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Lait et viande : vers l'Asie et la Chine, des exportations particulièrement néfastes pour l'environnement

Agroécologie  |    |  Nadia Gorbatko
Lait et viande :  vers l'Asie et la Chine, des exportations particulièrement néfastes pour l'environnement

La France exporte une grande partie de sa production de lait et de viande vers l'Europe mais aussi vers l'Afrique et l'Asie. La qualité de ces produits dépend cependant beaucoup de leur destination. Poudres infantiles et poudres de lait écrémées, parfois réengraissées avec des matières grasses végétales, voire de l'huile de palme, viandes porcines congelées, abats, (oreilles, pieds et demi-têtes congelés), graisse de porc et poulets de moins de 40 jours : selon le rapport publié mardi 4 octobre par le Réseau Action Climat (RAC), Oxfam France et Greenpeace, « Les coulisses de l'élevage d'exportation bas de gamme », la part réservée aux pays émergents ou en voie de développement s'avère en effet sans grande valeur ajoutée .

Elle est surtout majoritairement issue de filières conventionnelles et intensives. Ainsi, 95 % des cochons destinés à ce marché sont élevés sur caillebotis intégral, sans litière, avec moins de 0,7m² par porc adulte, 85 % vivent en cage de gestation et 90 % des truies restent en cage durant leur maternité. Les poulets quant à eux, sont cantonnés à 83 % dans des bâtiments sans accès extérieur ni lumière naturelle, avec des densités pouvant atteindre 22 animaux par m². Issus de souches à croissance rapide, ils sont abattus à moins de 40 jours.

Dominé par deux à trois grandes entreprises de l'agro-alimentaire par filière et aligné sur les cours internationaux les moins-disants, ce marché perturbe les filières locales confrontées à cette concurrence féroce. Mais il favorise aussi les émissions de gaz à effet de serre, la pollution de l'air à l'ammoniac et la pollution de l'eau aux nitrates. « En France, 94 % des émissions d'ammoniac dans l'air et les deux tiers des nitrates dans les cours d'eau sont d'origine agricole, dont les principaux émetteurs sont les élevages de porcs, de volailles et de bovins, et en particulier les plus intensifs », rappelle le rapport. Comme pour l'import, les ONG réclament notamment l'établissement de critères exigeants pour l'export et le renforcement de la règlementation encadrant l'élevage intensif. Elles suggèrent aussi de travailler avec les filières pour les aider à mieux valoriser leurs co-produits et à s'orienter vers une production plus qualitative.

Réactions1 réaction à cet article

 

Ah, la "vocation exportatrice de l'agriculture (bas de gamme) française", si chère à la FNSEA, faux-nez de l'agrobusiness ! On comprend mieux son acharnement à la défendre : les consommateurs français boudant de plus en plus ses cochonneries, il faut assurer les débouchés de ce modèle délétère de production pour les animaux comme pour les hommes.
Accessoirement, il faut aussi que la pompe à subventions de la PAC ne se désamorce pas et continue d'irriguer si généreusement une minorité de producteurs et indirectement un maximum d'actionnaires de ces trusts de l'agro-industrie...

Pégase | 12 octobre 2022 à 22h08
 
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