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Le TMB en France : une filière qui se porte bien malgré les difficultés à surmonter

Emmanuel Adler, responsable du pôle eaux & déchets à l'Ecole des Ingénieurs de la Ville de Paris (EIVP) nous propose un avis d'expert présentant l'état des lieux de la filière française du traitement mécanobiologique (TMB).

Avis d'expert  |  Déchets  |    |  Actu-Environnement.com

Alors qu'au niveau communautaire, le statut du compost élaboré à partir de déchets putrescibles fait encore l'objet de travaux pour définir des critères de qualité censés répondre à l'évolution des exigences sanitaires toujours plus contraignantes, le secteur du traitement mécano-biologique (TMB) des déchets ménagers se porte relativement bien, en France comme en Europe, avec cependant quelques nuances et diverses difficultés à surmonter. Technologie complexe aux objectifs parfois antagonistes, le TMB cristallise, comme l'incinération ou la décharge, les craintes de populations, qui par ailleurs méconnaissent les enjeux associés. Aussi, c'est pour rendre abordables les connaissances techniques qu'un récent ouvrage, le vade-mecum des TMB, a été réalisé par l'ASTEE.

À l'échelle européenne, une enquête a porté le nombre d'installations de TMB à 330 unités, en croissance de 60% entre 2005 et 2011, pour un flux annuel entrant de 33 millions de tonnes d'ordures ménagères résiduelles. D'ici 2017, le parc européen devrait atteindre les 450 unités pour une capacité de 45 millions de tonnes. Dans ce contexte, la France, avec une centaine d'unités, se place en tête des États membres, loin devant l'Allemagne et ses 48 unités fédérées. Mais, l'Hexagone se caractérise par le très faible engagement des élus pour la collecte des biodéchets en porte-à-porte, avec une dizaine de collectivités totalisant 2,2 millions d'habitants.

Contexte réglementaire communautaire et national

Si au niveau national, la révision de la norme NFU44051, désormais pilotée par le BN Ferti mobilise toujours les énergies, les composts sont éligibles au processus de sortie du statut de déchet. Organe d'investigation de la Commission européenne, le Joint Research Center (JRC) de Séville a été missionné pour élaborer un projet de standard pour les composts mis sur le marché.

Après la définition de critères relatifs au recyclage du papier, des métaux non-ferreux (dont le cuivre) et du verre, la qualité des composts a fait l'objet de trois ateliers d'échanges en comité restreint entre 2011 et 2013, auxquels ont participé une cinquantaine de représentants d'États membres et d'associations européennes. A l'issue du troisième rapport intermédiaire, qui exclut de facto boues et ordures ménagères résiduelles du statut de produit européen, le Ministère de l'Écologie a adressé à la Commission un courrier en date du 10 avril 2013. Soulignant le "manque de justifications techniques" et "le doute sur les fondements et la crédibilité scientifiques de l'ensemble de la proposition", les Autorités ont regretté le "pur compromis politique", l'absence d'analyses écotoxicologiques, notant l'inutilité de fixer une valeur minimale de siccité à 50% et de descendre le taux de cuivre des composts à 200 mg/kg de matières sèches (MS). En revanche, la France constate la nécessité de disposer d'une norme communautaire pour la détermination des impuretés. Le rapport final provisoire, rendu public le 31 juillet 2013 a confirmé les positions déjà prises par le JRC, soulignant ainsi l'isolement de la France au niveau européen.

Si a priori et compte tenu de la possibilité des États membres qui le souhaitent de définir des modalités pour une sortie de statut de déchet au niveau national (sans alors de possibilité d'exporter le compost), la démarche de la Commission ne devrait, peu ou pas, modifier les règles du jeu en France.

Enfin, annoncé pour 2014, un nouveau fascicule (actuellement sans numéro) est en cours d'élaboration. Ce Cahier des Clauses Techniques Générales Travaux (CCTGT) vise à définir "les process de TMB… sur l'ensemble de la chaîne de collecte et de traitement des déchets ménagers et autres déchets non dangereux avec en amont ou en aval différentes opérations de prévention, recyclage et valorisation".

Caractéristiques du parc des usines de TMB en France

Dans ce contexte de relative incertitude réglementaire et sous réserve de toute appréciation en termes de niveau de qualité, le secteur du TMB hexagonal ne s'en sort pas trop mal en nombre de projets. Évalués dans le cadre d'une récente communication de l'Ademe, les projets portés par les collectivités dans le domaine des traitements biologiques des déchets ménagers ne semblent pas avoir trop souffert de la crise, comme l'illustre la pose le 20 septembre 2013 de la première pierre de l'usine OVADE à Bourg en Bresse. En revanche, certains projets, à l'instar de celui de Romainville confié à Urbaser par le Syctom, sont très fortement ralentis, victimes de l'action pugnace d'opposants sans solution. En dépit de ces affaires, en progression constante derrière la décharge et l'incinération, cette dernière étant très ralentie et toujours victime de l'effet dioxines, les filières biologiques constitueront d'ici à 2016 près du quart des installations de traitement, avec une centaine d'usines alimentées par un flux annuel d'Ordures Ménagères strictes de 5,8 millions de tonnes par an, les 2/3 produisant du compost à partir d'OMR.

Sous l'angle des filières de traitement et comme le démontre l'analyse du parc des usines de TMB présentée ci-après, la méthanisation connait un intérêt croissant :

Quant à la filière du TMB pour stabiliser la matière organique avant d'enfouir en décharge le stabilisât, solution classique en Allemagne et dans la plupart des pays européens sauf exceptions (dont l'Espagne et la Pologne), seules 5 % des unités françaises sont sur cette philosophie. En France, une très forte majorité d'usines de TMB est alimentée par des OMR dont la capacité est 3 à 4 fois supérieure à celles des unités traitant seulement des biodéchets. Enfin, à terme, le parc TMB sera constitué pour le tiers par des usines avec méthanisation qui traiteront près de des 2/3 des flux admis.

Enjeux de la filière du TMB en France

Outre les contraintes sociétales et les aspects réglementaires liés au devenir du compost déjà abordés, les volets économiques propres à la valorisation du biogaz et à la TGAP déchets conditionnent l'évolution du secteur des TMB.

Par ailleurs, filière émergente, la production de Combustibles de Substitution Recyclés (CSR), qui extrait des OMR la fraction à haut pouvoir calorifique (plastiques, papiers-cartons), reste réduite par le statut de déchets, qui impose en effet une valorisation thermique en installations industrielles autorisées (incinérateur de déchets, cimenterie, four à chaux). Mais, outre ce manque de débouchés et comme le souligne Nicolas Fruteau, chef de projet déchets chez Naldeo, "il faut aussi prendre en considération le rejet des populations de toute unité traitant des déchets, qui plus est, par voie thermique".

Philippe Thauvin de l'ADEME souligne pour sa part que "l'économie de cette filière impose une épuration poussée des CSR par tri optique, ce qui suppose une massification des flux pour amortir l'investissement élevé. De plus, l'exploitant du four client doit lui aussi investir pour permettre l'introduction des CSR dans sa chaine de traitement".

Enfin, dans ce contexte relativement complexe, la connaissance des conditions de fonctionnement et des performances réelles des usines de TMB constitue un point critique. C'est dans cette optique que l'Ademe a engagé une expertise en juillet 2011. Malgré diverses difficultés, cette étude a mis en évidence des points de fragilité de la filière, le geste de tri sur la matière organique n'étant pas très performant, tout particulièrement en excluant les déchets végétaux à capter de préférence en déchèterie.

Point non négligeable dans un domaine où le dogmatisme n'est pas loin, Nicolas Fruteau souligne que "certains acteurs estiment gênant de comparer le TMB sur OMR à celui sur biodéchets, sauf pour juger de la qualité du compost bien sûr. Pour les biodéchets, on ne parle que trop rarement du flux d'OMR résiduels restant après collecte sélective. On compare donc une solution a - sur les OMR dans leur globalité face à une solution b - sur une seule fraction des OMR".

A noter également que la production de biogaz consomme du carbone organique, mais surtout, le digestat, qui n'a le plus souvent pas été épuré de ses impuretés en amont du digesteur, doit être affiné en sortie. Or, trop humide et pâteux pour pouvoir être affiné efficacement, le digestat part pour près des 2/3 en refus du criblage terminal, ce qui réduit fortement la production de compost. La méthanisation conduit donc à une augmentation des concentrations en éléments indésirables sur la matière sèche. Enfin, constat récurrent, les usines font souvent l'objet d'aménagements complémentaires dans les 3 ans après leur mise en service. Aussi apparait-il que les cahiers de charges et les objectifs fixés doivent être améliorés.

Dans une approche sociétale, la question des nuisances olfactives peut s'appréhender sous deux angles. En premier lieu, usine de fermentation biologique, toute usine de TMB présente le risque d'émettre des odeurs désagréables au voisinage. Second point, sous la pression politique, le budget consacré à la maîtrise des odeurs tend à devenir très conséquent en investissements et exploitation.

Comme le résume Nicolas Fruteau "si on ne met pas les moyens nécessaires et suffisants, cela pue !!". Aussi, sur la base des retours d'expériences, un gros travail devra être conduit pour améliorer le protocole de réception des usines, avec sans doute la nécessité d'imposer un suivi sur un délai pouvant atteindre 2 ans. Il convient aussi de noter que des objectifs parfois difficilement conciliables sont recherchés, qui peuvent ainsi vouloir maximiser la production lucrative de biogaz, avec l'introduction de déchets grossiers nuisibles pour le compost.

En outre, compte tenu de la complexité, les associations constructeur/exploitant apparaissent plus que jamais nécessaires. Enfin, les conditions de travail des salariés exigent réflexion, car certains opérateurs en zone de fermentation/maturation travaillent en scaphandre toute la journée, avec des risques sanitaires encore méconnus.

En perspective, il faut d'abord souligner qu'un TMB ne constitue pas une filière de traitement en tant que telle, mais doit s'intégrer dans un contexte global avec d'autres infrastructures de traitement de déchets. Aussi, pour pérenniser son avenir, l'ensemble des acteurs de filière des TMB doit parvenir à se coordonner pour maîtriser les problèmes évoqués et gagner ses lettres de noblesse.  Le challenge est donc devant les TMBistes…

Avis d'expert proposé par Emmanuel Adler, responsable du pôle eaux & déchets à l'Ecole des Ingénieurs de la Ville de Paris (EIVP)

Réactions14 réactions à cet article

 

Bonjour(?),

Vaste débat qui n'est pas prêt d'être clos et qui démontre que les élus sont bel et bien responsables de l'absence de mise en œuvre d'une véritable gestion globale de l'amont à l'aval de la filière!

Vanmeulebroucke Guy | 03 décembre 2013 à 08h47
 
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Si on tri les déchets organiques en amont, les TMB sont inutiles...
Autant d'investissements évités à allouer à la méthanisation.
Après l'arnaque des incinérateurs (santé, économie, environnement...) voici venue celle des TMB, et comme pour les incinérateurs, la France est devant. COCORICO !

Alternative : l'exemple de Milan (1,5m d'hab) à rechercher sur youtube

rascar | 03 décembre 2013 à 09h34
 
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Il est bien connu que les déchets ménagers contiennent en moyenne annuelle environ 35 % d'eau et que cette eau est principalement contenue dans la fraction fermentescible des déchets. La fonction principale d'un TMB (Dans le tube préfermenteur) est de séparer cette fraction fermentescible. mais hélas, cette fraction se trouve déjà polluée par le confinement des OM en vrac dans les poubelles des ménages et une partie de l'eau a déjà migré dans les fractions spongieuses ou hydrophiles et des réactions irréversibles ont déjà eu lieu par les jus acides générés par le début de fermentation. De plus il faut être conscient des déboires de fonctionnement constatés sur l'ensemble des TMB en service et de leurs mauvais résultats : Compost inutilisable et mauvaise récupération des recyclables.

MS

MS | 03 décembre 2013 à 10h14
 
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Un tmb sur OM ne sert à rien, il est même dangereux(compost), économiquement ruineux, et n'encourage pas le tri.
Concernant le tMB sur déchets organiques il peut être intéressant en proposant un deuxième tri qui peut permettre d'améliorer encore la qualité du compost, on voit bien les problèmes de tri rencontré dans les autres filières(erreurs,refus,etc), tout dépend de son cout et du processus employé

lio | 03 décembre 2013 à 10h46
 
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""" Pour les biodéchets, on ne parle que trop rarement du flux d'OMR résiduels restant après collecte sélective. On compare donc une solution a - sur les OMR dans leur globalité face à une solution b - sur une seule fraction des OMR".""""

Si on parle de collecte de biodéchets, c'est soit: pour réduire le volume à enfouir, soit pour éviter d'envoyer de la flotte en incinération. Dire qu'on oublie la part d'OMR résiduel est faux. Aucun gestionnaire ne l'oublie, c'est même au coeur de ses préoccupations car il reçoit la facture tous les mois.

""""Point non négligeable dans un domaine où le dogmatisme n'est pas loin, Nicolas Fruteau souligne que "certains acteurs estiment gênant de comparer le TMB sur OMR à celui sur biodéchets, sauf pour juger de la qualité du compost bien sûr.""""
ben oui bien sur que juger la qualité du compost est primordial dans ce type d'installation. cette manière d'assimiler le TMB sur OMR à celui sur biodéchets est pour le moins peu pertinente.

dolgan | 03 décembre 2013 à 11h15
 
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Article très intéressant qui pose bien les enjeux de ce procédé. Mais il est inexact de dire que les associations d'opposition au projet de Romainville ne présentent pas de solution. Ces associations demandent qu'avant de construire de telles usines, dont le rédacteur reconnaît qu'elles n'offrent pas toutes les garanties en matière de sécurité, de nuisances et de fonctionnement, soit mis en place une politique ambitieuse de collecte séparée des bio-déchets. Le rapport commandé par l'ademe à la société Awiplan, publiée en juin 2013 qui compare la pratique de collecte de bio-déchets dans plusieurs pays industrialisés est très instructive à ce sujet : les pays collectant entre 40 et 80 kg/an par habitant n'ont que 150 à 168 kg/an par habitant d'OMR résiduels à traiter. La France avec 18kg/an de collecte séparée se retrouve avec 298kg/an par habitant d'OMR à traiter. Tant que la France n'aura pas atteint cet objectif de réduction des déchets à traiter, il est irresponsable de lancer des projets aussi coûteux que ces usines de TMB.

Gérard Marcon | 03 décembre 2013 à 11h27
 
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Information erronée : Il y a 90 collectivités qui font la collecte séparée des biodéchets en France et non une dizaine (voir la carte sur www.jeveuxmonbacbio.org/comment). De quand date votre chiffre ?

"'action pugnace d'opposants sans solution", cela n'est pas vrai non plus, les riverains du projet de Romainville sont force de proposition http://arivem.free.fr/crbst_115.html. Ils prônent la réduction à la source des déchets et la collecte séparée des biodéchets et des recyclables. Les propositions sont basées sur des retours d'expérience qui fonctionnent en Europe et même dans des grandes villes (Milan, Pays Basque, San Francisco...)

Cniid | 03 décembre 2013 à 12h45
 
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Les partisans de la collecte sélective des biodéchets qui préfèrent ignorer les réalités du recyclage des emballages en France et ses très médiocres résultats (voir données sur les extensions de consignes de tri sur pot de yaourt et consorts) font le jeu des gestionnaires de décharges et des incinérateurs. Le TMB s'est développé par rejet de l'incinération, aujourd'hui performante et très attentive à son environnement, la décharge demeurant la solution la plus lucrative.
Il n'y a pas de bon ni de mauvais TMB, il n'y a à ce jour en France que des usines pilotes. On attend donc les retours d'expériences avec attention !
Emmanuel Adler

emadler | 03 décembre 2013 à 22h51
 
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Tout à fait d'accord avec les commentaires faisant remarquer qu'à Romainville il n'est pas question de s'opposer pour s'opposer, les riverains par l’intermédiaire de l'association Arivem fait des propositions, le rédacteur de cet article ne s'est pas informé, il a repris des informations qui lui on été distillé !
Il devrait aller sur le site de cette association, le lien lui en est fourni.
OMR : ordure ménagère résiduelle, pourquoi ne pas l'avoir précisé ?
De plus, la communauté d'agglomération Est-Ensemble dont fait parti Romainville fait du trie sélectif et depuis cette année il y a des composteurs et lombricomposteurs de distribué au habitants qui en font la demande, des réunions ont été organisés au siège d'est-ensemble ainsi qu'au maisons des retraités de certaines villes comme Romainville (je suis Romainvillois) et j'en ai fait la demande malgré que je fasse déjà le trie de mes déchets, de tous mes déchets pas que ménagers.
Sachons qu'à Romainville, la décision d'installer un TMB est politique, la maire a demandé cette installation sans connaître les inconvénients pouvant être généré par ce procédé de réduction des déchets (c'est elle qui l'a dit aux participants de la réunion de février il y a 2 ans) ET que cette installation se ferait en pleine agglomération ! Le reproche de :
pas de ça à cote de chez moi mais chez les autres oui
est très mal venu puisqu'il est demandé que ce genre de traitement de déchets ne soit pas en agglomération !
Suivez ce lien pour aller su

Maurice | 04 décembre 2013 à 06h37
 
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TMB, décharge, incinérateur, même combat, c'est le degré zéro du traitement du déchets, au prix fort(lobby et ego des politiques), à une époque ou les ressources naturelles ne cessent de s'amenuiser, il est urgent d'aller vers une économie circulaire(0 déchets), pour cela il faut une politique volontariste(taxe)de la part de tous les acteurs.

lio | 04 décembre 2013 à 09h58
 
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Bonjour(?),

Mettez 10 SPÉCIALISTES ???face à face,et selon pour qui travaille chacun, quelles politiques,quel objectifs,quels intérêts,quelles techniques et procédés etc il doit défendre vous aurez 10 avis différents!

Certains de ces génies oublient qu'à l'époque la circulaire Voynet avait pour objectifs de diminuer l'incinération et l'enfouissement, d'augmenter le tri,le recyclage et la réutilisation,les apports volontaires,les collectes sélectives,favoriser la méthanisation-compostage et l'énergie,en limitant l'enfouissement des FFoms et autres fermentescibles.D'ailleurs comme cela c'est produit en Allemagne c'est la politique du Pré-Traitement-stabilisateur qui c'est développé en privilégiant l'incinération contrairement à la France qui préfère l'enfouissement,sauf que tous ces marchés qui ne sont pas en RÉGIES DIRECTES s’apparentent à des marchés de complaisances.

Mais en ne citant que les OM et A,on oublie que les collectivités doivent gérer aussi les déchets du BTP dont des milliers de tonnes localement sont valorisables.Et que dire de la gazéification des déchets qui ce développent partout dans le monde,sauf en France.

....../.....

Vanmeulebroucke Guy | 04 décembre 2013 à 10h53
 
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re,..../.....,

En outre l'expression TMB est utilisée pour désigner le TRI-mécano- (dit)-biologique des ordures grises (déchets en mélanges).

La technique en Français de Traitement-Mécano-Biologique tiré de l’Anglais : Mechanical Biological Treatment ,englobe tous les équipements et procédés en la matière dont le Tri fait partie d’où la cata qu’est le TMB couramment employé.

Quant au fameux cylindre le Bio( ???)-Réacteur-Stabilisateur-Rotatif (BRS)il a pour fonction de déliter les sacs de déchets avec des couteaux,de séparer paraît-il les déchets(sauf que tous les déchets déjà agglomérés et pollués dans les bennes se mélangent un peu plus dans le tube)et surtout d’assécher les Ffoms qui passent dans les mailles des cribles internes avec d’autres particules polluantes.

Un bémol supplémentaire tout de même,assécher au préalable les Ffoms est contraire au processus biologique d’une véritable et efficace méthanisation et du digestat tant en qualité qu’en quantité.

Vanmeulebroucke Guy | 04 décembre 2013 à 10h58
 
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depuis 5 ans des citoyens, des politiques, des associations environnementales sont "vent debout" (dixit PH Bertrand de Fce inter ) car deux grosses usines(TMB) de tri de déchets de poubelles grises fournissent un produit appelé "compost" dont la norme franco française refusée par l'Europe , permet l'épandage d'un produit contenant de nombreux toxiques non recherchés par les analyses officielles ( pas vu pas pris ). Les deux lanceurs d'alerte de la FEVE ont soumis un échantillon de ce "compost" au labo ANALYTIKA qui l'a qualifié de "dangereux" .FNE, le CNIID, des scientifiques :Belpomme, Picot, Bourguignon, Dufumier, Lesné ont alerté sur les dangers potentiels d'un tel produit.
L'Europe doit édicter une règle qui sortira ce "compost" et le qualifiera de déchet
.En attendant, la justice est saisie par le syndicat Trivalis qui se dit "diffamé"et plus inquiétant , le journal du Pays Yonnais qui a fait paraître l'article se retrouve ds le collimateur de la justice ! voir ensuite cet excellent article sur le sujet https://www.actu-environnement.com/ae/news/compost-traitement-biologique-tmb-dechets-19964.php4
merci de l'avoir écrit

foehn | 06 décembre 2013 à 15h52
 
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d'accord! .(lol) l'industriel est dans son droit qui est celui de produire un compost..que ce dernier réponde à une norme française taillée sur mesure pour lui , non reconnue en Europe , donc probablement frelaté n'est .pas sa faute.. Il applique le règlement et ce dernier lui donne le droit d'épandre un compost déclaré pollué par d'autres Pays Ce compost ayant vocation dans très peu de temps à rejoindre la qualification de DECHET ..alors me direz vous , les sols "valorisés" par ce fameux "compost" ? la chaine alimentaire perturbée ? les mises en examen par la justice ?( que nous payons sur nos impôts !) tout cela n'est-il pas fait pour empêcher que les citoyens ne s'avisent qu'ils ont été roulés dans la farine ? Alors plus que jamais il faut protéger les lanceurs d'alerte , les associations ..ils remplacent de plus en plus les services de contrôle des services de l'ETAT qui ont disparu pour raisons économiques et préservent notre devenir .

FOEHN | 07 décembre 2013 à 10h04
 
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