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Le SIEL souhaite améliorer la gestion des emballages légers en bois

Le syndicat des industries de l'emballage léger en bois mène une étude, en partenariat avec des entreprises d'insertion et trois enseignes de la grande distribution, pour structurer des filières locales de valorisation des emballages usagés en bois.

Déchets  |    |  Carine Seghier Actu-Environnement.com
Le gisement d'emballages bois usagés (emballages légers, emballages lourds, emballages industriels et ouvrage de tonnellerie) a été estimé en France en 2005 à environ à 2,5 millions de tonnes. La France est le deuxième producteur européen des emballages légers après l'Italie. Ces emballages sont en effet très utilisés pour la distribution des produits alimentaires (fruits, légumes, fromages…). Cette catégorie regroupe les cagettes, bourriches (beurre, huîtres), paniers, boîtes (fromage), barquettes, et les secteurs boulangerie, horticulture etc.

La réglementation impose aux professionnels de l'emballage à tous les stades de la fabrication ou de la commercialisation de développer des solutions efficaces pour la gestion de leurs déchets : les seuls modes d'élimination autorisés pour les déchets d'emballage sont la valorisation par réemploi, recyclage ou tout autre action visant à obtenir des matériaux réutilisables ou de l'énergie » (article 2 du décret 94-609 du 13 juillet 1994).

Dans ce contexte, le syndicat des industries de l'emballage léger en bois (SIEL)* a lancé en juillet 2006 une initiative qui consiste à améliorer la gestion des déchets d'emballages. Le SIEL a en effet lancé une étude d'opportunité, soutenue par Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable et réalisée en partenariat avec des entreprises d'insertion et trois enseignes de la grande distribution (le groupe Auchan, Leclerc et le Groupement des mousquetaires). Son objectif majeur consiste à identifier localement les opportunités de valorisation des emballages bois en fin de vie (caisses, cagettes et palettes) et de constituer à terme une filière nationale structurée et durable de valorisation, en créant des emplois solidaires.

L'étude a démarré avec la mobilisation de trois enseignes partenaires qui déterminent des territoires spécifiques de tests où sont analysées les opportunités de valorisation plus systématiquement des emballages en fin de vie : le Nord avec la chaîne de distribution Auchan, l'Est avec le Mouvement E.Leclerc et l'Ile-de-France avec le groupement des Mousquetaires.

Dans chaque territoire, les responsables d'enseignes et autres personnalités locales se sont réunis en groupes de réflexion et ateliers de travail afin d'identifier les acteurs locaux pertinents et de ce fait constituer une communauté d'acteurs ayant un intérêt ou un rôle à jouer dans la filière de valorisation. Ils ont permis aussi de mobiliser un ou des acteurs de l'économie sociale et solidaire, indique le SIEL. Ces ateliers visaient également à initier une dynamique de coopération vers la création d'un dispositif local de valorisation et à évaluer économiquement et socialement la filière de valorisation.

Par ailleurs, l'enquête menée avec les enseignes a permis d'estimer les volumes d'emballages bois usagés produits annuellement par la grande distribution. Résultat : un hypermarché génère environ 100 tonnes d'emballages bois (25 tonnes de cagettes usagées et 75 tonnes de palettes) et un supermarché environ 50 tonnes (20 tonnes de cagettes et 30 tonnes de palettes). Le gisement potentiel par département pour les hyper et supermarchés serait de 4.500 t/an, souligne le syndicat.

Le SIEL a donc estimé que chaque filière de valorisation pourrait générer jusqu'à six emplois directs sur chaque territoire de collecte et de valorisation. En considérant chaque département comme territoire de collecte (territoire compris dans un rayon de 45 km autour du point de transformation), le potentiel d'emplois direct à créer serait de 100 emplois d'encadrants et d'au moins 500 emplois en insertion, explique le syndicat des industries de l'emballage léger en bois.

L'initiative vise à garantir plus systématiquement une valorisation de la part bois des déchets aujourd'hui collecté par la collectivité et à favoriser les filières courtes de valorisation des Emballages Légers en Bois (ELB) qui se traduit forcément par des gains en CO2 émis. La mise en place de ces filières vient également favoriser les projets d'implantation de chaufferie biomasse** (avec réseau de chaleur pouvant alimenter les magasins partenaires par exemple) et sécuriser leur approvisionnement et engendrer des économies d'énergie supplémentaires. La gestion de proximité de ces déchets contribuera également à réduire l'utilisation des transports, indique le Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable dans un communiqué.

Cette opération devrait permettre d'améliorer la gestion d'un flux de déchets (les emballages en bois) qui ne sont pas aujourd'hui suffisamment valorisés ou recyclés.



* Le Syndicat des Industries d'Emballage Léger Bois rassemble les entreprises de producteurs d'ELB sur le territoire français soit une centaine de sites de production (fruits, légumes, fromages, produits de la mer, viticulture, boulangerie, horticulture).
La profession réalise un chiffre d'affaires de 250 millions d'euros et représente une source directe ou induite de 10.000 emplois en zone rurale de production. Sa production par an représente 70 % de la production nationale de peupliers, soit 1 million de m3 de grumes.

** En dehors de la valorisation par les particuliers, la principale voie de valorisation de la cagette est la production de broyat en mélange à d'autres sources de bois de rebut. On distingue alors deux types de valorisation : la valorisation énergétique, la valorisation matière. La valorisation matière comprend l'envoi de broyats dans les filières suivantes : panneaux de particules, objets en bois moulé, Mulch Color (revêtement de sol pour aires de jeux), composites ciment bois (fabrication de murs ou écran anti-bruit), compost, litières animales et paillage au sol, Fabrication de pâte à papier, valorisation artistique.
La valorisation énergétique du broyat est possible en alimentant des chaudières collectives et industrielles.

Réactions3 réactions à cet article

 
technicien supérieur bois et grumes

Bonjour à tous.
Aujourd'hui je suis à la recherche d'un emploi dans la valorisation des déchets bois (énergie renouvelable)

Je peux vous dire que tous ces articles de presse environnementale apportent de bonnes solutions.
Seulement il faudrait pouvoir les développer avec des personnes compétentes.

Je me trouve sur Cannes (06), indiquez moi quelles sont les structures qui développent le recyclage bois, le compost, le stockage de copeaux pour chauffage.

Anonyme | 22 mars 2007 à 09h25
 
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pourquoi faire simple quand on peut faire compliqu

Si j'en juge par la difficulté à s"'en procurer, les cageots et cagettes de bois de la grande distribution sont déjà parfaitement valorisés-essentiellement pour l'allumage du feu dans les cheminées individuelles.

Les magasins ont une grande poubelle réservée à ces emballages et accessible aux clients. L'hiver en particulier, il est très rare de trouver plus d'une cagette dans cette poubelle. Elles sont prélevées dès leur mise à la poubelle.

Un système plus centralisé et transformant un service aux clients en une source de revenus pour le magasin est-il une si bonne nouvelle !

H. Vauld | 22 mars 2007 à 10h45
 
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question

comment on fabrique desemballages

sam | 04 avril 2007 à 11h58
 
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