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Le solaire, leader incontesté de la transition énergétique mondiale, selon l'AIE

En 2016, les capacités mondiales photovoltaïques ont augmenté de 50%. Selon l'AIE, le solaire restera le leader de la transition énergétique dans les années à venir. A cet horizon, les ENR couvriront le tiers de la production électrique mondiale.

Energie  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com
Le solaire, leader incontesté de la transition énergétique mondiale, selon l'AIE

"Pour la première fois, une seule source renouvelable, le solaire, est devenue le plus grand moteur de croissance de la capacité nette de production d'énergie, alors que toutes les énergies renouvelables accomplissaient un record historique en représentant les deux tiers des nouvelles capacités nettes mondiales", souligne l'Agence internationale de l'énergie (AIE), dans son rapport 2017 sur les énergies renouvelables, présenté ce mercredi 4 octobre. Près de 165 GW de renouvelables ont été installés en 2016.

En une année, la capacité solaire a augmenté de 50%, tirée par la Chine qui a représenté la moitié de cette croissance. "Pour la première fois, le photovoltaïque a progressé plus rapidement que toute autre énergie, dépassant la croissance nette du charbon", indique l'agence. Et l'AIE prédit un avenir radieux pour l'électricité solaire. Selon ses projections, le photovoltaïque "entre dans une nouvelle ère, devenant le leader incontesté de la croissance de la capacité de production d'énergie renouvelable".

En 2022, les ENR couvriront les besoins électriques de la Chine, de l'Inde et de l'Allemagne

Etant donné la vitesse de croissance des renouvelables, et notamment du solaire, l'AIE a revu ses prévisions à la hausse de 12% par rapport à ses estimations précédentes. D'ici 2022, 1.000 GW de capacités renouvelables devraient être installées, prévoit-elle désormais. Soit l'équivalent de la moitié de la capacité totale installée en charbon en quatre-vingt ans... "Trois pays, la Chine, l'Inde et les Etats-Unis, comptabiliseront les deux tiers de l'expansion renouvelable mondiale d'ici 2022. La capacité totale photovoltaïque à cet horizon devrait dépasser les capacités de production de l'Inde et du Japon aujourd'hui". La Chine à elle seule devrait déployer plus de 360 GW de renouvelables. L'Inde devrait doubler sa capacité renouvelable installée. Si les différents gouvernements lèvent les obstacles au développement des renouvelables, la capacité installée d'ici 2022 pourrait même atteindre 1.150 GW, souligne l'AIE.

 
Un véritable impact social en Asie et en Afrique Le rapport analyse également le déploiement du solaire en Afrique subsaharienne et en Asie, et notamment le cas des installations hors réseaux. La capacité "off grid" dans ces régions sera triplée d'ici 2022, atteignant 3.000 MW dans des applications industrielles, mais aussi des systèmes solaires à domicile et des micro grids. Près de 70 millions de personnes devraient ainsi accéder pour la première fois à l'électricité dans ces régions au cours des cinq prochaines années.
 

L'électricité renouvelable produite devrait donc atteindre 8.000 TWh à cet horizon, ce qui correspond à la consommation totale actuelle d'électricité de la Chine, de l'Inde et de l'Allemagne. Les ENR couvriront 30% de la production d'électricité, contre 24% en 2016. "Bien que le charbon demeurera la principale source de production d'électricité en 2022, les énergies renouvelables auront réduit l'écart de production avec le charbon de moitié en seulement cinq ans".

Résultat de cette accélération : les prix baissent. Que ce soit aux Emirats arabes unis, au Mexique ou au Chili, l'éolien et le photovoltaïque affichent des coûts de production comparables ou inférieurs aux centrales à gaz et à charbon nouvellement construites.

© AIE
 

Transport et chaleur : les renouvelables restent en retrait

Dans les transports, la part des renouvelables a atteint 4% en 2016 et devrait représenter 5% en 2022. Les agrocarburants couvrent la majorité des besoins, mais la consommation des véhicules électriques devrait doubler d'ici cinq ans, couverte pour un tiers par les renouvelables.

Les renouvelables constituent également une part faible de la production de chaleur : 9% en 2016 et 11% en 2022. L'Union européenne reste le plus grand consommateur de chaleur renouvelable (15% en 2016 et 22% en 2022) mais la Chine s'est fixé des objectifs ambitieux dans ce domaine (2% en 2016 et plus de 5% en 2022).

Réactions5 réactions à cet article

 

-Il est nécessaire de rappeler que l'électricité ,quelle que soit son origine , ne fournit qu'un quart de l'énergie consommée en France .
Ce que semblent souvent ignorer les promoteurs des ENR .
La diminution de la consommation doit logiquement préluder à toute production.

sirius | 04 octobre 2017 à 10h17
 
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Le problème en France, c'est que quand on parle d'énergie, au bout de 25 secondes, on ne parle plus que d'électricité et au bout de 45 secondes on parle du nucléaire...
On oublie les autres formes indispensables d'énergies, notamment la chaleur (domestique et industrielle) quelle que soit son origine (combustion, chimie...).

Albatros | 04 octobre 2017 à 18h12
 
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100% d'accord avec Albatros ;o)
Il serait bon que Hulot s'inspire de ces travaux, plutôt que de supporter des projets d'éolien offshore à 222 €/MWh ! Le solaire est certainement la source renouvelable la plus sérieuse à long terme. Mais en commençant par le commencement : avant de faire du photo-voltaïque trop coûteux, il faudrait équiper tout le résidentiel en eau chaude et en chauffage solaire. Mais c'est du boulot de plombier et de charpentier, ça n'intéresse pas les financiers et l'immobilier freine des quatre fers...

dmg | 05 octobre 2017 à 10h23
 
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@sirius, le seul point sur lequel je suis d'accord avec vous c'est le fait qu'il faut réduire notre consommation, pour le reste je suis en désaccord.
Pourquoi faudrait-il d'abord réduire la consommation avant de modifier les sources de production ? Développer dès aujourd'hui les ENR c'est améliorer notre performance économique et social (et bien sûr notre impact environnemental).
les ENR ne sont pas qu'électrique (biomasse, géothermie, solaire thermique, méthanisation, ...produisent gaz et chaleur), donc promouvoir les ENR c'est répondre à tous les besoins de consommation de la France.
Si en effet, on parle en ce moment très souvent de l'éolien et du photovoltaïque (électricité) c'est simplement que ces énergies sont déjà compétitives face aux énergies traditionnelles donc que l'on peut les développer massivement, mais il est nécessaire de continuer à développer les autres ENR.

AmonRa | 05 octobre 2017 à 10h31
 
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@dmg, photovoltaïque trop couteux ? Je crains en réalité que soit l'ECS et le chauffage solaire sur le résidentiel qui soit plus coûteux que le photovoltaïque. Pour autant ce n'est pas une raison en effet de ne pas le développer. Personnellement je fais construire et j'aurais obligatoirement de l'ECS, mais j'avoue que je n'ai pas chercher à mesurer la rentabilité face à un cumulus électrique car à court terme, il est probable que j'aurais déchanté.
Pour ce qui est de l'éolien, j'avoue ne pas être un expert, et je ne connais pas le potentiel de gain de compétitivité de l'offshore, mais ce que je peux dire c'est que, si nous avions eu le même raisonnement sur le PV il y a 10 voire 17 ans on ne l'aurait pas développé et il ne serait toujours pas compétitif en France.

AmonRa | 05 octobre 2017 à 11h23
 
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