruxelles avec des commissaires européens, j'ai pu constater deux choses. La première est que nous ne sommes pas du tout seuls. La seconde est que les environnementalistes (au sens large) dans les autres pays ne sont pas comme en France l'objet de sarcasmes et de commentaires souvent méprisants quand ils ne sont pas carrément haineux. Exception toutefois pour certains pays comme la Pologne ou la Hongrie.
Mais sur le fond même si et je le répète ce n'est pas le cas, je ferai toujours mien le complexe du colibri : si peu que l'on fasse, au moins ce sera fait.

petite bête | 13 janvier 2022 à 16h19
 
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@pégase : j’habite à Celles sur Belle (79) et je vois régulièrement des grandes outardes, depuis 2 ans les effectifs d'aigrettes ont sérieusement augmentés et je ne vous parle pas des palombes qui pullulent . le pire ennemi du vivant c'est le manque d'eau et donc la sécheresse, si on veut sauver la biodiversité il faut commencer par ne jamais laisser sécher les sols parce qu'ils contiennent la base de toutes les chaines alimentaires.

laurent | 13 janvier 2022 à 19h29
 
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Et pour ne pas laisser sécher les sols il faut qu'ils soient vivants : pas de de pesticides qui tuent les lombrics et autres éléments d'une faune qui aère les sols, pas d'intrants de synthèse qui les appauvrit, pas de compactage par des engins trop lourds qui les transforme en toile cirée et annihile leur pouvoir de rétention. Bref, pas d'agriculture intensive et de chimie. Cela ferait l'affaire des agriculteurs eux-mêmes, mais pas celles du système qui les tient à la gorge et les oblige à surproduire pour rembourser difficilement les dettes qu'elle les a forcé à faire. En sauvant les agriculteurs, en les faisant sortit de ce système pervers et délétère, on sauvera aussi la biodiversité.

petite bête | 14 janvier 2022 à 11h12
 
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Cher Laurent
la nature retient naturellement l'eau par des lacs, mais si l'homme imite la nature il massacre la planète selon les écologistes. Personnellement j'ai un bassin d'eau dans mon jardin ou tous les oiseaux des environs viennent boire, donc créons plein de plan d'eau pour si nous aimons les oiseaux et la nature

le papet | 14 janvier 2022 à 11h15
 
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@ laurent : vous avez beaucoup de chance de voir régulièrement des grandes outardes (Otis tarda) car sur le site de l'INPN, elle est classée "Taxon occasionnel, non nicheur, accidentel dans la zone géographique considérée (par exemple migrateur de passage)". De l'Outarde canepetière (Tetrax tetrax) dans certaines plaines des Deux-Sèvres, là je veux bien (surtout sur les Zones de Protection Spéciales - Natura 2000). Mais pour ma part, j'évoquais bien Otis tarda, bel et bien disparue des radars des oiseaux nicheurs de France.
Puisque vous habitez sur le département où se situe le labo de recherche de Vincent BRETAGNOLLE à Chizé, rendez-lui donc une visite pour discuter avec ce directeur de recherche du CEBC-CNRS de l'impact de l'intensification des pratiques agricoles sur la biodiversité sauvage. Je vous invite aussi à consulter la page dédiée à cette thématique sur le site de ce labo à https://www.cebc.cnrs.fr/equipes/agripop/ .

Pégase | 14 janvier 2022 à 15h36
 
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@ le papet : ne serait-ce qu'encore dans les années 60, il y avait une multitude mares dans les campagnes. Mais avec l'avènement de la mécanisation, d'indispensables pour abreuver le bétail elles sont devenues gênantes pour les machines agricoles de plus en plus grosses. En plus, elles ne rapportaient plus rien. Alors, on en a souvent d'abord fait des décharges (tous ces bidons métalliques, puis plastiques, ces bâches d’ensilage HS, ces fils de roud-ballers inutiles, les gravats des bâtiments détruits, etc., il fallait bien les mettre quelque part) puis on les a comblées pour récupérer de la SAU.
Alors oui, recréons partout des mares, que le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales définit comme une "Petite étendue d'eau stagnante, dans une dépression naturelle ou artificielle, de faible profondeur" ! A ne surtout pas confondre donc, à tout hasard, avec des bassines d'irrigation....

Pégase | 14 janvier 2022 à 15h47
 
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Pégase
Le déchet est un terme impropre, car tout objet peut être recyclé, ce n'est qu'une question de technique. les décharges sont de véritables gisements miniers qu'i va falloir exploiter. Ces recherches dans l'exploitation des décharges avaient été fait par le BRGM, il ya quelques années

le papet | 14 janvier 2022 à 16h01
 
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Mais bien sûr, la voilà LA solution : des plans d'eau partout! Ah? C'est déjà le cas ? Ah? en Ille-et-Vilaine par exemple et il y en a beaucoup d'autres, on est passé de 3500 plans d'eau il y a quarante ans à 17.000 maintenant? Ah? Ils évaporent plus que la consommation d'eau potable du département? En Mayenne il y en a 8485 couvrant 24 km²? Ah? d’une saison à l’autre et d’une région à l’autre les plans d'eau évaporent entre 0,25 l/s/ha et jusqu’à 1,8 l/s/ha en été?
Maizalors-maizalors-maizalors ce ne serait pas LA solution?

petite bête | 14 janvier 2022 à 16h03
 
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@ le papet : ai-je écrit le terme déchet ?
Mais peu importe. Car ce qui compte, c'est que des milliers de mares ont été anéanties en secteur agricole français en 2 ou 3 décennies seulement - en particulier sur les "bons" conseils des chambres d'agriculture (qui portent une responsabilité écrasante dans l'effondrement de la biodiversité sauvage en secteur agricole, mais aussi de la pollution des masses d'eau, de l'air, de l'érosion des sols arables et, accessoirement (!), de la chute inouïe d'actifs agricoles) - avec toute l'extraordinaire biodiversité qu'elles hébergeaient, pour laisser place au maximum d'open-field possible. Là aussi, l’État a laissé faire et porte également une carence fautive historique.

Pégase | 14 janvier 2022 à 17h52
 
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Et à propos de réserves d'eau, le jugement vient de tomber pour le barrage d'irrigation illégal de Caussade (Tarn-et-Garonne) : lourdes condamnations pour la Chambre d'agriculture et deux responsables de cette bassine destinée à quelques céréal-killers aussi malhonnêtes que violents.

petite bête | 14 janvier 2022 à 20h18
 
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FM Pellerin, quand on demande des noms d'espèces qui ont disparu c'est le flou total ... les 75% de disparition concerne les micro-organismes des sols (des millions au cm3 de terre) dans des zones sèches ou artificialisées ! le pire ennemi du vivant c'est le manque d'eau, vous voulez du vivant il faut de l'eau, vous voulez de l'eau il faut du végétal, vous voulez du végétal il faut de l'eau ! Nous sommes entre deux modèles climatiques : la foret de feuillus et le désert de sable, si on veut sauver la biodiversité il faut augmenter la densité végétale toute l'année et en priorité l'été : L'agriculture de conservation des sols c'est aussi l’agriculture de conservation de l'eau, du climat et de la biodiversité

laurent | 15 janvier 2022 à 08h08
 
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Alors comme ça, 75% des espèces disparues concernent les micro-organismes des sols? Je note tout d'abord que c'est reconnaître que ces espèces et prétendre que elles seules auraient disparu. Je relève ensuite que pour Laurent ce serait sans grande importance : c'est en-dessous, n'est-ce pas, et cela ne se voit pas.
Une telle mauvaise foi, un tel déni de réalité, on pourrait en rire.
Mais j'avoue que cela me fait de moins en moins rire. D'autre part, même si on connaît l'identité de quelqu'un, si cette personne a choisi un pseudo; on se doit de le respecter au moins vis-à-vis des autres lecteurs. S'il s'agit bien de la personne à laquelle je pense, nous nous serions donc côtoyés durant longtemps au CB LB (codage pour initiés).

petite bête | 17 janvier 2022 à 17h24
 
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@ petite bête : les micro-organismes des sols sont la base de toutes les chaines alimentaires, sans eux il n'y aurait aucune vie possible sur les continents ! un sol sec c'est un sol mort ! je vous conseille de regarder les vidéos de la chaine youtube : vers de terre production;

laurent | 17 janvier 2022 à 21h44
 
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