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Les Français investissent dans les énergies renouvelables et les économies d'énergie

Parallèlement au Salon des ENR qui s'est tenu à Lyon du 14 au 17 février 2007, l'ADEME a dressé dans une étude l'état des lieux du marché 2006 des énergies renouvelables en pleine croissance, stimulé par le crédit d'impôt pour les particuliers.

Energie  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com
L'épuisement des ressources en énergies fossiles -et leur renchérissement- et la généralisation de la mobilisation contre le changement climatique incitent à la maîtrise de l'énergie. Avec pour objectifs : stabiliser les émissions de gaz à effet de serre en 2010 (par rapport à 1990) et les diviser par 4 d'ici 2050. D'après une étude de l'Ademe portant sur le marché des énergies renouvelables et des économies d'énergie publiée en février 2007, les progrès sont notables dans les efforts de maîtrise de l'énergie et dans le développement des filières d'énergies renouvelables . Des efforts qui portent leurs fruits. Auprès des particuliers, les appareils efficaces en énergie ont de plus en plus d'attrait pour les consommateurs. D'après l'enquête Tns/Sofres (2006), la consommation d'énergie est devenu un critère d'achat pour 57,8 % des Français en 2005. L'étiquette Energie a une influence importante sur le choix des appareils électroménagers et 3 ménages sur 4 connaissent son existence et sa signification. Le crédit d'impôt a également encouragé les travaux d'économie d'énergie et les équipements en chaudières performantes. Ainsi en 2006, selon le Syndicat des constructeurs de chaudières, 20,2 % des ventes de chaudières individuelles sont des chaudières à condensation alors qu'en 2003, elles représentaient moins de 2 % des ventes.

Les énergies renouvelables poursuivent leur développement dans le bâtiment grâce notamment au succès du crédit d'impôt pour les particuliers mis en place au début 2005 et à son renforcement en 2006. D'après les chiffres du Syndicat des énergies renouvelables, Observ'er et l'Ademe, les ventes d'appareils de chauffage au bois dans l'habitat individuel augmentent de plus en plus rapidement (40 % pour 2006) avec des appareils plus performants et moins polluants : près de 76 % des appareils vendus sont Flamme Verte ou équivalents. Le marché des chaudières individuelles et des poêles est en hausse : de 100% et 50%.

Le marché du solaire continue sa forte progression, avec 30.000 chauffe-eau individuels vendus (+ 82 % par rapport à 2005) et une surface totale de capteurs installée de plus de 280. 000 m2 (+ 131 % par rapport à 2005), selon l'Ademe et Enerplan.

Pour le photovoltaïque, la capacité installée en France a doublé en 3 ans. Le photovoltaïque raccordé au réseau a triplé en 3 ans, il représente aujourd'hui plus de 90% de la puissance installée par an et 60 % de la puissance installée totale et cumulée.

Depuis quelques années, le marché des pompes à chaleur géothermiques pour le chauffage des bâtiments connaît en France un réel développement à l'image de ce qui se passe dans d'autres pays européens ou en Amérique du Nord. En 2005, le nombre d'unités vendues, essentiellement pour équiper des maisons individuelles neuves, était 13.200 ; à comparer aux 800 installations vendues en 1997. D'après l'Ademe, le crédit d'impôt ainsi que des actions visant à structurer la profession autour d'une démarche qualité (charte qualité installateurs, certification des produits, critères minimum de performance à respecter) devraient aider à installer durablement le marché. Ainsi, le lancement de la charte qualité installateurs dénommée QUALIPAC, portée par l'AFPAC (Association française pour les pompes à chaleur) avec le soutien de l'Ademe, est prévu au printemps 2007.

Avec un parc de 1.500 MW fin 2006, la filière éolienne française commence enfin à se déployer dans notre pays. La puissance installée en France s'élevait, fin 2006, à 1.500 MW, produits par un millier d'éoliennes, contre 757 MW en 2005 et 350 en 2004.
Au premier semestre 2007, compte tenu des projets en construction, le parc devrait atteindre 2.000 MW. Les régions leaders sont actuellement le Centre avec 242 MW, le Languedoc Roussillon avec 231 MW, la Picardie, avec 109 MW, et la Région Champagne Ardennes avec 107 MW fin 2006. L'enquête réalisée en mai 2006 par la branche éolienne du Syndicat des Energies Renouvelables, France Energie Eolienne, permet d'estimer que près de 10.000 MW seront opérationnels en 2010, représentant environ 4.000 éoliennes réparties sur le territoire. Le parc permettra alors de répondre à 5% de la consommation nationale d'électricité.

La biomasse connaît également un développement fort. Depuis la fin 2005, le Gouvernement a relancé massivement le soutien aux biocarburants et augmenté les incitations fiscales dans ce domaine. La consommation de biocarburants était de 419.000 tonnes en 2005. Selon l'Ademe, les opérations engagées en 2006 (lancement de l'expérimentation de l'E85) ainsi que l'augmentation des agréments devraient entraîner une augmentation sensible de la consommation de biocarburants (données disponibles en mars 2007). Quant au bois énergie, plus de 1.600 chaufferies collectives, tertiaires et industrielles (représentant un total de 700 MW de puissance thermique installée) ont été financées entre 2000 et 2006. Les chaufferies financées vont permettre de substituer 300.000 tonnes équivalent pétrole soit la consommation de chauffage équivalente à 250.000 foyers.

Enfin en ce qui concerne la géothermie profonde, ce sont actuellement 65 installations de production géothermique (puits uniques, doublets, triplets) qui sont exploitées en France. C'est dans le Bassin Parisien que l'on rencontre le plus grand nombre d'installations, puis dans le Bassin Aquitain. Près de la moitié des opérations sont des réseaux de chaleur urbains. Ils desservent en moyenne 4.000 à 5.000 équivalent logements. Les autres installations sont des installations de chauffage de bassins de pisciculture, de serres horticoles, de piscines ou de centres nautiques. L'ensemble de ces opérations permet d'économiser annuellement 1.265 GWh utiles, en moyenne, soit environ 130.000 tep pour un parc avoisinant 166.000 équivalent logements. L'étude évalue à un peu plus de 400.000 tonnes, le tonnage annuel des émissions de CO ainsi évitées.

Réactions5 réactions à cet article

 
Eolien : quelle région française est 3ème ?

Eolien : quelle région française est 3ème ?
Question pour l'auteur de l'article ou pour le modérateur du site : j'ai lu sur un document ADEME 2006 que la production éolienne de la Bretagne avec 168 MW la place en 3ème position.
Vous placez la Picardie en 3ème avec 109 MW ?
Qui a le bons chiffres ?
Pour le Languedoc Rousillon vous parlez de 231 MW, l'ADEME de 215 MW ,,, ?????????

ecolo | 02 mars 2007 à 16h59
 
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Retour sur investissement !!

Tout dépend de la date de référence, sachant que la puissance installée de chaque région évolue en permanence....
De toutes façons, quelle importance que le classement évolue dans la mesure où le seul intérêt est de considérer le parc français dans son ensemble...

Parmi les plus malins des français qui investissent dans les énergies de demain, on trouve à la première place les investisseurs financiers qui ont eu le nez d'acheter en bourse des titres de sociétés cotées. L'ensemble de ces sociétés ont permis à leurs actionnaires d'engranger de juteuses plus-value ; citons quelques joyaux comme THEOLIA, AEROWATT, AREVA, EDF EN ou RePOWER.

Comme quoi, il eût été plus productif pour l'environnement de taxer les énergies fossiles directement, ce qui aurait conduit les français à investir encore plus massivement dans des constructions écolos plutôt que dans des sociétés à fort potentiel de croissance issue d'un prix de rachat élevé de leurs productions...

Fragued | 02 mars 2007 à 18h08
 
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Re:Eolien : quelle région française est 3ème ?

Bonjour,

Ces chiffres viennent de l'Ademe également. Les choses évoluent simplement dans le temps. Il donc toujours très important de se référer à la date des articles que vous trouverez sur Internet... sachant qu'elle est trop souvent absente...

Bien cordialement

David Ascher

David Ascher | 02 mars 2007 à 19h28
 
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Globalement positif, mais les économies d'énergie.

C'est bien, il semblerait qu'il se soit installé une solide dynamique de dévellopement des ENR.

Mais on aimerait voir la meme chose pour la baisse de la consomation électrique, et la baisse de la consomation de pétrole.

Je pense qu'on a aussi besoin de loi plus agressive concernant l'efficacité energetique des constructions, en particulier les nouvelles constructions.

ric | 08 mars 2007 à 10h03
 
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Re:Globalement positif, mais les économies d'éner.

Nous ne pouvons tenir comme objectif réaliste une baisse de la consommation électrique et en même temps le développement du ferroutage, des véhicules hydrogène, des tramways, des pompes à chaleur géothermiques...etc...

A vouloir tout restreindre d'un coup, le citoyen risque de tout rejeter en bloc et l'environnement continuer de se dégrader.

Par contre, je vous suis totalement sur une promotion plus active des constructions nouvelles économes.

Fragued | 08 mars 2007 à 21h42
 
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