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Actu-Environnement

Eau potable : une exigence de qualité à géométrie variable

France Libertés et 60 millions de consommateurs dénoncent les possibles dérogations des communes au respect des seuils réglementaires pour certains polluants.

Eau  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com

Plus d'un millier de dérogations au respect de critères garant de la qualité de l'eau potable, étaient ainsi recensées à l'automne 2012 pour 419 communes : c'est le constat d'une enquête de France Libertés et 60 millions de consommateurs. Elles ont établi, à partir de données fournies par la Direction générale de la santé associées à une mise à jour des agences régionales (ARS), une carte des dérogations aux normes sanitaires.

Après leur première opération sur le prix de l'eau, les deux associations ont initié en mars 2012 une action pour déterminer la qualité de l'eau potable. Elles s'appuient sur un double réseau de citoyens "lanceurs d'alertes". Dans chaque département, un volontaire sera chargé de s'informer régulièrement sur les dérogations en vigueur auprès de l'Agence régionale de santé. Les associations ont également mis à disposition des citoyens, un numéro vert, afin qu'ils puissent fournir les informations sur la qualité de l'eau de leurs communes.

Nitrates, arsenic, atrazine, glyphosate : par le jeu de dérogation, différents polluants sont en effet retrouvés à des seuils dépassant les niveaux réglementaires dans l'eau potable délivrés aux consommateurs.

Le département le plus touché ? La Seine et Marne (77) : elle affiche plus de trente dérogations en cours. Viennent ensuite le Val d'Oise (95) et l'Orne (61) avec entre 5 et 30 dérogations puis le Calvados (14), la Seine-Maritime (76) et l'Essonne (91) avec entre 5 et 15 dérogations. Une trentaine de départements affichent un niveau d'entre 5 et moins de 5 dérogations. "Pourquoi certains départements sont-ils beaucoup plus touchés que d'autres, comme celui de Seine et Marne qui concentre presque un tiers du nombre de dérogation ?
Comment, à l'inverse, d'autres régions, comme la Bretagne ou encore le département de l'Oise parviennent-elles à n'avoir besoin d'aucune dérogation ?", s'interrogent les deux associations.

Pour disposer de davantage d'éléments de réponse, elles appellent les particuliers à interroger leurs élus sur d'éventuelles dérogations en cours et à faire remonter l'information
sur le site collaboratif "prixdeleau.fr".

Les contournements de la réglementation sont accordées sous différentes conditions : l'utilisation de l'eau ne constitue pas un danger pour la santé des personnes, il n'existe pas d'autres moyens "raisonnables" pour maintenir la distribution et un plan d'actions doit être initié. Ce sont les préfets qui accordent pour trois ans les dérogations qui sont parfois renouvelées jusqu'à deux fois.

Réactions6 réactions à cet article

 

Sous l'Ancien Régime, il y avait les privilèges. Sous la République Française, il y a les prérogatives. Notamment celles des préfets qui en usent et abusent par les distributions généreuses de leurs dérogations... aux plus méritants.

MARCEL | 22 janvier 2013 à 08h05
 
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Avant d'invoquer l'ancien régime, une analyse est nécessaire car certaines dérogations sont le fait de phénomènes "naturels" comme des lessivages de sols par gros orages (nombreux cas en Haute Normandie, dans des zones qui ne comportent pas nécessairement des activités polluantes notoires). Une analyse précise des causes est utile plutôt que hurler de suite au complot.

Albatros | 22 janvier 2013 à 10h34
 
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"Une analyse précise des causes est utile plutôt que hurler de suite au complot."
Les résultats d'analyses sont connus depuis belle lurette. Il est question des dérogations. Donc, d'un acte administratif pris sur un sujet établi. Votre intervention est hors sujet.

MARCEL | 22 janvier 2013 à 15h04
 
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Cher Marcel, détenteur de la vérité suprême, je maintiens mon propos et l'existence de dérogations du fait des phénomènes que je mentionne et qui occasionnent des analyses dont le résultat n'est pas connu depuis "belle lurette" (sauf par Marcel?). C'est bien dans le sujet: un acte de gestion du risque basé sur une analyse et non sur un a priori du genre "tous pourris" et incompétents... sauf Marcel qui est de la terrifiante caste des gens qui savent et qui ont le pouvoir de décider de ce qui est ou pas hors sujet.

Albatros | 22 janvier 2013 à 22h00
 
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Je renonce.

MARCEL | 23 janvier 2013 à 09h46
 
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Le principe de dérogation devrait être supprimé ou fortement amendé
dérogation et ou aménagement des zones inondables
dérogations pour les oiseaux
dérogations vols aviation légère
ce terme devrait être complètement revu
car il permet trop souvent de contourner les lois
notre république est bien malade

Philippe | 03 février 2013 à 13h09
 
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