En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Ile de la Réunion : vers l'indépendance énergétique ?

Croissance démographique, hausse du niveau de vie et donc augmentation rapide de la demande énergétique sont les réalités de la Réunion. L'île est très dépendante des énergies fossiles mais aspire à devenir autonome en énergie en 2025.

Energie  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com
   
Ile de la Réunion : vers l'indépendance énergétique ?
© Nicsolo
   
Alors que dans les années 80, la totalité de l'énergie produite à la Réunion était d'origine renouvelable, l'île est devenue peu à peu dépendante des énergies fossiles. Ainsi, la part des énergies renouvelables est passée en 2008 à 36 % de la production totale d'électricité. Une forte croissance démographique (de 500.000 à 800.000 habitants entre 1980 et 2030) et la hausse du niveau de vie conjuguées à une baisse de la production hydroélectrique ont mené le territoire à s'équiper de centrales thermiques au fioul et au charbon pour répondre à la hausse de la demande.
Or, les projections pour 2030 estiment la population à un million de personnes. Cette nouvelle hausse démographique s'accompagnera d'une hausse de la demande d'électricité. Le territoire s'est pourtant engagé en 2000 dans une politique énergétique visant 0 % d'émission de CO2 à l'horizon 2025. Le potentiel en énergies renouvelables de l'île est énorme, le chantier pour parvenir à 100 % d'énergies propres l'est aussi. Détails.

Une consommation électrique à la hausse

Ces quinze dernières années, la consommation d'électricité a doublé, atteignant une croissance annuelle moyenne de 5 % sur la période 2000-2005 contre 1 % par an sur la même période en métropole. Pourtant, la consommation d'énergie réunionnaise reste très inférieure à la consommation métropolitaine : alors qu'un Réunionnais consomme 1.259 kWh/an, un Métropolitain consomme 2.330 kWh/an.
En 2008, la production d'électricité locale a été de 2.546 GWh, assurée à 36 % par les énergies renouvelables et à 64 % par les énergies fossiles importées. Cette production repose sur 3 centrales au fioul lourd/gazoil (338,7 GWh), 2 centrales thermiques à charbon et bagasse (respectivement 1.287,8 GWh et 262,6 GWh), 6 centrales hydrauliques (632,1 GWh), 2 parcs éoliens (13,5 GWh), des installations solaires photovoltaïques (10,67 GWh), une installation de biogaz de décharge (0,72 GWh) et 94.839 chauffe-eau solaires (142,3 GWh évités).
Cette forte dépendance aux énergies fossiles pose des risques pour la continuité électrique, en cas de rupture d'approvisionnement, mais aussi des problèmes économiques et environnementaux. En 2008, les émissions de CO2 du secteur énergétique étaient de 3,8 millions de tonnes, la combustion des énergies fossiles constituant la majorité de cette diffusion. Le secteur résidentiel était responsable de 43,5 % de la consommation électrique de l'île en 2007, l'industrie de 16,3 %.

2030 : la nécessité de limiter la hausse de la demande énergétique

En 2030, la population réunionnaise est estimée à près d'un million de personnes. Deux scénarios ont été développés afin d'anticiper l'évolution de la demande énergétique : l'un tendanciel, l'autre volontariste, dans le rapport ''PETREL - île de La Réunion'' réalisé par l'Agence régionale de l'énergie Réunion (ARER) en 2009.
Selon le premier scénario, le développement de la climatisation, de la ventilation et du chauffage électrique ne seront pas compensés par le développement massif des chauffe-eau solaires (100 % des foyers équipés) et l'amélioration de l'efficacité énergétique des bâtiments, liée à la RT 2009 (annoncée en avril 2009 et applicable dès mai 2010).
La consommation finale d'électricité en 2030 sera alors de 3.792 GWh, soit en croissance de 69 % par rapport à 2007. Le résidentiel sera responsable de 38,6 % de la consommation électrique, soit 1.463 GWh (en hausse de 50% par rapport à 2007). L'industrie consommera 766 GWh, soit 20,2 % de la consommation finale (en hausse de110 %).

Le scénario volontariste Starter mise quant à lui sur des actions de maîtrise de l'énergie dans le résidentiel, le tertiaire et l'industrie. Il se base sur la RT 2009 mais aussi sur la mise en œuvre d'une nouvelle réglementation thermique en 2015 plus exigeante que la précédente.
Si comme pour le scénario tendanciel, l'équipement en climatisation et ventilation des ménages croît, il s'accompagne d'une réduction des besoins en froid et en chaleur due à une meilleure conception des bâtiments et d'une amélioration de l'efficacité des installations. L'industrie et le tertiaire sont également concernés par l'amélioration de l'efficacité énergétique.
Ce scénario fait ressortir une consommation finale d'électricité en 2030 de 2.871 GWh, en
croissance de 28% par rapport à 2007, mais inférieur aux consommations tendancielles 2030 de 24 %. Le secteur résidentiel est responsable de 34,3 % de la consommation finale (986 GWh), l'industrie de 24,9 % (714 GWh).

Le chemin de l'indépendance énergétique

Le territoire dispose d'un fort potentiel en ressources locales pour générer de l'électricité et de la chaleur : hydraulique, bagasse, soleil, vent... D'ailleurs, les énergies renouvelables sont en progression depuis quelques années (+5,4 % en 2008 par rapport à 2007).
En 2008, 3.814 ménages étaient alimentés en électricité d'origine éolienne soit 1,5 fois plus qu'en 2007. L'équivalent de 3.268 ménages était alimenté en électricité d'origine photovoltaïque soit près de 3 fois plus qu'en 2007, plaçant la Réunion au troisième rang européen. Le territoire se hisse également au deuxième rang européen concernant les chauffe-eau solaires : 394.243 m² de panneaux solaires thermiques étaient installés en 2008 (1,1 fois plus qu'en 2007), soit près de 90.000 foyers équipés (40 % des ménages). L'objectif de la région est d'équiper la totalité des bâtiments d'habitation. Le Ministère de l'Écologie a d'ailleurs publié un décret au Journal officiel du 19 avril 2009 mettant en place une réglementation thermique spécifique aux départements d'Outre-mer. Ce texte rend obligatoire l'installation de chauffe-eau solaires thermiques sur les logements neufs.
Mais le développement des énergies renouvelables doit être organisé et planifié afin de pouvoir répondre à la hausse de la demande en électricité. L'Arer a ainsi établi des modèles de mix énergétiques à l'horizon 2020 et 2030, à partir des niveaux de potentiel et de maturité des différentes énergies renouvelables disponibles sur l'île.

En 2020, un plan ambitieux et en partie coercitif de maîtrise de la demande en électricité dans tous les domaines (RT 2015) devra être mis en place. Chaque point de croissance du besoin électrique devra être couvert par des productibles renouvelables. Ainsi la biomasse devra progressivement se substituer au combustible charbon et fournir la totalité des nouvelles centrales thermiques. Pour parvenir à cet objectif, l'Arer mise sur un développement d'espèces de cannes plus fibreuses, soutenu par la multiplication de fermes agri solaires (complémentarité production canne/production solaire).
La puissance et la capacité de stockage de l'hydraulique devront être développées ainsi que la géothermie. L'expérimentation sur l'énergie thermique des mers devra se poursuivre.
Si la part de production des ENR en 2020 ne permet pas le développement de transports électriques à grande échelle, l'île de la Réunion devra lancer un plan de maîtrise des transports via le tram-Train, le développement du télétravail…
En 2030, pour atteindre l'objectif d'autosuffisance énergétique en électricité et transports, la géothermie et/ou l'énergie thermique des mers seront devenues des productions de base dépassant 25 % du mix énergétique de l'île. La surface de canne à fibre aura augmenté via le développement de fermes agri solaires. La transformation de cette biomasse ne sera plus réalisée par combustion mais par gazéification, ce qui permet un doublement de ses rendements actuels. Selon l'Arer, ce gaz ''devient l'outil stocké (gaz liquide) de flexibilité en substitution au pétrole que ce soit pour la production électrique (TACs et Moteurs diesel recyclé au combustible gaz de bagasse) et les transports (véhicules au gaz)''.
Les transports seront à 100 % ''propres'' grâce à l'électrique, au gaz et au flex fuel (agrocarburant issu de la canne).

Selon l'Arer, ''un scénario énergétique sobre et renouvelable est économiquement aussi viable qu'un scénario énergétique basé sur le gaspillage d'une énergie fossile rare. La différence en coût direct est seulement de 7 % et la différence en coûts globaux est nulle''. L'île de la Réunion est au centre de toutes les attentions, qualifiée de ''laboratoire'' pour le développement des énergies renouvelables.

Réactions9 réactions à cet article

 
ne pas oublier le stockage

Utiliser les énergies hydrauliques, geothermique, biogaz des residus biomasse ce sont des solutrions efficaces. Les énergies intermittentes Soleil -eoiennes - ne pouuront etre efficaces que si parallèlement on developpe du stockage sinon on fera de beaux rapports mais en cas d'anticyclone; de manque de soleil on sera obligé de faire appel à des énéergies stockable la biomasse et les dechets tres bien mais sera -ce suffisant ??? Comment fait on ailleurs au Danemarck et en Allemagne , avec des énergies fossiles.......

jean-marie | 01 février 2010 à 21h49
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Démographie Responsable

Tous les efforts louables pour obtenir l'indépendance énergétique en utilisant les énergies renouvelables seront compromis à la génération future si l'effectif de la population ne parvient pas à se stabiliser par une modération de la natalité. Aucune politique économique ne peut résister à une augmentation exponentielle de la population, car les ressources sont limitées.

France | 03 février 2010 à 11h36
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Autolimitation des naissances

@France, tout à fait en accord avec vos propos, la natalité de la Réunion est trop forte et on ne pourra pas croître indéfiniment sur un espace (par définition) fini comme celui d'une île. Se contenter de 2 enfants et les élever correctement me semble déjà un beau programme...

Manso | 03 février 2010 à 19h53
 
Signaler un contenu inapproprié
 
La géothermie - le tram-train

La géothermie - le tram-train - et la Culture prônant une démographie responsable.
J'ai été contre l'implantation du géothermique dans la Plaine des Sable- je le regrette très sincèrement, tout simplement du fait que cette gigantesque ressource énergétique peut être dissimulée, ou transportée facilement : périphérique sous marin - la plus grande ressource se trouve au niv 0 - c.a.d. sur le périmètre côtier.
Je ne crois pas aux lobbies d'EDF dans ses installations du photovoltaïque - notre paysage est trop restreint pour l'abimer au travers d'un programme subventionné par des fonds publics pour du public qui n'aura d'autre ressource que de se retourner vers EDF(privé)sur un matériel obsolète, rouillé, etc... sans compter la destruction du paysage. Le tram-train - évidemment - quel créole ne revendique pas le train longtant ? - Saint-Pierrois, je serai ravi de prendre mon vélo afin de me rendre à Saint Denis dans l'heure qui suit !! et cela est possible - pourquoi n'y a t-il pas d'information sur ces facilités de vie.
La Culture pour limiter la démographie - oui à la Maison des civilisations pour prise de conscience d'une démographie responsable - par comparaison du niveau de vie, et par une politique de natalité très orientée sur la contraception facile chez les jeunes, (premier rapport) et sur le coût obligatoire (programme santé et éducatif par rapport à l'illettrisme )dû à la naissance d'un enfant -créole- comparé à celui des contributions sociales pour les femmes célibataires en milieu rural et urbain.
Nous sommes dans un programme intéressant sur le long terme - sachons le montrer.

Jc. Houpiart-Dupré | 04 février 2010 à 07h07
 
Signaler un contenu inapproprié
 
réponse à la "démographie responsable"

@Manso et France :

Cela ne dépend-il pas de la politique énergétique en question? Il me semble trop fort de dire "aucune politique économique".
A nous peut-être de vraiment mettre en place les politiques énergétiques adéquates en terme de réduction et de sobriété et de ne pas trouver un refuge dans le refus de natalité!
Les ressources sont limités, certes, mais surtout parce qu'on les utilise mal : ce point là me semble le plus important.

cecsmyle | 08 février 2010 à 10h08
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:La géothermie - le tram-train

De l'or sous nos pieds:la géothermie
Un grand rêve qui s’effondre : l’or noir dont les réserves semblaient à jamais inépuisables ne suffira plus bientôt à couvrir les besoins de la planète. En quête de nouvelles sources d’énergie, nous voilà donc contraints de lever notre regard vers le ciel, le soleil, l’air, le vent et la mer, alors que sous nos pieds se cache un autre gisement dont l’exploitation est sans limites : l’eau et la chaleur tout simplement. L’eau, dans les profondeurs de la Terre, qui par sa chaleur exceptionnelle peut produire entre autres et massivement de l’électricité.
C’est ce que nous révèlent les nombreuses recherches, études et expérimentations faites depuis quelques années. La géothermie apparaît désormais comme l’une des principales sources d’énergie de demain : et à ce titre, elle doit retenir, dès à présent, toute notre attention.
Du grec ‘géo’ terre et ‘ thermie’ chaleur, la géothermie vise essentiellement à l’exploitation des gisements naturels de vapeur ou d’eau chaude.
Production d’eau chaude
C’est une technique assez bien maîtrisée, qui a fait ses preuves et qui se développe de plus en plus en France métropolitaine, notamment dans la basse énergie dite de très basse “enthalpie” avec des températures comprises entre 30 et 90 degrés. Présente dans les nappes peu profondes, elle permet, grâce à des pompes à chaleur de nous chauffer, de nous laver, d’être utilisée à bien d’autres fins, dont le chauffage de serres ou en pisciculture.
Production d’électricité
Plus les forages sont profonds, plus la température augmente. Les ressources à “haute enthalpie” avec des températures supérieures à 150 degrés sont susceptibles d’intéresser également les trois îles-départements français d’outre-mer (Guadeloupe, Martinique et Réunion). Dépourvues d’infrastructures majeures et ne produisant pas de ressources énergétiques à base de fossiles et ayant de ressources hydroélectriques limitées, ces trois îles bénéficient d’un environnement à priori favorable à l’existence des ressources géothermiques pour la production d’électricité. Déjà, la Guadeloupe, avec son volcan la soufrière, non actif, constitue une référence française non négligeable.
Avec l’augmentation de la population et les besoins nouveaux en électricité, cette source d’énergie apparaît comme une solution d’avenir.
Aujourd’hui, des travaux de recherches intenses sont effectués à la Réunion afin de déterminer avec précision les potentialités de cette ressource.
L’heure est donc à la géothermie.

La géothermie profonde ou géothermie des roches chaudes fracturées
Un savoir-faire à exporter.
La géothermie à très grande profondeur a tout pour séduire. Elle est respectueuse de l’environnement. Son utilisation ne génère ni déchets polluants, ni gaz à effet de serre. La ressource se trouve en grande partie emmagasinée dans les roches profondes et chaudes peu perméables. En l’absence d’eau, il est difficile de le capter, d’où l’idée d’injecter de l’eau froide à haut débit sous forte pression (100 bars) dans les roches dont la température dépasse les 200 degrés à 5 kms de profondeur. L’eau circule dans les blocs fracturés et se réchauffe à son contact. En surface, cette eau passe dans un échangeur thermique, où elle cède une partie de ses calories, avant d’être réinjectée dans le sous-sol pour recharger le réservoir. La boucle est bouclée. Les calories entraînant les turbines couplées à un générateur produisent du courant électrique.
Ce projet européen de Soultz-sur-forêt à 50 kms de Strasbourg est véritablement pionnier en la matière et confère une avancée technique certaine dans cette filière énergétique et cela grâce aux scientifiques et ingénieurs qui ont mis au point ce système de géothermie artificielle haute profondeur.
Des nouveaux défis doivent être lancés avant que ne fleurissent ces centrales électriques, à La Réunion, dans les sites exceptionnels du Piton de la Fournaise et du Piton Chisny.
“Une volonté politique durable et un soutien institutionnel constant sont également nécessaires” si nous voulons profiter de ce trésor sous nos pieds.
Facteur clé du développement économique et social, la géothermie doit poursuivre son essor afin de permettre aux régions éloignées, privées de réseau, d’accéder plus facilement à l’électricité, dans le stricte respect de l'environnement.
JLM (REUNION)

Mamosa Jeanlou | 03 mai 2010 à 19h31
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Tram-train-Reunion : L'espoir

L'histoire se répète-t-elle ? Tram-train : l'espoir !
De grâce, pas de requiem, pas de messe solennelle pour l’âme d’un bien -portant. Le tram-train est bien là, bien vivant. Il est prêt. Il a besoin seulement d’un coup de pouce pour le 'booster'. QQ petits réajustements et le tour est joué pour le faire redémarrer. Des projets existent partout en Europe,serions-nous à la traîne et aveugles pour bouder ce concept. De grâce,ne sortons pas le canif de son fourreau,gardons notre calme. Nos anciens ont tout fait pour faire siffler ’le petit train longtemps’.Nous avons tout détruit. Tout a disparu au profit des lobbies industriels. Notre patrimoine ferroviaire est parti en fumée. Aujourd’hui, serions-nous plus bêtes que nos aïeux? Nous avons raté le coche,comment faire pour nous rattraper ? A mon avis,"tout est possible pour celui qui croit, par des délais,des difficultés et des impasses. Mettons notre foi à l’épreuve et en actions" et tout ira mieux pour nous-mêmes. Le tram-train est une chance pour nous tous et les avantages sont multiples.’Gain de temps, trajet à moindre coût, réduction d’impact de nuisances, moins de stress et réduction significative des émissions de co2’ De plus, il participe à la grande ambition de l’énergie propre,fortement soutenue par l’Etat et offre à nos enfants de milliers d’emplois. Mieux encore, il fera avorter ’le coma circulatoire’ qui empoisonne notre vie quotidienne. Vraiment,ce nouveau mode de transport ouvre la voie à des perspectives nouvelles, à des nouvelles habitudes pour se déplacer sans nier la marche à pied,le vélo, 'les rollers' et les autres moyens de transports collectifs. Alors ,le maillage des bus’ devient nécessaire et complémentaire. ll doit se greffer sur une infrastructure globale et réfléchie,créant à cet effet une dynamique économique et sociale tant attendue par tous et favorisant un trait- d’union entre le tram-train et les autres moyens de transport en commun,y compris les taxis. Une page nouvelle vient de s’ouvrir,elle ne sera complète,bien remplie que si une nouvelle approche psychologique se met en place pour amorcer un développement harmonieux et stable. Rien ne peut se faire sans changement de comportement. J’ai confiance en la nouvelle équipe fraîchement élue et j’espère qu’elle puisse prendre des décisions justes sans vouloir "tailler à coups de machette" les débuts de réalisations ou "gèler les chantiers déjà ouverts"Bien au contraire. Au nom du concept du Développement durable,une nouvelle ère est née,une nouvelle économie s’ouvre devant nous. Revenir à l’utilisation ferroviaire permettra encore davantage de réduire notre dépendance de pétrole. Vouloir faire reculer le tram-train,c’est s’enfoncer encore un peu plus dans la galère et rendre la chose plus compliquée, plus onéreuse. Quel gâchis ! Que de temps perdu ! Serions-nous capable de prendre le tram-train demain et rendre hommage et une gloire posthume à toute l’équipe, à ceux qui l’ont cru,réajusté,financé et réalisé.’La Réunion,terre de travail, d’innovation et d’excellence est en marche pour gagner, elle gagnera, j’en suis sûr. Le défi est lancé. Sans plus attendre,bouclons son plan de financement pour faire siffler le tram comme nos 'gramounes'. Avançons.
QQ chiffres à retenir. Dans 20 ans, l'ile pilote aura : +1 000 000 d’habitants +800 000 voitures + 6000 kms de route .Sans projet phare,'l'ile d’excellence’ va droit dans un mur. La perle de l’océan indien aura du mal à éviter tous les ennuis. Aujourd’hui,C’est déjà ’la cata’. Demain, sans réforme expérimentale, même des autorités organisatrices de droit auraient du mal à lancer une concertation sérieuse sur le fonctionnement futur du transport public dans les politiques d’aménagement global du territoire.
De grâce,évitons ’la cata’ et ’le coma’. Avançons.
"La copie doit être revue et corrigée".
A propos des bus :
Le maillage des bus 'est nécessaire et complémentaire. Mais rien ne peut se faire sans l'ouverture d'une politique forte basée sur l'utilisation des moyens de transports collectifs au détriment des moyens individuels , sans une approche réfléchie qui incite les usagers à changer leurs habitudes,leur comportement et cela bien au delà des infrastructures, bien au delà de l'aménagement du territoire.
Pour diminuer les impacts négatifs des déplacements actuels à la Réunion et réussir le véritable alternatif au tout-automobile, tout doit être repensé, tout doit être mis en oeuvre pour plus de sécurité ,plus de garanties sur nos routes.
Redynamiser l'économie réunionnaise.
Commençons par le commencement.
Pour désenclaver les 'quartiers hors-normes' et faciliter la déserte des grands équipements( hôpitaux, gares, pôles administratifs et universitaires etc...) j'ai hâte de voir sortir de terre des grands projets de transports collectifs en site propre, même si cela devait être impopulaire pour certains de nos élus. Avec l'appui de l'Etat et un peu de bonne volonté, tout peut-être possible, sans vouloir même toucher à 'des projets existants'. Je fais allusion à des nouveaux projets qui répondent à des critères sociaux , environnementaux et normes 'socio-économiques'. C'est une attitude courageuse et responsable.
L'histoire se répète-t-elle?
« Non, l'histoire ne peut jamais se répèter. L'histoire est un progrès continu... »
OUI au tram-train.
OUI aux bus
OUI aux autres moyens de transports collectifs en site propre.

Mamosa Jeanlou | 03 mai 2010 à 19h57
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:La géothermie - le tram-train

DU TI TRAIN LONTAN AU TRAM TRAIN !
Du ti train lontan au tram train : Que de chemin parcouru ! Partout,le progrès s'achève.... A la Réunion, un tram-train pour un million d'habitants. La 'star' se prépare. La voie est ouverte. Feu vert pour le tram-train. Ce n'est pas un écran de fumée. L'ouverture de la concertation est bien réelle. Partout les langues se délient. 'La Star -Réunion', transcende, se surpasse bien au-delà d'une 'image écolo' , bien au-delà des clivages politiques. 'C'est une métropole en miniature à l'échelle internationale'. Comme dans toutes les métropoles d'Europe, la 'star' sera implantée en tant que complément des autres moyens de transports collectifs et soulagera, j'en suis sûr un réseau du 'tout-auto ' déjà saturé et asphixié. Sur un espace restreint de 2512 km2 où vivent 817000 âmes en 2010, une politique ambitieuse est vitale pour nous tous. Si l'on estime que les membres de la diaspora représentent le quart de la population réunionnaise, alors le chiffre est largement atteint : I million de réunionnais à travers le monde. De plus avec les 200 000 âmes qui vont grossir les rangs de la population d'ici 20 ans, nul doute, la communauté réunionnaise existe bel et bien. Du beau monde en perspective. Un monde connue et reconnue, avec 'son savoir-faire' , 'son savoir-être'. L'image est positive : Bâtir un modèle de développement durable. Le défi du XXI ème siècle est lancé. Le chemin de la cohésion sociale et du développement tracé. Alors la 'star', sourira. Avec l'ouverture du trafic aérien , l'arrivée de l'A380, la généralisation et la démocratisation des technologies de l'information et de la communication, la Réunion s'ouvre sur le monde et devient un lien d'échanges et de mise en relation entre migrants du monde, migrants et iliens et gens de passage qui viennent visiter son volcan et ses coulées (500 000 touristes sont attendus avant 2015 dans l''île solaire). ' La Réunion : 'un monde ici et maintenant'. ' La Réunion en confiance' pour mieux se déplacer et mieux vivre'.......................................................... Et pour nos frères chinois, que du bonheur ! Le progrès ne s'arrête pas......... La chine avec un investissement de 300 milliards de dollards , compte être dotée de 120000kms de lignes d'ici 20 ans, (86000 kms actuellement ). Du beau travail en perspective ! Qui l'aurait cru ? La chine carbure. Elle a même des ambitions à l'international et souhaite exporter son 'savoir faire' à travers le monde. Quelle chance ! La France, quant à elle ne cesse de progresser dans la technologie ferroviaire et appuie également de plus en plus sur le champignon ,record vitesse TGV : 574,8km/h . Ce nouvel exploit confirme indéniablement le succès de TGV en France depuis plus de Vingt cinq ans et favorise le développement et le désenclavement des métropoles régionales et européennes. Symbole du développement durable, 'le rail commercial' n'a pas fini de nous surprendre et il s'impose un peu partout dans le monde . ........... Par exemple ,Ligne TGV Tours-Bordeaux : Un modèle ! Ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux : 302kms. Un mégacontrat de près de 8 milliards d'euros. Bordeaux à 2H05 de Paris pour fin 2016. Chapeau ! 12000 emplois à la clef par an. Un rêve ! Bravo et félicitations à toute l'équipe qui a mis en place ce beau projet, l'un des plus grands chantiers du monde. Le logo est excellent et donne certainement envie :"Les vrais réussites sont celles que l'on partage".
TRAM-TRAIN-REUNION : 'L'engagement loyal'.Un consensus autour du tram-train-Réunion est vital pour nous tous. Tram-train-Réunion : Une solution aux problèmes d'urbanisation. La balle est dans le 'bon camp',quitte à y apporter quelques 'ajustements'.Tous ensemble, allons plus vite et plus loin. Avançons.

Mamosa Jeanlou | 04 mai 2010 à 20h01
 
Signaler un contenu inapproprié
 
UNE MINE D'OR INEPUISABLE:L'ENERGIE DES MERS .....

« O mer, nul ne connaît tes richesses intimes... »
Le vers de Baudelaire nous vient soudain à la mémoire en évoquant les possibilités infinies que nous offrent les océans, la mer en général, en matière d’énergie.
Animée par des forces gigantesques, imprévisible quand elle se déchaîne, la mer est considérée aux yeux de tous comme une réserve de nourriture apparemment inépuisable. Lieu privilégié de communications et d’échanges commerciaux, elle couvre les trois quarts du globe. Son rôle apparaît désormais sans limites.
Au siècle précédent, Jules Verne avait écrit : « je dois tout à l’océan... il produit l’électricité, et l’électricité donne au Nautilus, la chaleur, la lumière, le mouvement, la vie en un mot. »
Ainsi, cette idée de recourir à l’énergie produite par les océans ne date pas d’hier. N’avons-nous pas découvert à l’image des moulins à vent, les premiers moulins à marée au 12ème siècle ? L’eau de mer s’engouffrait dans un passage étroit vers un réservoir, créant la force nécessaire pour mettre en mouvement des pales de bois ou des meules de pierres. A marée basse, l’eau retenue faisait fonctionner le système en sens inverse.

Aujourd’hui, avec l’épuisement des ressources pétrolières, l’énergie marine suscite un regain d’intérêt. Colloques, rencontres, études, expérimentations se succèdent pour une véritable reconnaissance de cette mine d’or.
En France, “nous ne manquons pas de pétrole”, mais en ce qui concerne l’énergie marine, nous sommes en avance. Grâce à l’usine marémotrice de la Rance du côté de Saint Malo, nous faisons même figure de pionnier. C’est la seule en son genre, par sa taille et ses capacités à fournir autant d’électricité marémotrice couvrant en grande partie les besoins de la Bretagne. Cette installation reconnue pour sa haute technicité demeure l’une des principales vitrines en matière d’énergie renouvelable.
Dans le monde, d’autres projets sont en cours d’expérimentation qui paraissent moins ambitieux certes, mais auraient l’avantage d’être moins coûteux et peut-être plus performants.
Le fameux serpent de mer “Pelamis” nom donné à ce monstre marin fait réveiller d’autres systèmes mis à l’abandon ou à la recherche de soutiens financiers.
Verrons-nous par exemple au large de nos côtes des générateurs flottants ou immergés, à faible profondeur, activant des vérins hydrauliques sous l’action des vagues ? Ou encore ces systèmes logés en milieu sous-marin munis d’hélices placées en profondeur conçues pour résister aux plus fortes tempêtes, utilisant les courants marins et fonctionnant comme des éoliennes, ces hydroliennes qui tiennent compte de la position des astres comme la lune et le soleil ? Grâce à des générateurs, l’énergie mécanique est transformée en énergie électrique.

Ainsi, le potentiel énergétique de la mer paraît considérable : la technologie avançant à grands pas, la porte s’ouvre toute grande aux énergies renouvelables.
La Réunion, de par sa configuration et son relief semble être bien placée dans cette course aux énergies nouvelles, notamment dans l’énergie thermique des mers (ETM) ou en anglais Océan Thermal Energy Conversion (OTEC). C’est une ressource disponible et inépuisable fondée sur le principe de la géothermie, utilisant les différences de températures entre les eaux tièdes de surface et eaux froides profondes (4°C environ pompée jusqu’à 1000 mètres de profondeur) captant les calories et frigories à partir des pompes à chaleur, énergie sans cesse renouvelée et ne rejetant pratiquement aucun déchet. Avec ses 20 degrés de différence, tout devient possible. Au surplus, cette eau froide est riche en nutriments et peut être utilisée à d’autres fins : climatisation, aquaculture, culture d’algues, fabrication de produits pharmaceutiques, production d’eau minérale, d’hydrogène et bien d’autres utilisations pratiques encore au stade de recherche.

Ici, Jules Verne se révèle à nouveau comme un grand visionnaire : cette énergie thermique des mers, n’en a-t-il pas eu l’idée géniale ?
Dans l’ouvrage paru en 1869 “vingt mille lieux sous les mers” faisant allusion clairement à l’effet thermoélectrique découvert par Seebeck en 1821, c’est par ces mots que le capitaine Nemo s’exprime :
« J’aurais pu, en effet, en établissant un circuit entre des fils plongés à différentes profondeurs, obtenir de l’électricité par la diversité des températures qu’ils éprouvaient... et il existe au fond des mers, des mines de zinc, de fer, d’argent, d’or dont l’exploitation serait très certainement praticable... »

Ainsi la fiction rejoint-elle admirablement la réalité.

JLM (REUNION)

Mamosa Jeanlou | 06 mai 2010 à 14h52
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Sophie Fabrégat

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- disposant d'un porte-monnaie éléctronique
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partagez sur…