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Planète vivante 2010 : les pays riches accroissent la pression sur les pays du sud

Biodiversité  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com
Selon les données de 2007, les dernières disponibles, l'Empreinte écologique de la population mondiale excède de 50 % la biocapacité de la Terre, c'est-à-dire la surface actuellement disponible pour produire les ressources renouvelables et absorber le CO. Il faudrait donc 1,5 année pour régénérer les ressources renouvelables utilisées en 2007, note le WWF dans le rapport Planète vivante 2010, publié le 13 octobre.

Les besoins ont doublé depuis les années 60, entraînant une exploitation toujours plus forte des ressources. ''Comme il n'est plus possible de répondre à ces besoins dans les limites des frontières nationales, on se tourne vers d'autres régions du monde''.
Les dix pays à la plus forte Empreinte écologique par individu sont les Emirats Arabes Unis, le Qatar, le Danemark, la Belgique, les Etats-Unis, l'Estonie, le Canada, l'Australie, le Koweït et l'Irlande. ''Triste injustice, l'impact de la dégradation environnementale s'abat sur les peuples les plus pauvres'', note le rapport.

Pour preuve, les Indices Planète Vivante (indicateur de l'état de la biodiversité) des régions tropicales et des pays les plus pauvres ont régressé de 60 % depuis 1970.
De même, si l'empreinte carbone des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) reste la plus importante de toutes les régions, elle n'a pas connu l'augmentation la plus rapide : l'empreinte carbone des pays d'Asie du Sud-Est a augmenté de plus de 100 fois, celle des pays BRIC (Brésil - Russie - Inde – Chine) a été multipliée par 20 et celle des pays de l'Union africaine par 30.

Si l'humanité poursuit sur ce chemin, le WWF estime qu'il faudra 2 planètes par an d'ici 2030, et un peu plus de 2,8 planètes par an d'ici 2050 pour subvenir à ses besoins.
La solution pour respecter la biocapacité de la Terre ? Optimiser l'allocation des sols pour l'alimentation, les carburants, les fibres et les biomatériaux, revoir le régime alimentaire des pays riches et consacrer d'importants investissements à long terme pour augmenter la biocapacité.

Réactions1 réaction à cet article

 

Planète vivante a raison de tirer la sonnette d'alarme par rapport à l'empreinte écologique. Nous savons que l'empreinte écologique des pays du nord est démesurée par rapport aux pays du sud . Toutefois, les pays du Sud eux aussi ont un effort à faire et notamment en Afrique car bien souvent les villages et depuis des décennies ont une empreinte écologique négative. Ce phénomène n'est a pas dû à la richesse mais à l'extrême pauvreté . Les populations prélèvent sur l'environnement plus que la nature ne peut produire pour sa reconstitution.Aujourd'hui, des initiatives comme la Grande Muaraille Verte avec la création d'écovillages , d'écoécles dans ces villages pourraient contribuer à la restauration de l'environnement en une décennie. L'empreinte écologique des villages deviendra très vite positive . L'expérience de restauration des terroirs par la création d'un bocage au Sahel comme la ferme Pilote de Guié au BUrkina Faso est aussi une participation à la création d'une empreinte écologique en Afrique.
La communauté internationale doit soutenir ces initiatives afin qu'elles puissent se développer au plus vite. L'empreinte écologique ne concerne pas seulement les pays riches tousdles terriens doivent participer à la sauvegarde de la planète.

Jean Yves Clavreul
jean-yves.clavreul@wanadoo.fr

clavreul | 21 octobre 2010 à 09h04
 
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