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Les énergies renouvelables ont représenté la moitié des nouveaux moyens de production en 2016

Hors hydroélectricité, les ENR ont représenté 55,3% des capacités mondiales installées en 2016. Leur compétitivité a permis cette dynamique, qui reste cependant fragile face à des mesures en faveur des fossiles, souligne un rapport onusien.

Energie  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com

Alors qu'elles représentaient encore un marché de niche il y a une dizaine d'années, les énergies renouvelables (éolien, solaire, biomasse, géothermie, petite hydro et énergies marines) ont constitué plus de la moitié des capacités nouvelles installées à travers le monde en 2016 (55,3%). Alors que 127,5 GW avaient été installés en 2015, les ENR ont atteint un record l'année suivante avec 138,5 GW de nouvelles capacités. Pourtant, les investissements ont chuté de 23% dans le même temps, souligne le rapport 2017 sur les investissements dans les ENR publié le 6 avril par le Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue), Bloomberg et l'école de Francfort. La raison ? La chute des prix des projets renouvelables et l'amélioration des rendements qui leur ont permis de devenir compétitifs dans de nombreux pays.

"Cela ne signifie cependant pas que le futur sera un long fleuve tranquille pour les renouvelables, préviennent les auteurs du rapport. L'éolien et le solaire restent vulnérables face à des retournements politiques défavorables, ou face à des mesures mises en place pour protéger directement le charbon et le gaz. Leur compétitivité pourrait être mise à mal, pendant au moins un temps, par une hausse brutale des taux d'intérêt internationaux, en réponse notamment à la politique économique américaine". Car les projets renouvelables ont bénéficié de conditions de financement très favorables ces derniers mois (taux d'intérêt bas, niveau du dollar…).

La dynamique pourrait aussi être freinée si la consommation d'électricité n'augmente pas autant que prévu, note le rapport.

Une nouvelle tendance : les projets hybrides

Les projets photovoltaïques démarrés en 2016 ont affiché un coût moyen 13% inférieur à celui de 2015. Cette baisse a été de 11,5% dans l'éolien offshore et de 10% dans le terrestre. C'est le solaire qui a enregistré le plus grand nombre de gigawatts installés (75 GW) pour un investissement atteignant 113,7 Md$. Fait marquant : la construction de la plus grande centrale photovoltaïque (648 MW) au Tamil Nadu (Inde).

L'année 2016 a également été celle d'une augmentation sans précédent des investissements dans l'éolien offshore. Ceux-ci ont atteint 30 Md$, soit une hausse de 41% par rapport à 2015, "avec au moins 14 projets d'une valeur comprise entre 500 millions de dollars et 5,7 milliards de dollars qui ont obtenu le feu vert au Royaume-Uni, en Allemagne, en Belgique, au Danemark et en Chine".

Les auteurs du rapport signalent aussi le démarrage d'une nouvelle tendance : les projets hybrides, réunissant deux technologies afin de partager les terrains, les réseaux, la maintenance mais aussi de réduire l'intermittence. Quelque 5,6 GW de projets ont été construits ou sont actuellement en développement, alliant l'hydraulique et le solaire, le vent et le solaire, le photovoltaïque et le solaire thermique, le solaire thermique et la géothermie ou encore la biomasse et la géothermie.

Le marché se redessine sans cesse

L'Europe, qui dominait les investissements dans le début des années 2010, a connu une tendance baissière depuis, tandis que d'autres marchés démarraient, notamment en Asie. Mais le rapport note les premiers signes d'un ralentissement dans les deux principaux marchés que sont la Chine et le Japon. "L'une des surprises de 2016 a été que les économies développées ont repris leur avance sur les pays en développement en matière d'investissement renouvelable". Le Mexique, le Chili, l'Uruguay, l'Afrique du Sud et le Maroc ont connu une forte baisse de leurs investissements (60%), liée à une croissance moins soutenue qu'attendue de la consommation d'électricité. Cependant, tous les pays en développement n'ont pas vu leurs investissements faiblir. L'Inde et la Jordanie poursuivent leur dynamisme.

Réactions1 réaction à cet article

 

La photo montre ce que peut devenir un rivage soumis à une industrie hégémonique .Désolant .

sirius | 06 avril 2017 à 10h35
 
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