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Moins de charbon, plus d'ENR : le mix énergétique européen était moins carboné en 2019

Energie  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com

Au quatrième trimestre 2019, les températures douces et le ralentissement de l'activité économique ont fait baisser la consommation électrique de 7 TWh à l'échelle de l'Union européenne, indique la Commission européenne dans son analyse trimestrielle des marchés du gaz et de l'électricité. Cette baisse a conduit à un moindre recours au charbon.

La production d'électricité à partir de combustibles solides (charbon et lignite) a en effet baissé de 26 % par rapport au quatrième trimestre 2018 (soit 39 TWh en termes absolus). « Les centrales électriques au gaz n'ont réussi à combler qu'une partie relativement faible de l'écart laissé par le charbon, augmentant leur production de 5 % (ou 9 TWh) en glissement annuel au cours du trimestre de référence. Le reste a été couvert par la croissance des énergies renouvelables (+29 TWh), principalement des parcs éoliens et de la production hydroélectrique », note la Commission.

Résultat : la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique européen (UE 28) a atteint 35 % au cours du quatrième trimestre 2019, un record pour cette période de l'année. L'éolien, le photovoltaïque et la biomasse ont produit 185 TWh au cours de ces trois mois.

« Sur l'année 2019, le secteur de l'électricité de l'UE a réduit ses émissions de gaz à effet de serre d'environ 12 %, apportant une contribution substantielle aux efforts de décarbonisation de l'Europe », analyse l'exécutif européen.

Réactions6 réactions à cet article

 

Et dire que les esprits chagrins nous prophétisaient que les ENR ne sauraient pallier efficacement les énergies conventionnelles charbon, fioul et surtout nucléaire (pour rester franco-français)...
Cependant, dans le lot, il y a la biomasse (centrales à bois type Gardanne, unités de biogaz agricole) et là, il y a effectivement beaucoup à redire en matière de bilan écologie vertueux !

Pégase | 08 avril 2020 à 21h30
 
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Et pendant ce temps en France, on arrête Fessenheim sans raison et on promet des dizaines de milliards d'euros aux opérateurs éoliens et PV et aux fonds de pension derrière, sans aucune pudeur (réunion du 1er avril avec Borne, en plein confinement, non, ce n'était pas un poisson). Avec la crise du Covid19, a-t-on les moyens de ce gaspillage éhonté ?! Une telle décision augure mal des politiques de reprise : les lobbys vont rester prioritaires.

dmg | 09 avril 2020 à 09h36
 
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Très bonne idée que de lutter contre les gaspillages éhontés dans le domaine de la production énergétique : si on arrêtait les frais délirants de l'EPR de Flamanville ?

Pégase | 09 avril 2020 à 15h07
 
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dmg: bien sûr que les lobbies vont rester prioritaires! Il y a tellement d'argent à se faire pour certains!Je m'attends à un massacre en règle de tout le territoire au profit de l'éolien avec l'utilisation massive de l'argent public. De toutes façons, à un moment donné il y aura saturation, les gens en ont déjà ras le bol de voir s'implanter ces parcs éoliens à proximité de chez eux , maires compris. Beaucoup d'élus ne veulent pas en entendre parler (pas populaire).

gaïa94 | 10 avril 2020 à 11h05
 
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Pégase: on n'arrête pas l'EPR car on ne sait pas quoi faire des gens qui travaillent sur le site ET pour le projet, plus de 3000 personnes. Donc on tente de faire croire que ce chantier est utile, mais aujourd'hui plus grand monde n'est dupe.

gaïa94 | 14 avril 2020 à 15h47
 
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@ gaïa94 : je vous rejoins hélas sur votre analyse. Nous sommes donc face à une industrie gouffre à argent public à la construction puis à la maintenance (ça tombe bien, la France ne sait plus quoi en faire, d'autant plus avec la pandémie actuelle !), dangereuse et qui hypothèque l'avenir sur des centaines de générations. Un fleuron industriel, en somme !
Quant à l'éolien, s'il est manifeste que certains secteurs du territoire national sont proches de la saturation, d'autres en sont encore loin. Pour autant, les études amont doivent être les plus sérieuses et complètes possibles, effectuées par des personnels compétents dotés des budgets financiers et temporels nécessaires pour garantir une fiabilité et une meilleure acceptabilité des projets. Elles doivent aussi, me semble-t-il, directement intéresser les populations riveraines, via notamment une implication au sein d'une société locale (SAS, SCIC, ...).

Pégase | 15 avril 2020 à 10h12
 
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