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Pour Pôle Emploi, les candidats et employeurs se cherchent mais ne se trouvent pas sur les métiers verts

Après avoir enquêté auprès des entreprises, Pôle emploi sonde les candidats aux métiers verts et verdissants. Difficulté à l'embauche et instabilité des emplois se dégagent de cette étude, qui souligne un manque de formation des demandeurs d'emploi.

Gouvernance  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com
   
Pour Pôle Emploi, les  candidats et employeurs se cherchent mais ne se trouvent pas sur les métiers verts
   

Après avoir interrogé les entreprises ayant déposé des offres d'emplois pour des métiers ''verts'' et ''verdissants'' en mars dernier, Pôle Emploi se penche désormais sur les candidats. L'organisme a mené, fin avril - début mai 2011, une enquête auprès des demandeurs d'emploi inscrits au 31 décembre 2010 recherchant un emploi sur un métier ''vert'' (appelés ''DEFM verts'' dans l'étude) ou ''verdissant'' (notés ''DEFM verdissants''). Pôle emploi a publié les résultats de cette seconde étude le 25 juillet.

Les candidats aux métiers verts en difficulté

Près d'un quart des ''DEFM verts'' inscrits sur les listes de Pôle emploi au 31 décembre 2010 ont retrouvé une activité au moment de l'enquête. Ils sont moins nombreux à avoir retrouvé un emploi que les demandeurs d'emploi recherchant un emploi sur un autre métier. Idem pour le taux d'accès à l'emploi au cours de la période étudiée : il s'élève à 39 % pour les ''DEFM verts'' contre respectivement 44 % et 43 % pour les ''DEFM verdissants'' et les demandeurs d'emploi.

Paradoxalement, dans sa précédente étude, Pôle emploi indiquait que 40 % des employeurs interrogés déclaraient avoir éprouvé des difficultés de recrutement, 11,8 % d'entre eux avaient modifié leur offre afin de trouver le candidat adéquat (niveau d'expérience requis, niveau de formation, niveau de responsabilité…) et 21,2 % n'étaient pas parvenus à pourvoir l'ensemble des postes offerts, dont 17,6 % aucun. L'absence de candidat, le manque d'expérience des postulants, particulièrement dans le secteur de la construction (56,9 %) et de l'industrie (53,2 %), avaient été mis en avant par les recruteurs malheureux...

Pôle emploi s'est ensuite penché sur le curriculum vitae des candidats. 51% d'entre eux déclarent avoir eu un emploi régulier (ou avoir enchaîné plusieurs emplois) avant de connaître le chômage, contre 60 % des ''DEFM verdissants'' et 58% des demandeurs d'emploi. La reprise d'une activité salariée pour les ''DEFM verts'' se caractérise à 51 % par un emploi ''instable'' (interim ou CDD de moins de 6 mois) contre 47 % pour les ''DEFM verdissants'' et les autres candidats à l'emploi.

Dans l'enquête sur les recruteurs, Pôle emploi notait que ''plus la qualification recherchée est élevée, plus l'emploi proposé est durable''. Les secteurs de l'installation et de la maintenance offriraient particulièrement des CDI (68,9 %) contre 50 % dans l'industrie.

Un manque cruel de formation ?

Dans l'enquête employeurs, 51 % des sondés considéraient qu'être formé aux exigences environnementales de son métier était un atout pour les candidats. Même sentiment chez les candidats : huit ''DEFM verts'' sur dix estiment qu'une formation en rapport avec l'environnement est importante ou indispensable pour exercer leur métier. Pourtant, seulement 24 % d'entre eux ont suivi ce type de formation au cours de leur formation initiale ou de leur vie professionnelle. Alors que respectivement 73 % et 62 % des ''DEFM verdissants'' et des autres demandeurs d'emploi considèrent la formation primordiale, seuls 8 et 5 % auraient suivi une formation à l'environnement.

Réactions4 réactions à cet article

 

La faute à qui du coup ? De mon expérience personnelle j'en tire : 1/ Une formation light sur la technique et l'opérationnel ; 2/ Des employeurs qui veulent recruter de l'ingé à bas prix pour faire du boulot de technicien (devenu une perle rare et chère dans certains domaines) ; 3/ Une appréhension totalement à côté de la plaque des recruteurs pour notre domaine avec de graves a priori en fonction de l'école d'ingénieur ; 4/Un manque flagrant d'accompagnement des jeunes.

Et la je parle des sociétés qui savent tourner, certaines ne sont même pas capables de se structurer pour pérenniser les acquis apportés par les précédents salariés.

FCKennedy | 29 juillet 2011 à 09h42
 
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C'est bien que Pôle Emploi fasse une étude sur le sujet.
40% des employeurs ont eu des difficultés de recrutement, 21% n'ont pas réussi à pourvoir les postes,...
La faute aux manques de formations, de candidats, d'expérience,...
Mais pas de remise en cause du Pôle Emploi.
Pour avoir cherché du travail il y a un peu plus d'un an, j'ai pu constater leur efficacité.
Pour commencer, lors de l'inscription, il n'y avait pas possibilité de sélectionné quelque chose du style Ingénieur EnR ou qqch dans le genre. Donc on me propose Ingé Méthodes, ou BE, en Construction
(cela à peut-être changé, ou pas d'ailleurs). Ensuite on met les mots clés qui permettent d'aiguiller quand même vers la bonen cible. Avec énergies renouvelables, on se retrouve donc avec toutes les offres "énergie" du nucléaire et du pétrole/gaz + les CDD "renouvelables". Soit quelques milliers d'offres à triées pour trouver 2 ou 3 offres correspondants vraiment à ce qu'on cherche.

C'est bien de voir qu'ils ont su se remettre en question !

Rien que le titre de l'article est éloquent :
Pour Pôle Emploi, les candidats et employeurs se cherchent mais ne se trouvent pas sur les métiers verts.
Ce n'est pas comme si la mission principale du Pôle Emploi était de faire en sorte que candidats et employeurs se trouvent !

Avec un marché vert en pleine évolution, le site Pôle Emploi a mis en place des filières spécialisées sur le site :
aviation, administration,sport, loisir, spectacle et armée de terre ! Logique

Tombour | 08 août 2011 à 10h36
 
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Je suis francaise vivant au Canada et j ai voulu retourner vivre en France, j ai acquis une expérience de 8 année en tant que chargée de projet en environnement et lorsque je me suis inscrite au Pôle Emploi a mon arrivée en France on m'a répondu en bon fonctionnaire que je n avais pas l expérience et les diplômes pour travailler en environnement. Et bien sûr la France est en retard dans sa vision du travail, je n avais pas de diplôme en environnement en arrivant au Québec mais on m'a donné une chance, ce que la France ne sait pas faire avec sa mentalité attardée !!!!

dany | 08 août 2011 à 18h12
 
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Après avoir fait des études en tant qu'entreteneur des espaces naturels et ruraux ( BEP EAENR), j'ai continué ma formation en Gestion et conduites des Chantiers Forestiers ( Bac pro GCCF). Mon bac pro ne m'as pas conduit dans la voie que je voulais,me formant plus au métier de bûcheron, alors que l'entretien d'espaces naturels me convenait mieux.
Une fois mes deux diplômes acquis, et n'ayant pas le potentiel pour aller plus loin j'ai commencé la recherche d'emplois.
Gros souci, la plupart des entreprises qui font de l'entretien d'espaces naturels, embauchent surtout en contrat CAE ou insertions.

Faire 4 ans de formation pour ne trouver que des boulots comme ça ne m’intéresse pas, des contrats de 20h par semaine et encore.

Manque de formation, non?

je suis depuis ma sortie d'étude magasinier dans différentes entreprises, et je suis sur la voie d'un cdd. je ne me casse plus la tête, pour finalement toujours être déçu.

Ayant aussi croisé des anciens élèves de mes lycées, l'un m'as fait une réflexion: -on dirait que la formation nature mène a devenir magasinier! (lui et un autre de sa classe travaille dans le même dépot)

Alors manque de formation ou mauvaise volonté des employeurs et de l'état? parce que bon nombres d'anciens élèves ont depuis changé de voie, parce qu'il n'y a pas d'embauches pour les personnes ayant reçu une formation dans l'environnement.

un petit coup de gueule, oui, parce que j'aime la nature et je me retrouve à ne pas faire ce que je voulais.

Mirli | 08 août 2011 à 18h31
 
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